mercredi, 21 novembre 2018 •

57 visiteurs en ce moment

FIL D'ACTUALITÉ

Rendre effective la politique de gratuité des méthodes modernes de contraception à toute la population béninoise

Il urge que l’Etat respecte ses engagements




L’engagement pris par le Bénin de rendre gratuits les produits contraceptifs aux adolescents et jeunes et qui a été étendu à toute la population à la Conférence de Londres de juillet 2017 n’est toujours pas respecté malgré l’existence d’une politique de gratuité élaborée par le ministère de la santé avec l’appui technique et financier de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas et le fort plaidoyer des Organisations de la société civile (OSC) intervenant dans le domaine.

Au Bénin, les contraintes financières empêchent toujours les adolescentes et jeunes filles de jouir de leur droit à la contraception. Et pour cause, les mesures qui doivent faciliter l’accès aisé aux méthodes modernes de contraception à cette cible tardent à être prises. En effet, le droit à la contraception est un droit inaliénable reconnu à tout être humain tout au long de sa vie, en toute situation et en tout lieu. Aucun individu ne peut être privé de ce droit dont il bénéficie sans aucune discrimination fondée sur l’âge, le sexe, la condition sociale, la religion, l’ethnie, la situation matrimoniale... Mais force est de constater aujourd’hui que les adolescentes et jeunes filles dans la majorité des cas, n’ont pas accès aux services de la planification familiale (Pf). Les raisons de la non jouissance de ce droit sont liées aux contraintes financières, à l’accessibilité géographique, à la disponibilité des contraceptifs, à l’insuffisance ou l’absence de d’information sur les droits sexuels et reproductifs (...). Pour les spécialistes en santé de la reproduction, le coût des produits contraceptifs constitue un obstacle majeur pour les femmes qui ne disposent pas de sources de revenus personnels au sein des communautés. « Bien que les consultations dans les centres de santé publics soient gratuites et que les contraceptifs soient subventionnés, ces derniers sont quand même vendus même si c’est à un prix équivalent à 25 % de leur coût réel.
Ainsi, pour une jeune fille qui dépend entièrement de sa famille, le prix de la contraception peut s’avérer une difficulté insurmontable surtout pour les filles qui sont en zone rurale », a expliqué le chef du service de planification familiale, santé des adolescents et jeunes à la direction de la santé de la mère et de l’enfant du ministère de la santé (Dsme) Dr Gaston Ahounou. Pourtant la santé sexuelle et reproductive des Adolescentes et jeunes (Aj) se caractérise par une sexualité précoce dans tous les départements du Bénin. Ces derniers, la plupart du temps vont à l’acte sexuel sans protection ni contraception. D’après les résultats de l’Enquête Démographique de Santé (EDSB IV/2011-2012), une adolescente sur cinq (05) a déjà procréé ou connu une première (1ère) grossesse. Des jeunes filles sont mariées à l’âge de 15 ans. Cette précocité des rapports sexuels associée à la faiblesse des besoins non satisfaits en planification familiale estimés à 35% parmi cette couche est à la base des grossesses précoces et non désirées, un phénomène en vogue dans les écoles et collèges selon la même source. Malheureusement, ces grossesses se soldent souvent par des avortements clandestins avec toutes les complications y afférentes chaque jour. Ainsi, l’accès des jeunes à la planification familiale demeure un impératif.

La prise d’un décret pour rendre opérationnelle la politique de gratuité est d’une urgence absolue

Dans l’optique de souscrire à son engagement de rendre gratuits l’accès des produits contraceptifs aux Aj, le ministère de la santé a élaboré fin 2015 avec la participation effective des Osc, la politique d’exemption du paiement direct des coûts liés aux services et produits contraceptifs.
Cette politique peine à être mise en œuvre car jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement traîne les pas à adopter cette politique par décret pris en conseil des ministres. Ce qui constitue un handicap majeur pour faire évoluer les taux de prévalence contraceptive et permettre ainsi au Bénin d’être au rendez-vous de FP 2020. Cette politique présente à tous points de vue de nombreux avantages : réduction des taux de grossesses non désirées aussi bien dans le rang des adolescentes que dans celui des femmes en union, réduction des taux élevés d’avortements aussi bien dans le rang des adolescentes que dans celui des femmes en union, réduction des taux de mortalité maternelle et augmentation significative du nombre de nouvelles utilisatrices de méthodes Pf et réduction du taux élevés des besoins non satisfaits en matière de Pf …etc.
Aussi, cette mesure entrainerait-elle une allocation conséquente de budgets alloués à l’achat de produits contraceptifs car derrière toute mesure de gratuité, il faut forcer que quelqu’un paie les produits. L’adoption de cette politique contraindra aussi l’Etat à respecter son engagement de porter au moins à 250.000.000 FCFA l’achat de produits contraceptifs en 2018 et même aller au-delà. Dans le Budget général de l’Etat, gestion 2018, 150 millions de francs CFA sont prévus pour être alloués mais rien n’est moins sûr. A quelque mois de l’échéance, il importe pour l’Etat d’explorer d’autres approches novatrices de mobilisation de ressources alternatives en vue de poursuivre et augmenter sa contribution à l’achat des produits contraceptifs.

Le Programme d’Action du Caire en péril ?

Lors de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD), tenue au Caire en Egypte en septembre 1994, 179 Etats (dont le Bénin) se sont engagés à mettre en œuvre un Programme d’action afin de faire progresser les droits et la santé sexuelle et de la procréation. Ce programme visait entre autres, les objectifs de réduction de la mortalité maternelle, de l’accès universel aux soins de santé de la procréation, dont la planification familiale, de promotion des accouchements assistés et la prévention des infections sexuellement transmissibles (y compris le Vih/Sida). Il importe donc que le gouvernement prenne ses responsabilités en prenant des mesures idoines pour renforcer l’accès des adolescents et jeunes aux services de santé de la reproduction en général et de la Planification familiale en particulier en mettant en œuvre également de façon diligente la politique nationale de promotion du genre.
Le ministre de la santé doit tout mettre en œuvre pour coordonner les initiatives en faveur de la prise de ce décret tant attendu par le conseil des ministres.

Juliette MITONHOUN

www.24haubenin.info ; L'information en temps réel

29 avril 2018 par Dg24h


La période de confirmation des places prolongée au 23 novembre


20 novembre 2018 par Dg24h
Par un communiqué en date du 19 novembre 2018, la Ministre de (...)
Lire la suite

24 prévenus devant le juge ce mercredi


20 novembre 2018 par Dg24h
Les 24 personnes inculpées dans l’affaire dite d’incivisme et de (...)
Lire la suite

Le projet ‘’Yes you can do it too’’ lancé ce mardi à Cotonou


20 novembre 2018 par Dg24h
L’Association des femmes bénéficiaires des programmes d’échanges du (...)
Lire la suite

Un véhicule Samu occasionne plusieurs morts


18 novembre 2018 par La Rédaction
Un accident de circulation a eu lieu, ce dimanche, dans les feux (...)
Lire la suite

20 nominés dont un prix spécial André Quenum


18 novembre 2018 par Dg24h
Célébrer deux icônes de la liberté à savoir Frédéric Bastia et Père André (...)
Lire la suite

Oswald Homeky ouvre le bal des spectacles


18 novembre 2018 par Dg24h
Le stade de l’amitié général Mathieu Kérékou a accueilli la cérémonie de (...)
Lire la suite

Patrick Jean-Baptiste Aho prend le commandement des Forces (...)


17 novembre 2018 par Dg24h
Le Contre Amiral, Patrick Jean Baptiste Aho est désormais aux commandes (...)
Lire la suite

Les spectacles programmés pour ce samedi 17 novembre


16 novembre 2018 par Dg24h
Dans le cadre de la 14ème édition biennale du Fitheb, plusieurs (...)
Lire la suite

Les Écureuils se familiarisent avec la pelouse de Bakau


16 novembre 2018 par Dg24h
Les Écureuils du Bénin à Banjul dans le cadre du match Bénin-Gambie ont (...)
Lire la suite

Fitheb 2018 démarre par une table ronde


16 novembre 2018 par Dg24h
Le directeur du Fitheb Erick-Hector Hounkpè a lancé la 14ème édition (...)
Lire la suite

La gastronomie à base de maïs au centre d’un colloque à Grand-Popo


16 novembre 2018 par Dg24h
Il se tient depuis jeudi et ce pendant deux jours, un colloque sur (...)
Lire la suite

Plus de 500 000 motos non encore immatriculées


16 novembre 2018 par Dg24h
La répression des motos non immatriculées reprend le 1er décembre (...)
Lire la suite

Sinohydro démarre les travaux d’Asphaltage à Akpakpa


15 novembre 2018 par Dg24h
Le projet Asphaltage lancé par le gouvernement béninois se poursuit. (...)
Lire la suite

Le Bénin prêt à vibrer au rythme du Fitheb 2018


15 novembre 2018 par Dg24h
La 14ème édition du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb (...)
Lire la suite

Trois avocats admis au barreau du Bénin


15 novembre 2018 par Dg24h
La Cour d’appel de Cotonou a abrité, ce jeudi 15 novembre 2018, la (...)
Lire la suite

Les experts de l’Ofpa en conclave à Cotonou


15 novembre 2018 par Dg24h
Le ministre du travail et de la fonction publique, Adidjatou Mathys a (...)
Lire la suite

Joseph Djogbénou a reçu deux délégations à son cabinet


15 novembre 2018 par Dg24h
Me Bastien Salami et Dine Bouraïma, président du Consortium Touristes (...)
Lire la suite

Maxime Da Cruz et son équipe pour plus d’engagement à l’Uac


15 novembre 2018 par Dg24h
L’amphithéâtre Idriss Deby de l’Université d’Abomey-Calavi a servi de cadre (...)
Lire la suite

Sondage


ÉCOUTER FRISSONS RADIO


Derniers articles



Autres vidéos





Les plus populaires







Lettre d'information