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Actualité nationale

R. Gbadamassi se dit prêt à répondre de ses actes devant la justice




Reçu sur l’émission sociopolitique Carte sur table de ce dimanche 20 Mai 2018, Rachidi Gbadamassi, Député à l’Assemblée Nationale, s’est prêté aux questions des journalistes de Océan FM. Comme de ses habitudes, l’ancien maire de Parakou a abordé plusieurs sujets d’actualité :
Gouvernance de Patrice Talon, affaire des 15 milliards de Lionel Zinsou, législatives de 2019, scandale du nouveau siège en construction de l’Assemblée nationale, la bataille avec Boni Yayi dans la 8ème circonscription électorale, l’opposition politique.
L’élu de la 8ème circonscription électorale a d’abord fait le tour de la gestion de Patrice Talon au cours des deux dernières années. Pour lui, le Bénin a su choisir le président qu’il fallait. Contrairement à la gouvernance du pays ces dernières années notamment avant l’avènement de Patrice Talon, le chef de l’Etat n’est pas attaché au pouvoir. Il pense développement. Avant d’agir, Patrice Talon réfléchit. Ce qui n’est pas la même chose, il y a quelques années. « Les autres agissent avant de réfléchir. Le mode de gouvernance est diamétralement opposé », souligne-t-il. Il agit selon lui, avec patience sans agitation. « Le Président Patrice Talon n’aime pas la pression. Quand il est convaincu que quelque chose est à l’avantage du peuple, il n‘hésite pas d’aller au bout››, rappelle Rachidi Gbadamassi qui invite le chef de l’Etat à ne pas baisser les bras. Il faut que les populations le portent en triomphe en 2021, soutient-il. Opinant sur la question de la lutte contre la corruption, il pense que c’est nécessaire pour le développement du pays. Le député confirme que « le vrai peuple est avec le Président Talon ». « Ce qui me plaît en lui, c’est son courage », affirme-t-il. Il surfe sur l’exemple du découpage territorial en rappelant : « les Présidents Kérékou et Yayi n’ont pas pu mais en 6 mois, Talon l’a fait ». « Sans subventions, le chef de l’Etat a porté la production de coton de 200.000 à 600 .000 tonnes. Patrice Talon, c’est le garant des finances publiques », se réjouit-il. Il revient sur la situation des intrants qui soulage les producteurs aujourd’hui. « Les intrants coûtaient 25.000 francs avant l’avènement de la Rupture. Les paysans avaient l’argent en main, mais n’en trouvaient pas », avoue-t-il. Il confirme avec joie que « les intrants sont disponibles et surtout à 11.000 francs ». Ce que saluent les populations du nord.

Une autre face

« Avec la lutte contre la corruption qui se mène depuis l’avènement de la Rupture, notre pays est devenu crédible aux yeux du monde et des partenaires internationaux », confie le député. Rachidi Gbadamassi reste convaincu que c’est la meilleure méthode qu’utilise le chef de l’Etat pour arriver à bout de cette lutte. Il s’agit selon lui, d’une gangrène qu’il faut anéantir. Il appelle à ce que Patrice Talon ne laisse aucun dossier en suspens. Selon l’honorable, « le gouvernement doit vite programmer certains dossiers d’escroquerie tels que ICC, Maria Gleta, Machines agricoles et bien d’autres qui ont fait perdre des milliards au pays. « S’il ne prend pas ses responsabilités, les amis d’en face vont retourner le peuple contre lui ». Le député ne s’extirpe pas du lot puisqu’il ajoute : « même si Rachidi Gbadamassi est impliqué dans un dossier, je suis prêt à répondre ». Ancien défenseur de Boni Yayi sous la refondation, le député de Parakou pense que c’est un scandale ce qui s’est passé avec la construction du siège de l’Assemblée nationale. Il n’entend pas que l’on peut fait perdre autant de sous au pays. « Je suis révolté, c’est scandaleux », se désole-t-il. Il indique par ailleurs, « je suis confus quand on me dit que 70 milliards ont été investis dans la construction de l’aéroport de Tourou ». Pour lui, Talon ne fait pas de la lutte sélective contre la corruption contrairement à ce que racontent les gens. « Yayi Boni a rétrogradé deux magistrats dans ce pays et pourtant Talon n’a rétrogradé aucun magistrat ». « Personne ne peut nous compter l’histoire de ce pays », a-t-il martelé.

Le combat de l’opposition

Réitérant son soutien indéfectible chef de l’Etat, Rachidi Gbadamassi, lance la pierre dans le camp des opposants au régime. Il invite l’opposition à agir dignement puisque selon lui, « ceux qui font de l’opposition à Talon sont pour la plupart dans un combat personnel avec le Président ». Il ajoute que ces derniers n’ont pas le droit aujourd’hui de dire qu’ils défendent le peuple. Selon lui, « Soglo défend son fils Léhady et non le peuple ». Invitant Soglo et Tevoedjré à devenir des personnes ressources qu’on peut consulter, l’ancien transfuge des G13 estime que « la coalition de Djeffa est une coalition de circonstance pour défendre des intérêts personnels ». Il n’a pas hésité à marquer un coup à son ancien leader avec qui il a battu campagne pour les présidentielles de 2016. « Celui qui me fait le plus pitié, c’est le président Ajavon », martèle-t-il. Rachidi Gbadamassi dira que « la solution pour le Président Ajavon d’accéder à la magistrature suprême, c’est de faire la paix avec sa conscience et ensuite se réconcilier avec le Président Talon ». Il reste confiant que ceux qui l’entourent ne sont pas honnêtes car il soutient que « les gens veulent le sucer ». Pour lui, « Ajavon n’a pas sa place avec eux ». S’invitant dans la réconciliation entre les deux personnalités, l’ancien maire de Parakou dira : « je souhaite que le Président Talon accepte les excuses sincères de son ami Sébastien Ajavon. « Je sais ce qui s’est passé et je pourrai vous dire qui a trahi qui ? », confie-t-il.

Le retour de Yayi sur la scène

Le retour de Boni Yayi sur la scène politique n’émeut pas du tout l’élu du peuple. L’ancien leader politique de la 8ème comme un volte face, trouve en Yayi, le mal du peuple béninois. D’abord, la relation entre l’homme d’affaires devenu politique, Ajavon et Boni Yayi n’est pas bonne à voir, selon lui. Soutenant qu’il a reçu beaucoup de coups venant de Boni Yayi à cause de son soutien à Ajavon, Rachidi Gbadamassi affirme : « je sais ce que Yayi Boni pense de Ajavon (...). Je peux vous dire qui entre Ajavon et Yayi celui qui a trahi (...). Après Dieu, je suis le seul qui sait ce qui s’est passé entre les deux hommes lors des élections présidentielles de 2016 ».
Pour le député, « Talon et Yayi, c’est deux choses différentes ». Il explique qu’au temps de Yayi, « quand tu as besoin de quelque chose, il suffit de descendre sur le terrain un week-end, mobiliser la foule et le lendemain, le président passe poser la première pierre ou vous fait appel ». Tel n’est pas le cas aujourd’hui avec Talon puisque lui ne veut pas le populisme. « Il faut lui faire toucher du doigt la réalité au lieu d’aller rassembler la foule et marcher », fait-il remarquer.

Pèle mêle

Le dossier qui lui tient à cœur depuis quelques semaines a été abordé. Selon Gbadamassi, « dans cette affaire de EBOMAF, il y a violation de l’article 75 de la constitution. Je savais beaucoup de choses qui se passaient ». Il explique que c’est « pour respecter la justice, j’ai dû stopper ma seconde intervention devant la presse ». Pour lui, « il y a un problème de morale et d’éthique qui se pose ». Et en cela, il confie que « c’est l’image du Bénin qui est atteint quand un opérateur économique porte plainte contre un premier ministre et son président ». Pour la question relative au bureau du Cos Lépi, Gbadamassi pense que c’est « l’informaticien de haut niveau Janvier Yahouédéhou qui a été élu à la tête de l’institution ». Il reste confiant de la qualité de l’homme et sa formation de base pour conduire à bien et sans difficulté le processus de correction de la Lépi. Quant au choix fait du côté des futurs membres de la Cour constitutionnelle, il pense que c’est « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut notamment avec la présence de Joseph Djogbénou ». Concernant la gestion de la municipalité de Parakou, Rachidi Gbadamassi n’a pas hésité à féliciter le maire Charles Toko. « C’est inédit ce qui se passe dans la commune de Parakou », avoue-t-il. Selon lui, « si Charles Toko n’était pas né, il fallait l’inventer ». Car dira-t-il, « il a réussi là où nous avons échoué. Quand je vois aujourd’hui ce qu’il fait, j’ai les larmes aux yeux, des larmes de joie. Je demande au gouvernement de l’accompagner davantage ». Rachidi Gbadamassi n’a pas occulté le dossier de faux médicaments qui a amené le député Atao en prison. Pour lui, « nous sommes collègues avec Atao mais nous ne voulons pas être complices ». Dans la même dynamique, il pense que chacun devra répondre de ses actes dans n’importe quel dossier dans lequel son nom est cité. Gbadamassi invite le peuple à la sérénité et à accompagner le chef de l’Etat dans sa vision de révéler le Bénin.

G. A.

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