lundi, 25 mai 2020 •

498 visiteurs en ce moment


 
 

 
 
 
 
FIL D'ACTUALITÉ

A la poursuite d’un disparu Non, Kourouma : Allah s’est auto-obligé…





Dans la lancée de ses œuvres : le soleil des indépendances, en attendant le vote des bêtes sauvages, par Allah n’est pas obligé, Kourouma revient avec un ton de raillerie, sarcastique, de dérision, de dépit voire de désolation pour nous narrer la vie navrante du petit Brahim, enfant soldat. Son bouquin est un reportage, une autopsie de ces conflits quasi idiots qui perduraient sur le continent noir. Le titre de Kourouma rappelle les propos de ce GIS, soldat américain dans le film les larmes du soleil intervenant en Afrique et qui déclarait : « Dieu a quitté l’Afrique ». Un débat qui pourrait être complexe mais un rabbin du coin m’a dit : « par rapport à cette déclaration, Dieu a été longtemps, assez, et longuement clair ». Mais toujours, suivons, poursuivons le plaignant.

- Allah n’est pas obligé d’Ahmadou Kourouma :
Sur le titre de l’ouvrage

Kourouma est connu comme forgeant des mots et expressions bàtards, mais aussi un ton de dérision voire sarcastique. Toutefois, par le titre Allah n’est pas obligé, on pourrait lui demander de quoi je me mêle ? Car usant d’un nom de Dieu propre à une religion, l’Islam dont il se réclame, on suppose lui-même. Pouvons-nous l’accuser de trafic d’influence ? Toutefois, quelque part, il arrive au vœu de tout écrivain qui est d’attirer voire capter l’attention sur son ouvrage. N’empêche après vérification, à travers les livres révélés. Où Dieu ou Allah, plus précisément, dit on, s’est prononcé : Allah ou Dieu n’est pas absentéiste, mais UN qui s’est auto obligé. Et même si dans le livre Kourouma se fait plus précis en ajoutant dans les affaires d’ici bas : donc Allah n’est pas obligé d’être juste dans les affaires d’ici bas. On pourrait lui opposer qu’Allah s’est auto obligé jusqu’à sa démission, certains dirons trahison. Et même en ce moment là, de fin du monde (si c’est la globalité qui est prise en compte). Selon ses engagements, Lui, le très haut (pour dire Allah). Il lui plaira de prendre des dispositions spéciales. Aussi, le recueil biblique renvoie aux châtiments décisifs du Seigneur à l’encontre des habitants de Sodome qui vivaient de sodomie et à l’arche de Noé qui devait exfiltrer les adéquats et laisser sombrer les pernicieux, quand le coran déclare : « la riposte de ton seigneur est redoutable ». Tout ceci est plus corroboré qu’une désobligation de sa part (si en tout cas l’on se base sur les écrits dits révélés, des religions révélées : Judaïsme, christianisme, islam…). En particulier, celui où il a tiré le nom d’Allah, le coran. Mais, toujours concédons-lui son jugement prenant en compte un quasi apocalypse avant l’heure ? Et aussi pas assez considérée, prise en charge par les sociétés humaines, alors. Donc, si on poursuit dans la logique du constat compartimenté de Kourouma et celle argumentée du coran et autres livres religieux, on pourrait ajouter que même dans l’au de là, Allah ne sera pas obligé, mais seulement auto obligé.
Temps-contexte : Ecrit en 2000, l’ouvrage de Kourouma prend donc en compte surtout les années 90, où le continent était encore et surtout déchiré, miné, donc un peu partout en situation de sauve qui peut. Peut être même pourrait on dire, alors, la non assistance à personne en danger, avec une mise en danger de soi même ou réciproque, presque partout d’où un mal globalisant dans lequel, Dieu est questionné, reste à savoir si les hommes avaient fait leur part pour savoir pouvoir se fier au ciel.
Contenu-thèmes : L’œuvre de Kourouma constitue un important témoignage à la compréhension, connaissance du déroulement des enjeux, des effets…Bref, de la réalité des zones en conflit, où le pire peut faire aussi, le petit plaisir de certains. En effet, quand certains fuient d’autres viennent profiter du désordre. Et le destin des enfants soldats, en l’occurrence du petit Birahim met le doigt sur le danger du désœuvrement de la jeunesse dans l’Afrique où elle est majoritaire. Les causes de tout ceci sont aussi explorées, notamment, la piste des ressources minières mais surtout d’une élite obscurantiste
Enseignement-critiques  : Kourouma montre que la désolation est une voie menant à douter de Dieu. Les frontières des zones en conflit constituent une équation à la stabilité avec l’affluence de trafiquants de toutes natures pour amener un surplus au conflit. Le retard d’une armée africaine se fait sentir. Le rôle joué par la communauté internationale se pose. Aussi, le ton insultant que peut prendre kourouma, même si reflet de la personnalité de son personnage principal ne mériterait il pas un avertissement en préambule ?
Et si on devait jouer à proposer un titre, à retitrer l’ouvrage de kourouma, on dirait : La communauté internationale et africaine, un leurre, une supercherie.

Moise Kant, Critique en littérature

www.24haubenin.info ; L'information en temps réel

24 mars 2020 par Dg24h


Confinement et Refondation


9 mai 2020 par Dg24h
(Par Roger Gbégnonvi) ​Entre 1914 et 1918, puis entre 1939 et 1945, on (...)
Lire la suite

Leadership américain dans la lutte mondiale pour vaincre le (...)


28 avril 2020 par La Rédaction
Le leadership américain dans la lutte mondiale contre le Covid-19 (...)
Lire la suite

Il nous a été demandé de revoir, revenir sur le...


28 avril 2020 par Dg24h
Il nous a été demandé de revoir, revenir sur le système d’administration (...)
Lire la suite

De la subsistance à l’exode en passant par la commercialisation, la (...)


22 mars 2020 par Dg24h
Pays encore majoritairement rural, le Sénégal, particulièrement, sa zone (...)
Lire la suite

Les migrations, un phénomène de plus en plus dégradant, de moins en moins (...)


21 mars 2020 par Dg24h
La migration, une donne mondiale considérable et persistante, à (...)
Lire la suite

L’informel dans le Baol ou l’outil de propulsion le plus partagé (...)


19 mars 2020 par Dg24h
C’est souvent par un parcours de titan déterminé par la conjoncture d’une (...)
Lire la suite

Démocratie et sacralité des constitutions


9 novembre 2019 par Dg24h
(Par Roger Gbégnonvi) ​L’homme autorise le sacré. « Est Vodun ce que (...)
Lire la suite

Mimétisme béninois et régression sociale


12 octobre 2019 par Dg24h
(Par Roger Gbégnonvi) ​L’imitation est réfléchie et voulue. Elle peut (...)
Lire la suite

Le récépissé de malheur


24 septembre 2019 par Dg24h
Ils ont voulu. Ils l’ont obtenu. Mais comment ? Le plus important est (...)
Lire la suite

Pour le Bénin à nouveau retrouvé


29 juin 2019 par Dg24h
(Par Roger Gbégnonvi) ​De la République avortée de l’Ataborg à la (...)
Lire la suite

Pour un Ramadan de Fraternisation des Béninois


11 mai 2019 par Dg24h
(Par Roger Gbégnonvi) ​Ce qui est dit du Ramadan (30 jours) doit (...)
Lire la suite

L’opposition ou la fabrique du contentieux


1er avril 2019 par Dg24h
Les tractations, pour la résolution du contentieux électoral, n’ont (...)
Lire la suite

Béatrice Aguessy, femme de combat


2 février 2019 par Dg24h
(Par Roger Gbégnonvi) ​De combat et de défi. A 12 ans, accompagnant une (...)
Lire la suite

Que sera demain le Bénin ?


19 janvier 2019 par Dg24h
(Par Roger Gbégnonvi) ​On peut le dire, l’année 2019 a démarré en (...)
Lire la suite

Comme un conte de Noël


29 décembre 2018 par Dg24h
(Par Roger Gbégnonvi) ​Matthieu, l’unique narrateur de cette épopée, de (...)
Lire la suite

Il y a exil et exil


3 novembre 2018 par Dg24h
(Par Roger Gbégnonvi) ​Quand il a eu perdu la guerre, le souverain fut (...)
Lire la suite

Frères et sœurs béninois gagnés à Dieu


13 octobre 2018 par Dg24h
(Par Roger Gbégnonvi) ​Depuis leur adhésion récente au Dieu sauveur, des (...)
Lire la suite

La CRIET, pour aujourd’hui et demain


11 octobre 2018 par Dg24h
Installée le 27 août 2018, la Cour de Répression des Infractions (...)
Lire la suite


ÉCOUTER FRISSONS RADIO


Derniers articles



Autres vidéos





Les plus populaires