24 Heures au Bénin https://www.24haubenin.info Webzine, Quotidien Béninois indépendant, d'analyses et d'information en ligne Wed, 03 Jun 2020 08:00:00 +0000 fr-FR hourly 1 Spip 24 Heures au Bénin https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L144xH117/siteon0-fad27.png?1590753052 https://www.24haubenin.info 117 144 MINNEAPOLIS : SILENCE ON ÉCRASE DU NÈGRE ! (Par Aliou TALL). https://www.24haubenin.info/?MINNEAPOLIS-SILENCE-ON-ECRASE-DU-NEGRE-Par-Aliou-TALL https://www.24haubenin.info/?MINNEAPOLIS-SILENCE-ON-ECRASE-DU-NEGRE-Par-Aliou-TALL Fri, 29 May 2020 17:11:09 +0000 fr Dg24h <p>Imaginez-vous plaqué au sol, menotté, le poids et la pression du corps d'un policier assassin sur votre tête, vous suppliez votre bourreau de vous laisser respirer, il s'en fout et continue de vous écraser jusqu'à ce que mort s'en suive. Ces derniers instants de la vie de George Floyd suscitent la révolte. J'ai cru que j'hallucinais quand j'ai vu l'image de ce policier Blanc qui a pris son temps pour tuer froidement, lâchement, et monstrueusement une personne déjà maîtrisée, et complètement à terre. Ce (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Divers-" rel="directory">Opinion </a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH73/arton25595-ddb8f.jpg?1590779405' width='150' height='73' /> <div class='rss_texte'><p>Imaginez-vous plaqué au sol, menotté, le poids et la pression du corps d'un policier assassin sur votre tête, vous suppliez votre bourreau de vous laisser respirer, il s'en fout et continue de vous écraser jusqu'à ce que mort s'en suive. Ces derniers instants de la vie de George Floyd suscitent la révolte. J'ai cru que j'hallucinais quand j'ai vu l'image de ce policier Blanc qui a pris son temps pour tuer froidement, lâchement, et monstrueusement une personne déjà maîtrisée, et complètement à terre. Ce crime témoigne de la banalisation de la haine des Noirs aux Etats-Unis et dans les pays occidentaux.</p> <p><strong>Un policier démoniaque, qui semblait prendre son pied en assassinant un « Nègre »</strong>.<br class='autobr' /> Pendant qu'un policier de type asiatique se délectait du meurtre en cours, et empêchait hautainement qu'on vérifie le pouls de la victime agonisante, son collègue Blanc semblait prendre son pied en écrasant à mort « du Nègre ». Avec sa main qu'il agitait dans sa poche, près de ses parties intimes, j'ai même cru qu'il se masturbait pendant qu'il donnait la mort. A travers les yeux de ce policier, on lit la satisfaction d'exprimer une haine profonde, de faire souffrir, et d'assassiner. Je n'envie pas ses enfants ou ses proches qui doivent se rendre compte que leur père ou parent n'est qu'un minable tueur. Ils seraient peut-être un peu plus fiers de leur criminel de policier, s'il avait donné la mort à ce Noir suite à une légitime défense, ou une bataille d'égal à égal, comme un vrai homme (Ce que les lâches ne font pas). Je ne crois pas que ces policiers soient des humains, ni même des animaux. Car les animaux ne tuent pas pour s'amuser, ou par haine. Ces policiers, tous ceux qui agissent comme eux, tous ceux qui les soutiennent, sont tout simplement démoniaques.</p> <p><strong>Un racisme systémique, culturel et structural qui macule les Etats-Unis.</strong><br class='autobr' /> Dans l'inconscient de beaucoup d'américains, les afro-américains sont toujours des esclaves, des sous-hommes, que les Blancs peuvent continuer de ségréguer, d'envoyer arbitrairement à leurs abominables couloirs de la mort, de les faire assassiner impunément par leurs policiers. Certes, tous les américains ne portent pas cette haine viscérale. Mais leur grande majorité ne s'indigne pas publiquement contre ce système qui banalise l'assassinat récurrent des Noirs, avec les moyens de leur nation, par les représentants de leur force publique. Ça reste une affaire de "Nègres". Les policiers qui détournent la force publique pour satisfaire leur haine, violenter une personne qui ne représente aucun danger au moment de l'acte, ou l'assassiner, sont de pitoyables criminels. Ces criminels, de plus en plus trahis par les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, sont plus monstrueux que les pires nazis. Ils déshonorent l'Amérique et lui collent l'étiquette d'un Etat terroriste envers les minorités noires.</p> <p> <strong>Un silence complaisant des occidentaux, une fâcheuse indifférence de certains Noirs.</strong><br class='autobr' /> Face à l'ignominie et la fréquence des violences et des assassinats de Noirs par des policiers, les pays occidentaux bottent touche, et font preuve d'une complaisance ahurissante envers les criminels. Ils parlent de bavures et classent ces crimes dans la rubrique des faits divers. Alors qu'ils font volontiers la guerre, quand l'Etat islamique ou les rebelles du Sahel assassinent un seul de leurs ressortissants. Certains politiques veulent même voter des lois pour punir ceux qui filment leurs policiers en train de commettre des crimes. Une manière de leur attribuer un sordide permis de tuer en toute liberté. De la complaisance, ils grimpent à une hideuse complicité. Par ailleurs, il est regrettable de constater que, face à ce terrorisme policier infligé aux Noirs, certains Noirs gardent un silence, par peur, par résignation ou par opportunisme, pour ne pas être indexés par les Blancs de révolutionnaires. Je pense à ces artistes, à ces sportifs et à ces politiques Noirs qui ont de l'influence, mais qui préfèrent s'automuseler pour ne pas nuire à leur statut ou leurs intérêts. Je pense à ces africains, très bavards quand il s'agit de fustiger la politique ou les faits divers en Afrique, mais qui ne se sentent pas concernés par les crimes macabres commis par des policiers Blancs contre leurs frères et sœurs Noirs, en Amérique, ou en Europe.</p> <p>Une vie sans dignité ne vaut pas la peine d'être vécue.<br class='autobr' /> Noirs de tous pays, INDIGNEZ-VOUS !</p> <p><strong>Aliou TALL,<br class='autobr' /> Président du RADUCC</strong>.</p></div> Aux Panafricains qui ignorent le Marxisme-Léninisme de Cheikh Anta Diop https://www.24haubenin.info/?Aux-Panafricains-qui-ignorent-le-Marxisme-Leninisme-de-Cheikh-Anta-Diop https://www.24haubenin.info/?Aux-Panafricains-qui-ignorent-le-Marxisme-Leninisme-de-Cheikh-Anta-Diop Sun, 17 May 2020 08:07:22 +0000 fr Dg24h <p>Diagne Fodé Roland <br class='autobr' /> L'impérialisme et le néocolonialisme ont réalisé la prouesse d'imposer la croyance fausse que le marxisme-léninisme, le Communisme est "étranger" à l'Afrique. Ce mensonge attrape nigaud est devenu une chanson reprise par les libéraux, les socialistes libéraux, les ex-leaders de la gauche historique et même malheureusement une certaine intelligentsia africaine parfois nationaliste dont le sport favori est d'importer les recettes libérales dictées par les institutions de Bretton Woods (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Divers-" rel="directory">Opinion </a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH90/arton25361-02393.jpg?1590759983' width='150' height='90' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Diagne Fodé Roland</strong></p> <p>L'impérialisme et le néocolonialisme ont réalisé la prouesse d'imposer la croyance fausse que le marxisme-léninisme, le Communisme est "étranger" à l'Afrique. Ce mensonge attrape nigaud est devenu une chanson reprise par les libéraux, les socialistes libéraux, les ex-leaders de la gauche historique et même malheureusement une certaine intelligentsia africaine parfois nationaliste dont le sport favori est d'importer les recettes libérales dictées par les institutions de Bretton Woods (FMI, Banque Mondiale, G7, OMC, etc).<br class='autobr' /> Il n'y a rien de plus absurde que de considérer que le capitalisme colonial puis néocolonial soit adapté à l'Afrique, mais pas le socialisme scientifique. La bourgeoisie, les féodaux et la soi-disant élite apatrides africains répètent ces contre-vérités parce qu'ils sont les classes sociales sur lesquelles l'impérialisme s'appuie pour maintenir nos pays dans les griffes de la dépendance coloniale et néocoloniale.<br class='autobr' /> Les intérêts de ces classes sociales sont directement liés à la mainmise impérialiste parce qu'elles sont dans un rapport de servilité volontaire aux maîtres dominants. Ce qui caractérise fondamentalement ces bourgeois et féodaux du pays, c'est qu'ils ont abdiqué volontairement sur leur propre intérêt de classe pour se contenter de la place de sous fifres, de sous traitants et abandonner tout projet de contrôler pour ses propres intérêts l'économie nationale. D'où son rôle principal est d'empêcher le développement au sein de l'économie nationale de "capitaines d'industries" nationaux. Voilà d'où vient par exemple l'accaparement de la distribution dans nos pays par les Auchan, Carrefour, lesquels grandes surfaces en France et en Europe sont en train de fermées pour s'y reconvertir à la vente en ligne. D'où les privatisations de l'eau, de la téléphonie, des chemins de fer, des ports, des aéroports, et autres secteurs stratégiques auparavant nationalisés.<br class='autobr' /> Ces classes sociales prédatrices "nationales" ne sont non plus opposées au panafricanisme. Il en est de même de l'impérialisme qui, dans le cas français, faisait à sa manière du "panafricanisme" en unifiant sous le label "d'AOF" (Afrique Occidentale Française) et "d'AEF" (Afrique Equatoriale Française), avec l'accord des chefs d'Etats néocoloniaux, les futurs Etats balkanisés pour les réunir ensuite dans le "panafricanisme" monétaire des zones CFA.<br class='autobr' /> C'est la preuve que le "panafricanisme" peut être aussi un instrument politique de l'esclavage colonial et semi-colonial. Le "panafricanisme" a été aussi un projet du sionisme noir avec Marcus Garvey, lequel s'accordait parfaitement avec le Ku Klux Klan (KKK) raciste et fasciste aux Etats Unis contre le mouvement de libération des noirs esclaves puis victimes de l'apartheid du Jim Crow aux USA. En effet, Marcus Garvey et le KKK partageaient le but du "retour des noirs" états-uniens en Afrique. Le premier pour fonder sa République noire en Afrique et le second pour se débarrasser des minorités noires après l'esclavage.<br class='autobr' /> Voilà pourquoi, les premiers communistes africains – Lamine Arfan Senghor et Tiémokho Garang Kouyaté – opposaient aux "panafricanisme" et au "panégrisme" de Marcus Garvey "l'union libre des peuples libres" d'Afrique comme projet panafricain de libération nationale et d'émancipation sociale.<br class='autobr' /> Il y a donc "panafricanisme" et "panafricanisme" dont le contenu national et social progressiste diffère radicalement sans se payer de mot. Or, les travaux scientifiques de décolonisation de l'histoire africaine et d'armement culturel des luttes de libération nationales de Cheikh Anta Diop ont été jusqu'ici instrumentalisés par une ribambelle de charlatans pour effacer toutes les frontières entre "panafricanisme" bourgeois, petit-bourgeois réformiste et panafricanisme révolutionnaire. Les travaux de Cheikh Anta Diop ont été manifestement inspirés par le matérialisme historique et dialectique du communisme scientifique.<br class='autobr' /> C'est pourquoi Ferñent publie la préface de 1954 de Nations Nègres et Culture rédigée de la main du grand Egyptologue Cheikh Anta Diop afin que la jeune génération de révolutionnaires anti-impérialistes panafricains et de Communistes prennent la mesure des enjeux posés par l'existence, niée et ignorée, de plusieurs façons de concevoir le panafricanisme et à son contenu de classe. Bonne lecture.</p> <p><strong>PRÉFACE ÉDITION PRÉSENCE AFRICAINE 1954 DE NATIONS NÈGRES ET CULTURE</strong></p> <p>De nos jours, on a l'habitude de se poser toutes sortes de questions : aussi faut-il se demander s'il était nécessaire d'étudier les problèmes traités dans cet ouvrage. Un examen, même superficiel, de la situation culturelle en Afrique Noire justifie une telle entreprise. En effet, s'il faut en croire les ouvrages occidentaux, c'est en vain qu'on chercherait jusqu'au cœur de la forêt tropicale, une seule civilisation qui, en dernière analyse, serait l'œuvre de Nègres. <br class='autobr' /> Les civilisations éthiopienne et égyptienne, malgré le témoignage formel des Anciens, celles d'Ifé et du Bénin, du Bassin du Tchad, celle de Ghana, toutes celles dites néo-soudanaises (Mali, Gao, etc,), celle du Zambèze (Monomotapa), celles du Congo en plein Équateur, etc, d'après les cénacles de savants occidentaux ont été créées par des Blancs mythiques qui se sont ensuite évanouis comme en un rêve pour laisser les Nègres perpétuer les formes, organisations, techniques, etc, qu'ils avaient inventées.<br class='autobr' /> L'explication de l'origine' d'une civilisation africaine n'est logique et acceptable, n'est sérieuse, objective et scientifique que si l'on aboutit, par un biais quelconque, à ce blanc mythique dont on ne se soucie point de justifier l'arrivée et l'installation dans ces régions. On comprend aisément comment les savants devaient être conduits au bout de leur raisonnement, de leurs déductions logiques et dialectiques à la notion de "Blancs à peau noire" très répandue dans les milieux des spécialistes de l'Europe. De tels systèmes sont évidemment sans lendemain en ce sens qu'ils manquent totalement de base réelle. Ils ne s'expliquent que par la passion qui ronge leurs auteurs, laquelle transparaît sous les apparences d'objectivité et de sérénité.<br class='autobr' /> Pourtant toutes ces théories "scientifiques" sur le passé africain sont éminemment conséquentes ; elles sont utilitaires, pragmatistes. La vérité, c'est ce qui sert et, ici, ce qui sert le colonialisme : le but est d'arriver, en se couvrant du manteau de la science, à faire croire au Nègre qu'il n'a jamais été responsable de quoi que ce soit de valable, même pas de ce qui existe chez lui. On facilite ainsi l'abandon, le renoncement à toute aspiration nationale chez les hésitants et on renforce les réflexes de subordination chez ceux qui étaient déjà aliénés. C'est pour cette raison qu'il existe de nombreux théoriciens au service du colonialisme tous plus habiles les uns que les autres, dont les idées sont diffusées, enseignées à l'échelle du peuple, au fur et à mesure qu'elles sont élaborées.<br class='autobr' /> L'usage de l'aliénation culturelle comme arme de domination est vieux comme le monde ; chaque fois qu'un peuple en a conquis un autre, il l'a utilisée. Il est édifiant de souligner que ce sont les descendants des Gaulois contre qui César s'était servi de cette arme qui, aujourd'hui, l'emploient contre nous.<br class='autobr' /> "A la valeur singulière de nos troupes, les Gaulois opposaient des inventions de toute espèce ; car ils sont très industrieux et très adroits à imiter et à reproduire tout ce qu'on leur montre" (César, la guerre des Gaules, livre III, paragraphe 22).<br class='autobr' /> On voit bien ici que le conquérant romain déniait aux gaulois rebelles toute capacité de création, c'est-à-dire ce qui fait la valeur suprême de l'homme et ne leur reconnaissait que les qualités, dites inférieures, d'imitation.<br class='autobr' /> A l'heure actuelle, c'est une situation identique que nous trouvons en Afrique et dans tous les pays colonisés. On saisit le danger qu'il y a à s'instruire de notre passé, de notre société, de notre pensée, sans esprit critique, à travers les ouvrages occidentaux.<br class='autobr' /> Devant cette attitude généralisée des conquérants, une réaction naturelle d'autodéfense était à prévoir au sein du peuple africain, réaction tendant, évidemment, à enrayer le mal quotidien que nous font ces armes culturelles redoutables au service de l'occupant. Il n'y avait pas deux manières de s'y prendre : compte tenu de ce qui précède, ces théories sont, à priori, fausses, parce qu'elles ne cherchent pas à atteindre la vérité. Si quelqu'une d'entre elles se souciait de le faire, une éducation occidentale faussée depuis des générations la priverait de la force nécessaire pour y parvenir.<br class='autobr' /> Il devient donc indispensable que les Africains se penchent sur leur propre histoire et leur civilisation et étudient celles-ci pour mieux se connaître ; arriver ainsi, par la véritable connaissance de leur passé, à rendre périmées, grotesques et désormais inoffensives ces armes culturelles. Pourtant, cette idée qui devrait n'être qu'un lieu commun est loin d'être évidente pour tous les Africains et l'on peut distinguer : plusieurs tendances à cet égard.</p> <p>1) Les cosmopolites-scientifiques-modernisants - Cette catégorie groupe tous les Africains qui raisonnent de la manière suivante : fouiller dans les décombres du passé pour y trouver une civilisation africaine est une perte de temps devant l'urgence des problèmes de l'heure, une attitude, pour le moins périmée. Nous devons nous couper de tout ce passé chaotique et barbare et rejoindre le monde moderne technique à la vitesse de l'électron. La planète va s'unifier : il faut se mettre à l'avant-garde du progrès. La science va bientôt résoudre tous ces grands problèmes et rendra caduques ces préoccupations locales et accessoires. On ne saurait avoir d'autres langues de culture que celles de l'Europe qui ont déjà fait leurs preuves : on entend, par là, qu'elles supportent la pensée scientifique moderne et qu'elles sont déjà universelles.<br class='autobr' /> Ce groupe qui comprend des variantes est le plus intéressant à analyser parce qu'il contient les individus les plus atteints de l'aliénation culturelle. Comme on le voit, il n'y a pour eux d'autre issue que l'assimilation. Leur attitude – lorsqu'ils sont sincères – provient d'une cécité culturelle ou de leur incapacité à proposer des solutions concrètes, valables, aux problèmes qu'il faut résoudre pour que l'assimilation cesse d'être une nécessité apparente ; on nie alors l'existence, l'objectivité de ces problèmes : cela évoque l'autruche. Cette attitude n'est, au fond, qu'un piétinement dangereux car elle donne l'illusion de la marche en avant à pas de géant ; elle masque la tendance à déprécier tout ce qui émane de nous. Le poison culturel savamment inoculé dès la plus tendre enfance, est devenu partie intégrante de notre substance et se manifeste dans tous nos jugements. De tels individus seraient conséquents avec eux-mêmes et auraient un bel argument en faveur de leur position s'ils pouvaient constater une attitude analogue à la leur chez les hyper-civilisés qui leur servent de point de mire : les Européens Occidentaux ; s'ils avaient constaté chez ces derniers un mépris et un reniement de toutes leurs valeurs passées pour mieux devenir des Modernes. <br class='autobr' /> Mais c'est précisément le contraire ; et ce sont ces hyper-civilisés, quelles que soient leurs tendances politique ou philosophique qui sont les plus soucieux de sauvegarder leurs cultures nationales respectives. On voit donc que "modernisme" n'est pas synonyme de rupture avec les sources vives du passé. Au contraire, qui dit "modernisme" dit "intégration d'éléments nouveaux" pour se mettre au niveau des autres peuples, mais qui dit "modernisme", "intégration d'éléments nouveaux" suppose un milieu intégrant lequel est la société reposant sur un passé, non pas sur sa partie morte, mais sur la partie vivante et forte d'un passé suffisamment étudié pour que tout un peuple puisse s'y reconnaître. <br class='autobr' /> Encroûter l'âme nationale d'un peuple dans un passé pittoresque et inoffensif parce que suffisamment falsifié est un procédé classique de domination. Mais si l'on veut aller plus loin, si l'on veut effacer un peuple pour prendre sa place dans quelques décades, il faut arriver à désintégrer sa société, c'est-à-dire, amener l'élite – ou ceux que la masse considère comme y appartenant – à participer d'une façon criminelle ou innocente à la désintégration de la société, à la pulvérisation de la part vivante du passé, à laisser périr les valeurs fondamentales (histoire, langues, etc) qui constituaient le ciment de la société. C'est la raison pour laquelle les marxistes les plus avertis, même au cœur du combat le plus rude pour le pain quotidien et l'accession au pouvoir politique, veillent au maintien intégral et à la fortification constante de ces facteurs car ils savent que s'ils ne protégeaient pas ainsi la culture nationale qui garantit la survie de la société pour laquelle ils combattent, leur lutte manquerait d'efficacité.<br class='autobr' /> Un ressortissant de ce groupe pourrait, pour arriver à une conviction, faire le raisonnement suivant qui, sans être brillant, présente l'avantage de conduire à une vérité certaine : "puisque je fais un crédit illimité à ces hyper-civilisés dont la sphère d'idées constitue mon système de référence, toute idée valable contenue dans cette sphère l'est pour moi. Or, ce sont eux qui, tout en soignant scrupuleusement leur histoire, tout en la glorifiant chaque jour, s'acharnent à falsifier systématiquement la mienne. Je peux donc déduire de leur attitude qui est toujours conséquente que, pour un peuple, il est d'un intérêt inestimable de connaître sa vraie histoire". L'humanité ne doit pas se faire par l'effacement des uns au profit des autres ; renoncer prématurément et d'une façon unilatérale, à sa culture nationale pour essayer d'adopter celle d'autrui et appeler cela une simplification des relations internationales et un sens du progrès, c'est se condamner au suicide. Quel est le simple d'esprit qui, aujourd'hui, ne serait pas capable de jouer au "Jules Verne" et de prophétiser ainsi, à la manière de Renan, sur l'an 2000 et les progrès que la science et la société réaliseront d'ici là, et, partant, sur le caractère transitoire de toutes nos préoccupations ? Seulement on oublie que le peuple qui n'est pas pleinement conscient de l'unique chemin historique qui conduit à ces sommets de perfection, à cette ère d'humanité sans couleur, etc, risque de s'égarer en chemin et d'être absent du concert des "nations" à cette époque-là...<br class='autobr' /> Ainsi on voit qu'il n'est pas possible de partager l'attitude de ce premier groupe qui consiste à nier l'efficacité et l'utilité de la lutte contre l'aliénation culturelle, c'est-à-dire à nier l'existence de cette dernière alors qu'elle justifie les trois quarts de notre conduite.<br class='autobr' /> Il n'est pas étonnant que la majorité de ce groupe ne soit pas composée de scientifiques. Bien sûr, il faudra que l'Afrique assimile la pensée scientifique moderne le plus rapidement possible ; on doit même attendre davantage d'elle : pour combler le retard qu'elle a accumulé dans ce domaine depuis quelques siècles, il lui faut entrer sur la scène de l'émulation internationale et contribuer à faire avancer les sciences exactes dans toutes les branches par l'apport de ses propres fils. Mais ne nous faisons pas trop d'illusions : une telle entreprise ne se réalisera pleinement que le jour où l'Afrique sera totalement indépendante. Ce serait un suicide pour le régime colonialiste de permettre la formation de cadres techniques à un rythme efficace dans les pays dominés.A ce sujet, les programmes sont étalés sur une durée suffisante pour que, parallèlement, on ait assez transformé le milieu et le rapport numérique entre colons et indigènes afin que l'Afrique ne soit plus aux Africains. Chaque fois que les colonialistes nous invitent à une collaboration pour un progrès commun de nos deux peuples ils ont cette arrière-pensée d'arriver, avec le temps, à nous supplanter. Voilà pourquoi, tout ce qu'ils nous offrent n'est qu'un vaste mirage qui peut égarer un peuple entier, grâce à la complicité de quelques-uns. On assiste, tout au plus, à l'émergence de quelques individualités brillantes ; mais André Siegfried dira aussitôt qu'on ne peut juger un peuple sur la réalisation de quelques individus, oubliant presque ainsi les bases théoriques de l'individualisme bourgeois occidental qui attribue le progrès de l'humanité à quelques génies.<br class='autobr' /> Il devient donc clair que c'est seulement l'existence d'Etats Africains Indépendants fédérés au sein d'un Gouvernement central démocratique, des côtes libyques de la Méditerranée au Cap, de l'océan atlantique à l'océan indien, qui permettra aux Africains de s'épanouir pleinement et de donner toute leur mesure dans les différents domaines de la création, de se faire respecter – voir aimer – de tuer toutes les formes de paternalisme, de faire tourner une page de la philosophie, de faire progresser l'humanité en rendant possible une fraternisation entre les peuples qui deviendra alors d'autant plus facile qu'elle sétablira entre Etats indépendants au même degrés et non plus entre dominants et dominés.<br class='autobr' /> Aussi les partisans du progrès et du modernisme abstrait qui évitent de poser le problème de cette manière, de mentionner que le progrès auquel ils semblent aspirer n'est pas possible dans le régime colonial où ils se trouvent – dans la mesure où ils ne sont pas simplement des irresponsables – ne peuvent manquer de mesurer la portée de leur attitude.<br class='autobr' /> En conclusion, on peut citer la réponse que Lénine avait faite en de semblable circonstance : Durant sa lutte pour l'accession au pouvoir, le Parti Communiste bolchevik connu les mêmes difficultés et l'on vit des opportunistes développés l'idée du progrès technique et de la formation des cadres comme premier but à atteindre. Lénine répliqua : Pourquoi ne pas d'abord conquérir le pouvoir politique, chausser ensuite des bottes de sept lieues et marcher à pas de géants ?</p> <p>2) L'intellectuel qui oublié de soigner sa formation marxiste ou celui qui a étudié rapidement le marxisme dans l'absolu sans en avoir jamais envisagé l'application au cas particulier qu'est la réalité sociale de son pays.<br class='autobr' /> Les éléments de cette tendance qualifie, volontiers, notre attitude de : réactionnaire, bourgeoise, raciste, nazie !<br class='autobr' /> Ils pensent, au fond, que les résultats atteints sont trop beaux pour être exacts et ils ont du mal à les admettre.<br class='autobr' /> Il faut, ici, rappeler ce qui vient d'être écrit sur la nécessité pour un peuple de connaître son histoire et de sauvegarder sa culture nationale. Si celles-ci n'ont pas encore été étudiées, c'est un devoir de le faire. Il ne s'agit pas de se créer, de toutes pièces, une histoire plus belle que celle des autres., e manière à doper moralement le peuple pendant la période de lutte pour l'indépendance nationale, mais de partir de cette idée évidente que chaque peuple a une histoire. Ce qui est indispensable à un peuple pour mieux orienter son évolution, c'est de connaître ses origines quelles qu'elles soient. Si par hasard notre histoire est plus belle qu'on ne s'y attendait, ce n'est là qu'un détail heureux qui ne doit plus gêner dès qu'on aura apporté à l'appui assez de preuves objectives, ce qui ne manquera pas d'être fait ici.<br class='autobr' /> Alors que les échafaudages des théoriciens du nazisme ne résistaient pas à la moindre analyse objective des faits, ici plus d'un spécialiste combattra les faits qui sont apportés par des arguments évasifs qui ne satisferont même pas les exigences intellectuelles d'un profane.<br class='autobr' /> On peut également citer Lénine pour faire réfléchir ceux qui craignent une attitude bourgeoise : "Mais vous commettez une erreur si vous en concluez qu'on peut devenir Communiste sans s'être assimilé ce que les connaissances humaines ont accumulé. Il serait erroné de penser qu'il suffit de s'assimiler les mots d'ordre communistes et les conclusions de la science communiste sans s'assimiler la somme de connaissances dont le Communisme est lui même la conséquence... "La culture prolétarienne ne surgit pas toute faite on ne sait d'où, elle n'est pas une invention d'hommes qui se qualifient spécialistes en la matière. Pure absurdité. La culture prolétarienne doit apparaître comme le développement naturel de la somme des connaissances élaborées par l'humanité" (2 octobre 1920).<br class='autobr' /> Ces réflexions générales sur la culture prolétarienne sont applicables au cas particulier de chaque peuple.<br class='autobr' /> On peut se demander ce que pensent nos intellectuels en présence de l'attitude de la chine communiste qui, par soucie de sauvegarder sa culture nationale rejette l'idée de remplacer son écriture hiéroglyphique par les caractères phéniciens universels.<br class='autobr' /> Dans la mesure où il s'agissait de réfuter des idées telles que : la civilisation est d'origine blanche, asiatique ou européenne, il devenait nécessaire – pour éviter toute équivoque sur le contenu des termes – de recourir à des phrases telles que : non, elle est d'origine nègre africaine. Car si on se contentait de l'expression "peuple africain", on manquerait de précision : il ne faut donc pas que le lecteur voie dans l'usage du terme "Nègre" une intention raciste ; qu'il y voie l'unique souci de clarté de l'auteur. Les racistes conscients ou inconscients, se sont ceux qui nous obligent à réfuter leurs écrits par de pareils termes.</p> <p>3) Les anti-nationalistes formalistes – ce sont ceux qui pourraient être offusqués par le "Nations Nègres et Culture". Le premier titre envisagé – devenu sous titres, parce que trop long – était : "De l'antiquité nègre-égyptienne aux problèmes culturels de l'Afrique Noire d'aujourd'hui" ; sans doute n'est-il pas plus satisfaisant. On peut leur faire remarquer que ce n'est pas parce que Staline a écrit " Le Marxisme et la question nationale et coloniale", un livre dont le titre contient le terme de "national", qu'il fut nationaliste. On ne doit retenir du "nationalisme" que les deux thèmes qu'en retiennent les marxistes :<br class='autobr' /> a) la culture nationale<br class='autobr' /> b) l'indépendance nationale.<br class='autobr' /> D'aucuns se lancent dans une sophistique économiste pour démontrer – on ferait mieux de dire : constater – qu'en cette ère d'interdépendance économique, il est vain de parler d'indépendance nationale. Ceux là, s'ils sont sincères, montrent bien ainsi qu'ils ne voient pas clairement la nature de cette interdépendance. Certes, l'époque des petites économies nationales fermées est révolue et on constate l'existence d'un marché international alimenté en produits de tous les continents grâce à l'acquisition de la vitesse qui a réduit les distances : ce sont là les idées courantes que l'on entend exposer tous les jours.<br class='autobr' /> Quel serait le problème économique qu'aurait à résoudre un État Africain puissant qui s'étendrait sur la quasi totalité du continent, dont les frontières iraient de la Méditerranée libyque au Cap et de l'Océan Atlantique à l'Océan Indien ? Il aurait à vendre sur le marché international ses produits en excédent et à y acheter ce dont il manque le plus, tout en évitant de subir la pression d'un monstre économique quelconque. Considérant le degrés de puissance qu'atteindrait un tel État, il ne dépendrait économiquement des autres qu'autant que ces derniers dépendraient de lui. Telle doit être notre conception de l'interdépendance économique : éviter à tout prix de dépendre des autres plus qu'ils ne dépendent de nous, car il s'ensuivrait, automatiquement, des liens unilatéraux de colonisation et d'exploitation.<br class='autobr' /> C'est ce qui rend impérieuse l'idée de Fédération de tous les États Noirs du continent.<br class='autobr' /> Il est facile d'épiloguer afin de prouver que l'indépendance de la petite colonie du Sénégal, de la Côte d'Ivoire, du Togo, du Dahomey, etc, ne serait qu'illusoire car elles auraient à subir aussitôt toutes sortes de pressions extérieures et tomberaient automatiquement, par le jeu des forces économiques, dans l'orbite d'une grande puissance. La solution fédérale détruit cette objection.<br class='autobr' /> On se demande parfois ce qu'on pourrait assimiler à des Nations en Afrique. Il serait aisé d'appliquer la définition de Staline aux Éthiopiens, Bambaras, Valafs, Zoulous, Yoroubas, etc. Au Soudan, Côte d'Ivoire, Togo, Sénégal, Guinée, Niger, Kenya, Afrique du Sud, Soudan dit "Anglo-Egyptien", existent des noyaux de nations qui se consolideront dans la lutte pour l'indépendance. Tandis qu'on peut prévoir déjà, pour chacune de ces régions – avec peu de chance d'erreur – quelles sont les langues qui s'imposeront ; tandis que la communauté de culture, d'histoire, de psychisme ne fait aucun doute, bien que le milieu géographique présente une certaine unité, il serait vain de chercher à déterminer aujourd'hui quelles seront les frontières exactes de ces Nations. Le problème se réglera comme cela est entrain de faire pour Inde : c'est-à-dire que les frontières actuelles tracées pour la commodité de l'exploitation colonialiste – sinon au hasard – ne sont pas forcément inviolables et nous devons éduquer nos conscience en vue de la rendre apte à accepter une future modification.<br class='autobr' /> En réalité, les Formalistes ont tout simplement peur de ne pas être à la page. Leur attitude masque un certain snobisme intellectuel ; si elle était conséquente – dans le sens de l'intérêt du peuple - elle les conduirait au progressisme, ce qui est loin d'être le cas.<br class='autobr' /> Les milieux colonialistes mènent une campagne orchestrée contre le nationalisme dans les pays dominés, essaient de prendre les devants pour le faire avorter partout ; car notre nationalisme, même le plus chauvin, a des conséquences redoutables pour eux : il pulvérise leurs privilèges et balaient leur domination avec la violence d'un torrent.<br class='autobr' /> Aussi peut-on constater que ceux qui nous enseignent que le nationalisme est dépassé sont :<br class='autobr' /> a) des nationalistes métropolitains bourgeois qui, après avoir lutté dans leur pays et réalisé leurs propres aspirations seraient incommodés par une action similaire de notre part. Ils pourraient nous dire aussi : "mais que deviendrons nous si vous en faites autant" ?<br class='autobr' /> b) des nationalistes métropolitains bourgeois qui s'ignorent : ils n'arrivent pas à se défaire de l'idée que la patrie française doit, d'une manière ou d'une autre, arriver à garder ses colonies. Eux aussi se demandent ce que deviendrait la France sans ses possessions : ils pensent qu'on peut trouver une forme viable de l'Union Française et sont à la recherche d'une formule de rechange. Pour mieux faire apparaître l'anomalie de cette juxtaposition d'une Métropole et de ses colonies, supposons le fait généralisé en Afrique : celle-ci serait alors condamnée à être fragmentée éternellement entre la France, l'Angleterre, le Portugal, l'Espagne, l'Afrique du Sud du Dr Malan, etc. Si on arrivait à masquer un tell morcellement de l'Afrique sous le vocable de progrès et de démocratie, notre pays ferait les frais de la démocratie mondiale en ce sens qu'il resterait divisé et exploité d'une façon unilatérale.<br class='autobr' /> Nous avons donc un devoir à accomplir à l'égard de l'Europe : nous devons l'aider à se guérir des vieilles habitudes contractées par suite de l'exercice du colonialisme, l'amener à saisir le vrai sens de ses intérêts qu'elle n'arrive même plus à localiser. L'Europe toute seule est trop faible et à besoin d'un secours pour arriver à se faire. Or, elle se fera sans retard et sur des bases réellement démocratiques le jour où elle sera persuadée de la perte définitive de l'Afrique ; alors une Fédération européenne apparaîtra comme l'unique solution à tous ceux qui, jusqu'alors, se demandaient ce que deviendrait leur pays sans ses colonies.<br class='autobr' /> 4) Il pourrait exister un groupe composé d'éléments pensant que seule la lutte pour le pain quotidien importe, tout le reste n'étant que préoccupation d'intellectuel : il faut éviter de s'embarrasser de faux problèmes. On pourrait alors leur citer en exemple, le cas du Vietnam qui a été obligé de résoudre ces "faux problèmes" dans la jungle où il a fallu institué un enseignement en langue vernaculaire pour la formation des cadres. D'autre part, tout ce qui précède montre que l'on ne s'occupe de ces problèmes de culture que pour donner à cette lutte toute son efficacité pour la transformer en une lutte d'indépendance nationale.<br class='autobr' /> Cet ouvrage n'est pas une "invention" sur des questions données : quiconque voudra se servir du marxisme comme guide d'action sur le terrain africain arrivera sensiblement aux mêmes conclusions.<br class='autobr' /> Mais comprenons nous bien. Je tiens à dire que je ne fais aucune allusion à la véracité de la religion musulmane ou chrétienne. Je pense que tout Africain sérieux qui veut être efficace dans son pays à l'heure actuelle évitera de se livrer à des critiques religieuses. La religion est une affaire personnelle. Ici il est question uniquement des problèmes concrets qui doivent être résolu pour que chaque croyant puisse pratiquer librement sa religion dans des conditions matérielles meilleures. Il serait donc malhonnête de lire ce livre avec l'intention secrète d'y trouver une seul mot permettant de la jeter en criant au blasphème.</p> <p><strong>Cheikh Anta Diop</strong></p></div> Le Nouveau Togo ? https://www.24haubenin.info/?Le-Nouveau-Togo https://www.24haubenin.info/?Le-Nouveau-Togo Mon, 11 May 2020 08:48:38 +0000 fr Dg24h <p>Par Dr. Mehenou Amouzou <br class='autobr' /> Le Togo, pays de l'Afrique de l'Ouest, frontalier avec le Ghana à l'ouest, le Benin à l'Est et le Burkina-Faso au Nord a organisé son élection présidentielle le 22 Février 2020. Cette élection était très capitale. En Février 2005 lors du lors du décès du président au pouvoir pendant 38 ans Mr, Gnassingbé Eyadema, un cadre de son parti RPT disait “On veut le changement dans la continuité”. Nous en avions déduis de ce message conflictuel et repris par la majorité des cadres de la (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Divers-" rel="directory">Opinion </a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH90/arton25275-d0752.jpg?1590759983' width='150' height='90' /> <div class='rss_texte'><table class="spip"> <tbody> <tr class='row_odd odd'> <td>Par Dr. Mehenou Amouzou</td></tr> </tbody> </table> <p>Le Togo, pays de l'Afrique de l'Ouest, frontalier avec le Ghana à l'ouest, le Benin à l'Est et le Burkina-Faso au Nord a organisé son élection présidentielle le 22 Février 2020. Cette élection était très capitale. En Février 2005 lors du lors du décès du président au pouvoir pendant 38 ans Mr, Gnassingbé Eyadema, un cadre de son parti RPT disait “On veut le changement dans la continuité”. Nous en avions déduis de ce message conflictuel et repris par la majorité des cadres de la mouvance présidentielle. Selon ces cadres, l'ancien président mort au pouvoir en 2005 et remplacé par son fils, actuel président Faure Gnassingbé de la République constitue un changement. Au cours de cette élection présidentielle la CENI et la Cour Constitutionnelle avaient déclaré le président sortant vainqueur de l'élection présidentielle à plus de 70%. Le peuple Togolais a t- il pu réaliser son alternance souhaitée ou les résultats annoncés sont manipulés ?</p> <p>Nous allons essayer d'analyser dans cet article quelles seraient les raisons qui pourraient pousser le peuple Togolais à choisir la continuité avec le Président sortant Son Excellence le Président Faure Gnassingbé au détriment de son Challenger Dr. Gabriel Agbéyomey Kodjo.</p> <p>Le premier président du Togo à démocratiquement élu, était Sylvanus Olympio. Sa présidence n'a été que de courte durée, car il a été assassiné au cours de son mandat. Les raisons avancées lors de son assassinat demeurent plus de 55 ans après encore floues et inconsistant. Cela a entrainé des difficultés à tourner la page historique du Togo. Il est impossible de faire semblant de réécrire l'histoire d'une nation, sur mesure ou de contre vérité servis à son peuple. Cette histoire réformiste a crée plus d'antagonisme et de contradiction. Le Togo est dirigé par moins de 1% de la population qui s'accapare les richesses du pays. Les 99% de la population sont marginalisées et avec des conditions et situations de vie incertaines.</p> <p>Avant l'indépendance et dès le début des années 60, la population du Togo envoisinait 2,5 millions d'habitants. Le Togo a exporté son savoir faire dans divers pays, Afrique de l'Ouest, Centrale et Australe ; des cadres, enseignants, menuisiers, mécaniciens etc. Aux Etats Unis lorsque le Togo se préparait à devenir indépendant en 1960 il y avait un Togolais que le nom nous échappe en ce moment ou nous travaillons sur cet article était directeur d'un hôpital, dans les environs du District de Columbia. Lorsque le Togo devenu indépendant, il a démissionné de sa haute responsabilité pour aider sa jeune nation Togolaise. Il y avait eu d'autres vaillants Togolais qui ont répondu à l'appel de la jeune nation et qui ont su qu'ils devaient travailler ensemble, et qu'ils devaient compter sur eux même en premier et faire de la Jeune Nation l'or de l'humanité.</p> <p><strong>Le coup d'état de 1963 </strong></p> <p>Dans la cacophonie qui a permis de designer Mr. Nicholas Grunitzky de devenir président de Janvier 1963 à 1967. Sous son règne, personne ne dirigeait le Togo, tous les événements le dépassaient, en un mot il était forcé d'assumer la vacance du pouvoir. L'élan patriotique qui se dessinait, avec la fierté de faire le Togo l'or de l'humanité se dissipait derrière un gros nuage.</p> <p>Avril 1967 l'ex-président, le général Gnassingbé Eyadema a pris le pouvoir et avait régné sans partage de 1967 à 2005. Il a essayé de son mieux pour le Togo. On pouvait que constater avant et après l'indépendance on pouvait estimer qu'il avait 25000 à 50,000 Togolais expatries dans divers pays étrangers avec de qualifications comme cadres, enseignants, menuisiers, mécaniciens, etc. Nous pouvons constater que le règne du père, le général Gnassingbé Eyadema malgré les efforts qu'il avait mis en place pour que le peuple Togolais vive heureux, le résultat a été négatif, plus de 2 millions de Togolais ont quitté le pays à cause de la précarité, la misère, les hôpitaux sont devenus de mouroirs par manque de médicaments et d'équipements.</p> <p>En Février 2005 le Togo a un nouveau président, le fils de l'ancien président décédé, Son Excellence Faure Gnassingbé succéda à son père qui a passé 38 ans au pouvoir. La venue de Mr. Faure Gnassingbé au pouvoir en 2005 a été beaucoup apprécié. La majorité de ses concitoyens voyaient un nouveau départ. Effectivement il a contribué à améliorer la vie des 1% qui détiennent la clé politique, économique, sociale et juridique si bien que l'effort du Président Faure Gnassingbé peut être considéré comme insignifiant. Les 99% du peuple vivent dans de situations très précaires et avec un future incertain, le peuple dans sa majorité absolue est marginalisé et devient l'esclave des 1% qui détestent la majorité et ont un droit de vie ou de mort sur eux.</p> <p>Les supers 1% qui règnent sur le Togo, pourquoi ils ne se font pas soigner au Togo dans les hôpitaux ou dispensaires publics quand ils sont malades ? La fièvre, maux de tête, les maux de dent pour expérimenter le calvaire des 99% des Togolais ? Sont-ils mieux que le reste de la population ?</p> <p><strong>L'Election Presidentielle de Fevrier 2020</strong></p> <p>Elle a été un referendum pour le président sortant parce que s'il gagné, il entamera un quatrième mandat mais la constitution prévoit un et un seul mandat renouvelable. Comme le président sortant est à son quatrième mandat, et qu'il est au delà de ce qui est prescrit par la constitution, nous laissons aux constitutionalistes de se pencher sur cette question !</p> <p>Supposons que le peuple qui a voté en grande majorité la constitution de 1992 l'autorise de se présenter car les trois mandats précédents ont été magnifiques et il a réalisé plusieurs choses et le peuple l'apprécie.</p> <p>L'élection présidentielle de Février 2020 a enregistré 7 candidats. Sur les 7 candidats inscrits il y a deux candidats qui ont servi au plus au sommet de la nation Togolaise. Le président sortant Mr. Faure Gnassingbé et le Dr. Gabriel Agbeyomey Kodjo qui a été Président de l'Assemblée et Premier Ministre, soutenu par une coalition de Monseigneur Emérite Philippe Kpodjro, âgé de 90 ans. Ce qui est frappant dans cette campagne présidentielle, c'est de voir l'homme du 3eme âge, Monseigneur Kpodjro entrain de sillonner, les villes, les villages et les hameaux, du Nord au Sud et Est à Ouest. Il battait campagne pour Dr. Gabriel Agbeyomey Kodjo et espèrait avoir l'alternance au Togo de son vivant avant de quitter ce monde.</p> <p>L'élection a eu lieu et la CENI a annoncé le résultat partiel de plus de 70% pour le président sortant et plus de 18% pour le candidat de la coalition de Monseigneur Kpodjro qui refuse d'accepter ce résultat et demande le recomptage des voix.</p> <p>Pour le recomptage des voix, c'est un fait de la démocratie qui permet de reconfirmer que le peuple a majoritairement élu et départager les candidats. Pourquoi un candidat à la présidentielle refuse de recompter les voix mais la CENI et le Conseil Constitutionnel disent qu'il a remporté à plus de 70% ? Même si ce n'est pas inscrit comme loi, si deux candidats croient avoir gagné l'élection démocratique que l'autre conteste c'est d'appeler à recompter les voix. Le recomptage des voix a été fait dans plusieurs pays même aux USA. En 2010 au cours de l'élection présidentielle en Cote d'Ivoire ou la communauté internationale a donné Mr. Alassane Ouattara vainqueur de l'élection présidentielle de 2010 et le Conseil constitutionnel a dit le président sortant Laurent Gbagbo a gagné. Le président sortant Laurent Gbagbo que la cour constitutionnelle Ivoirienne a élu au cours de l'élection a proposé de recompter les voix bien qu'il est élu à plus de 52%. Si la communauté internationale avait saisit cette opportunité du président sortant Laurent Gbagbo il n'allait pas avoir plus de 32,000 morts en Cote d'Ivoire et des destructions. Pourquoi Le RPT/UNIR de la mouvance présidentielle qui a gagné a plus de 70% refuse de recompter les voix ? Le président Gbagbo a remporté en 2010 avec plus de 52% de voix a proposé à son challenger de recompter les voix. Qu'est ce qui rend RPT/UNIR inconfortable pour que le peuple connaisse la vérité des urnes ?</p> <p><strong>Quelles sont les raisons qui peuvent permettre au Dr. Agbeyomey Kodjo de remporter l'élection du mois de Février 2020 ?</strong></p> <p>Dr. Agbeyomey Kodjo a occupé de hautes fonctions au sein de la république Togolaise, du Président de l'Assemblée Togolaise et Premier Ministre du Togo. Comme nous avions mentionné plus haut le premier président Sylvanus Olympio de 1960-Janvier 1963 n'a présidé que de courte durée à la destinée du Togo, rêvant de faire du Togo l'or de l'humanité. Le plus long président du Togo de 1967 à 2005, 38 ans était le Président Gnassingbé Eyadema, le père du président sortant Faure Gnassingbé qui est président depuis 2005 après la mort de son père.</p> <p>Depuis 1967, le Togo ne connait une seule famille qui dirige le Togo, si c'est le désir du peuple Togolais ce serait très bien cela veut dire le peuple Togolais est ravi de ses gouvernements successifs, le secteur de la santé, les écoles et universitaires, le taux d'électrifications du pays est en pleine progression. Nos mamans ménagères ne poussent pas de cris de désespoir, les salaires de base peuvent couvrir plus de 90% des dépenses mensuelles, etc. Le phosphate et l'agriculture étaient les deux principales sources de revenues dans les années 60 et 70 et l'agriculture représentait 70% de revenus total du pays. Le Togo s'en sortait mieux, une famille togolaise mangeait trois repas par jour.</p> <p>La précarité, la galère et la corruption sont devenues membre entière de la vie quotidienne des Togolais pendant les 30 dernières années. Au delà de gisement de phosphate et d'agriculture dans les années 80 de variétés de ressources et de minerais sont découverts comme, le fer, le manganèse, le coton, le pétrole etc ; on trouve le pétrole sur la cote de Golf de Guinée sauf au Togo. Le gouvernement togolais ne confirme pas cette découverte. Jusqu' à présent c'est le statut quo, la vie devient de plus en plus chère, la mendicité et la prostitution sont devenues les emplois que le gouvernement crée. Les autres développements réalisés par le gouvernement sont sapés par la corruption et les pillages. Dans quel compte sont versées les ressources du pétrole ? Combien de barils de pétrole le Togo produit par jour ? Quels sont les systèmes de contrôle que le gouvernement a mis en place pour savoir avec preuve à l'appui combien qui a été produit ou c'est l'exploiteur qui avance son chiffre de production ?</p> <p>Nos mamans ménagères ont souffert pour éduquer, leurs enfants jusqu'aux universités et continuent de s'occuper d'eux parce que il n'y a pas de travail, le gouvernement demande à la population de se sacrifier pour eux ! Pendant combien de temps ? Pourquoi nos gouvernements ne se sacrifient pas pour le peuple en le respectant, servant en donnant au peuple sa dignité ? Certains militaires, gendarmes et policiers sont payés par le peuple mais ne le protègent pas ! Ils font la sécurité et protection des pilleurs de la nation.</p> <p>L'armée Togolaise dans le temps était très respectée, plus précisément début 70, nous pouvons dire semi-républicaine. Mes parents avaient eu des invités qui venaient du Ghana, ils étaient sortis la nuit et n'arrivaient pas à retrouver le domicile où nos parents les avaient logés. Ils étaient tombés sur une patrouille paramilitaire qui a demandé un véhicule de renfort, le Capitaine Attiogbé était l'officier supérieur qui les a ramenés vers 2h30 du matin frappé au portail de mes parents. Mon papa a reconnu les invites et avait dit grand merci au Capitaine Attiogbé et son équipe. Quand la délégation Ghanéenne est repartie elle avait envoyée une lettre de remerciement et appréciée le comportement de l'armée Togolaise.</p> <p>Pendant le couvre feu installé le mois dernier, une vielle dame qui revenait de se soulager tomba sur un véhicule militaire de patrouille. Elle a été frappée et blessée à la poitrine par des coups, sa poitrine était couverte de sang. Un autre jeune homme allant se soulager la nuit, tomba sur les militaires n'a pas eu la vie sauve. Le militaire, le gendarme et le policier n'est pas au dessus du peuple. La majorité de ces hommes en armes sont des gens respectables et courtois mais certains sont des fainéants, ennemis du peuple qui les paye. On peut dire ce n'ai pas de leurs fautes parce que ils n'ont pas reçu de formations appropriées, dignes et respectables ou bien les formateurs/instructeurs ne sont pas à la hauteur. Quand on prend de l'argent du peuple pour former militaires, gendarmes et policiers qui en réalité doivent assurer la protection, le Togo donc c'est un investissement. Quand ils abusent et tirent sur le peuple cela devient un investissement négatif qui rajoute à la corruption galopante que le gouvernement croit voir le pays émerger !!</p> <p><strong>Qui est le vrai gagnant de l'élection présidentielle de Février 2020</strong></p> <p>Il serait très difficile de dire que le président sortant a gagné cette élection malgré que la Commission Nationale Independent (CENI) a provisoirement dit qu'il a gagné et reconfirmé par la cour constitutionnelle. Le taux de chômage, la détresse des familles, l'état des hôpitaux, la gestion des affaires du pays, la non transparence, la corruption devenue une institution, la souffrance du peuple etc., font que le peuple veut essayer un nouveau président. Il serait très bien que le RPT/UNIR accepte recompter les voix cela calmera les choses et tout le monde dira bien que les choses sont difficiles le peuple est toujours derrière le président sortant.</p> <p>Le Togo n'est pas riche ressources minières comme certains pays mais le Togo est très riche en ressources humaines et capable d'oublier ces années de misères passées derrières lui. Nous croyons que le Togo peut relever les défis et peut encore devenir l'or de l'humanité, si nos parents et grands-parents l'ont dit ils savent le pourquoi. Ce cri de détresse n'est pas contre un ou des partis quel compte, il faut sauver la nation Togolaise de la ruine, plus de 2.5 millions Togolais à l'étranger. Ils, elles doivent revenir et développer, apporter leurs connaissances à l'édifice nationale car aucune autre nation ne la fera à la place des Togolais.</p></div> Bienfaits du coivid-19 pour les Béninois https://www.24haubenin.info/?Bienfaits-du-coivid-19-pour-les-Beninois https://www.24haubenin.info/?Bienfaits-du-coivid-19-pour-les-Beninois Sat, 02 May 2020 03:09:41 +0000 fr Dg24h <p>(Par Roger Gbégnonvi) <br class='autobr' /> ​Vivant dans le confinement, les Béninois vivent également dans la crainte et le tremblement, parce qu'ils sont de ceux dont on a dit qu'ils n'enterreraient pas indéfiniment par demi-douzaines leurs morts du covid-19 pendant que l'Occident compte chaque jour les siens par centaines. Vu notre précarité légendaire, et faisant pencher en toute logique la balance de notre côté, des Occidentaux crédibles voient déjà villes et villages d'Afrique jonchés de millions de cadavres (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Divers-" rel="directory">Opinion </a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH90/arton25147-53840.jpg?1590759983' width='150' height='90' /> <div class='rss_texte'><table class="spip"> <tbody> <tr class='row_odd odd'> <td>(Par Roger Gbégnonvi)</td></tr> </tbody> </table> <p>​Vivant dans le confinement, les Béninois vivent également dans la crainte et le tremblement, parce qu'ils sont de ceux dont on a dit qu'ils n'enterreraient pas indéfiniment par demi-douzaines leurs morts du covid-19 pendant que l'Occident compte chaque jour les siens par centaines. Vu notre précarité légendaire, et faisant pencher en toute logique la balance de notre côté, des Occidentaux crédibles voient déjà villes et villages d'Afrique jonchés de millions de cadavres covid-19. Les Béninois en ont perdu leur joie de vivre. Mais se souvenant que « Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés », ils se consolent à envisager les bienfaits que les survivants d'entre eux s'offriraient pour une vie nouvelle inspirée des anciens paradigmes revus et corrigés à la lumière foudroyante du covid-19.<br class='autobr' /> ​Pendant tout le confinement, nous aurons enterré nos morts avec grande décence. Ni uniforme ni ripaille. Quelques jours à la morgue. Au total, dix parents et amis pour accompagner le cher défunt à sa demeure ultime. C'était déjà un peu le cas il y a longtemps, quand la morgue n'existait pas et que trois jours, au maximum, du confinement du cadavre à domicile ne suffisaient pas pour préparer une fête funéraire à la gloire des vivants. Le covid-19 nous aura appris à revenir, peu ou prou, à ce vieux paradigme respectueux du défunt.<br class='autobr' /> ​Pendant tout le confinement, nos lieux de culte seront restés clos. Ni cloches sonnant à la volée pour annoncer aux fidèles assemblés que Christ est vraiment ressuscité. Ni prêche ardent au premier jour du saint Ramadan pour appeler les croyants assemblés à une piété accrue tout au long du mois sacré. Ni mort revenu en vaudou pour mettre en délire la foule assemblée soulevant force poussière et remuant l'univers de tout ce qu'elle peut de tapage et tambourinage. Sans nous renvoyer dans les catacombes ou dans les sombres arrière-cours de nos couvents, le covid-19 nous aura appris à recevoir, dans un enthousiasme plutôt intériorisé que débridé, toute joie, tout salut et toute consolation accordés par la Divinité.<br class='autobr' /> ​Pendant tout le confinement, le vacarme extérieur des nuits et des jours se sera atténué de beaucoup et même éteint. Plus de haut-parleurs rageurs crachant leurs décibels dans des rues étonnamment fluides. Aucune larme versée à l'annonce de la fermeture des bars : on se sera offert chez soi la convivialité qu'on y allait chercher dans un brouhaha nourri d'effluves éthyliques. Avec ou sans masque, nous n'aurons plus hurlé nos sentiments, nous les aurons susurrés, un peu comme au confessionnal. Digne et discret. Pas feutrés. De l'espace pour l'autre aussi. Ç'aura été de toute grandeur. Avec un certain bonheur, nous nous serons découverts du côté opposé à l'incessante clameur. Sans nous confiner à l'hiératisme des moines bénédictins ou tibétains, le covid-19 nous aura appris à comprendre un peu mieux le silence à l'extérieur d'eux et le silence à l'intérieur d'eux. Au confluent de ces deux silences surgissent les intuitions innovantes et novatrices et naissent aussi les génies pour leur faire prendre corps et les réunir en faisceau lumineux afin de permettre à l'humanité de traverser, en étant de plus en plus avertie, ses malheurs incessants.<br class='autobr' /> ​Seule la nuit s'ouvre aux étoiles. Le jour ne les dévoile pas. Puissent les Béninois, confinés et meurtris, regarder avec courage et espoir les étoiles que leur dévoile la nuit du covid-19 et qui les éclairent pour les sillons qu'ils traceront demain en vue de plus belles moissons. Puisse l'humanité, confinée et meurtrie, entrevoir déjà demain. Pourquoi cette nuit de détresse a-t-elle réuni les deux hémisphères et s'est voulue tragédie planétaire ? C'est pour que tous hommes et femmes de partout se rencontrent, frères et sœurs, dans cette solidarité tourmentée, que nous transfigurerons ensemble afin d'empêcher le covid-19 d'avoir le dernier mot sur nous. Non, le covid-19 ne l'emportera pas sur notre humanité.</p></div> De la nécessité de construire une démocratie apaisée https://www.24haubenin.info/?De-la-necessite-de-construire-une-democratie-apaisee https://www.24haubenin.info/?De-la-necessite-de-construire-une-democratie-apaisee Fri, 01 May 2020 11:58:27 +0000 fr Dg24h <p>Par Topanou Prudent Victor Maître de conférences de Science politique FADESP/UAC <br class='autobr' /> Le Bénin peut s'honorer d'être parmi les rares pays de l'Afrique noire francophone à avoir conduit, sans interruption depuis trente ans (1990-2020), un processus de démocratisation. D'énormes progrès ont été faits, aussi bien sur le plan institutionnel que sur le plan du respect des droits de l'homme. Sur le plan institutionnel, plusieurs élections nationales (présidentielles et législatives) et locales (communales, (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Divers-" rel="directory">Opinion </a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH77/arton25135-91317.jpg?1590759983' width='150' height='77' /> <div class='rss_texte'><table class="spip" summary=""> <caption><strong>Par Topanou Prudent Victor Maître de conférences de Science politique FADESP/UAC</strong></caption> <tbody> </tbody> </table> <p>Le Bénin peut s'honorer d'être parmi les rares pays de l'Afrique noire francophone à avoir conduit, sans interruption depuis trente ans (1990-2020), un processus de démocratisation. D'énormes progrès ont été faits, aussi bien sur le plan institutionnel que sur le plan du respect des droits de l'homme. Sur le plan institutionnel, plusieurs élections nationales (présidentielles et législatives) et locales (communales, municipales et locales) ont été régulièrement organisées et sur le plan du respect des droits de l'homme, une architecture institutionnelle et juridictionnelle qui culmine avec la Cour constitutionnelle a permis de faire des avancées décisives. Et pourtant, pour le Président Ousmane Batoko, qui se prononçait à l'occasion des trente ans de la conférence nationale, cette « démocratie est dévoyée » ; ce qui n'est pas totalement faux.<br class='autobr' /> En effet, comment peut-on qualifier autrement, une démocratie qui fait la part belle à une conception aussi péjorative de l'Etat perçu comme un immense gâteau auquel il faut absolument accéder au moins une fois dans sa vie pour prendre sa part ? Comment peut-on qualifier autrement, une démocratie qui légitime la corruption, le détournement sans limite des deniers publics ainsi que l'absence quasi générale de conscience professionnelle et le manque de respect du bien public ? Comment peut-on en effet, qualifier autrement une démocratie qui instaure la fraude institutionnelle à chacune des élections majeures et légitime la mal gouvernance ? Comment peut-on qualifier autrement une démocratie qui repose sur une presse vacillante parce que construite sur des entreprises de presse fragiles quand il y en a, et animée par des acteurs dont pour certains, la seule vertu est ce qu'ils appellent eux-mêmes honteusement « la culture du gombo » ? Comment peut-on qualifier autrement cette démocratie bâtie autour d'un système partisan aussi structurellement faible caractérisé par l'absence de partis dominants et qui n'a jamais réussi à hisser un des siens au sommet de l'Etat ? Un système partisan laissé à l'abandon, sans financement public et dont les acteurs majeurs sont devenus les marionnettes sans boussole et financièrement dépendants des opérateurs économiques qui les financent. Comment, encore et encore, qualifier autrement cette démocratie sans conviction, sans militantisme, sans formation, sans travail programmatique et dans laquelle la transhumance, à coup de centaines de millions de nos francs et sous tous les prétextes, est devenue le sport favori des principaux acteurs (présidents de partis, députés, maires et autres) et l'achat de conscience, celui des électeurs qui vendent leur voix au plus offrant : oui, cette démocratie-là est bel et bien dévoyée.<br class='autobr' /> Mais, autant nous partageons le constat de la nature dévoyée de notre démocratie fait par le Président Ousmane Batoko, autant nous ne partageons pas le fait qu'il date ce dévoiement de ces quatre dernières années (2016-2020) et plus particulièrement encore, des dernières élections législatives d'Avril 2019. Dater le dévoiement de la démocratie béninoise de 2016, voire de 2019 ainsi qu'il le fait, c'est manifester à l'évidence une complaisance coupable à l'égard des dévoiements successifs observés depuis 1991 et non exhaustivement énumérés ci-dessus. C'est aussi et surtout oublier que le Président Ousmane Batoko a fait partie en 2019 du collège des Présidents des Institutions républicaines qui avait validé la poursuite du processus électoral pourtant déjà qualifié, à ce moment-là, d'exclusif. Pour notre part, nous considérons que la démocratie béninoise a été dévoyée dès 1991 quand, à l'unanimité, un silence coupable a été organisé autour de la question du financement public de la vie politique, laissant ainsi la place au financement privé conditionnel et toutes les conséquences prévisibles et imprévisibles qui en découleraient. Ce dévoiement s'est poursuivi en 1995 avec les premières législatives au cours desquelles, pour la première fois, l'argent a joué un rôle déterminant dans l'achat de conscience des électeurs. Depuis lors, rien n'a été fait pour enrayer cette dérive ; au contraire, de complaisances coupables en compromissions dangereuses, la situation s'est détériorée et s'est empirée au point d'atteindre son paroxysme avec l'élection présidentielle de 2016.<br class='autobr' /> C'est pourquoi, ce qui nous reste à faire, aujourd'hui, c'est de nous mettre ensemble pour affronter les principaux défis qui se dressent encore devant nous pour au moins les trente prochaines années. Il nous semble que l'un de ces principaux défis, c'est celui de faire un saut qualitatif qui nous fasse passer d'une <strong>démocratie dévoyée</strong> à une <strong>démocratie apaisée</strong>. Pour ce faire, il nous faut remettre le débat intellectuel à sa place dans la société (i), extirper du discours politique toute forme de violence verbale qui, bien souvent, prépare le terrain à la violence physique et symbolique (ii) et améliorer le travail de l'opposition (iii).</p> <p>(i) <strong>La politisation excessive du débat intellectuel</strong></p> <p>Le drame actuel du débat intellectuel au Bénin, c'est qu'il est pris en étau par le politique. Quand un intellectuel prend une position en faveur d'une action du gouvernement en place, même avec une objectivité irréprochable, il est immédiatement vilipendé par la classe politique de l'opposition et ses sbires et traité de tous les noms d'oiseaux ; on lui dénie même le droit d'être simplement ce qu'il est. De même quand il prend position contre une action du gouvernement, ce sont les partisans du régime qui le prennent immédiatement à parti, avec la même violence. Un intellectuel ne peut être confiné dans une structure partisane ; c'est le rôle des partisans ; un intellectuel doit pouvoir dire ce qui est bien et ce qui est mal aussi bien dans le fonctionnement de l'opposition que dans celui de la mouvance : ne pas l'accepter est tout simplement sectaire et cette attitude du politique crée un climat de peur qui finit par faire démissionner les intellectuels de leur responsabilité première, celle de produire du savoir pour faire avancer la société. Aujourd'hui, nombreux sont les universitaires qui préfèrent protéger leur vie privée en n'existant pas dans l'espace public plutôt que de vouloir exister et exposer leur intimité, leur vie privée et celle de leurs familles aux senseurs, aux grands moralisateurs et aux donneurs de leçons auto-proclamés. C'est bien dommage et c'est une grosse perte pour notre pays car, un débat intellectuel apaisé animé par tous ces intellectuels tapis dans l'ombre et qui ont tant à apporter aurait été d'une grande utilité pour vivifier notre démocratie et son débat politique. <br class='autobr' /> C'est vrai aussi que le Peuple Béninois a une grande qualité qui est que nous sommes un <strong>Peuple très cultivé</strong> mais nous avons aussi un vilain défaut qui est que nous <strong>manquons</strong> <strong>souvent d'humilité</strong>. Par notre qualité, nous finissons par penser que nous avons le droit de prendre part, sans retenue, à tous les débats, de quelque nature que ce soit y compris même ceux pour lesquels nous n'avons pas le background nécessaire : nous avons une opinion sur tout ou presque et nous avons la critique facile. Nous nous improvisons gouvernants, intellectuels et spécialistes et surtout, nous pensons que nous sommes meilleurs à ceux qui pourtant, sont des spécialistes et dont parfois la réputation dépasse nos frontières. Et par notre défaut, nous finissons par prendre nos convictions de généralistes pour des certitudes de spécialistes.<br class='autobr' /> Cela s'observe aujourd'hui encore avec les débats sur le Covid-19. Alors qu'il s'agit avant tout d'un débat de spécialistes qui, eux-mêmes, font profil bas face à un virus qu'ils ne connaissent que depuis peu, on entend et on lit ici et là des avis, tous, aussi farfelus les uns que les autres, de gens qui se croient mieux à même que les gouvernants de combattre le virus. Récemment aussi, les débats soulevés autour de la conférence nationale, ses acquis et leur préservation sont restés sans réponse à l'exception de quelques posts militants et partisans faits d'attaques de personnes inutiles et stériles. Finalement, on ne saura peut-être jamais si la conférence nationale était historique ou ahistorique, pas plus qu'on ne saura peut-être jamais à partir de quel moment une société présentée comme un modèle de démocratie et servie au monde comme telle pendant une bonne trentaine d'années cesse d'être une démocratie. <strong>Il est vrai qu'en l'espèce, ces questions touchent à la responsabilité individuelle et collective des participants à la conférence nationale parmi lesquels plus de 70% du personnel politique de ces trente dernières années ont été recrutés et qu'ils n'entendent pas assumer la responsabilité des dérives actuelles de notre démocratie.</strong> Outre la dépolitisation du débat intellectuel, il est également nécessaire d'extirper la violence verbale du discours politique.</p> <p>(<strong>ii) De la nécessité d'extirper la violence verbale du discours politique</strong></p> <p>Depuis quelques années, il est aisé de constater une montée en puissance de la violence verbale dans le discours politique béninois en lien avec l'appauvrissement du débat démocratique qui se réduit malheureusement aujourd'hui aux injures en dessous de la ceinture, à l'invention, ex-nihilo, d'histoires diffamantes sur la vie privée de certains acteurs, au colportage de fausses et malsaines nouvelles autour de la mort d'autres sans compter les querelles de personnes. Le second mandat du Président Boni Yayi marque incontestablement un tournant dans cette escalade : rien de ce qu'il faisait ne trouvait grâce devant les acteurs politiques de l'opposition. Tout le monde a encore en mémoire les phrases d'une violence rare, et inouïe du Ministre Candide Azannaï sur l'état de santé du Président Boni Yayi et sur les tradipraticiens qui l'auraient traité et mal guéri.<br class='autobr' /> Il y a eu ensuite l'élection présidentielle de 2016, très certainement la plus violente de toutes les élections présidentielles de l'histoire de le jeune démocratie béninoise. Là aussi, tout le monde a encore en mémoire les torrents de boue qui ont été déversés sur le candidat Lionel Zinsou et sur lesquels nous ne reviendrons pas ici.<br class='autobr' /> Aujourd'hui, comme sous le second mandat du Président Boni Yayi, ce qui est à la mode, c'est dénigrer systématiquement, avec une violence de ton toujours aussi inouïe tout ce qui est fait par le gouvernement en place ; rien, absolument rien, de ce qu'il fait ne trouve grâce devant ces professionnels de la violence verbale : c'est le « Talon-Bashing ». Il nous paraît indispensable de sortir notre démocratie de ce cycle infernal si nous ne voulons pas faire le lit de la violence physique comme on a pu le voir récemment après les élections législatives d'Avril 2019. Ceci dit, outre la vacuité du débat idéologique, il y a deux autres explications au moins à ce phénomène, la première, plus ancienne qui est d'ordre culturel et anthropologique et la seconde, plus récente qui est d'ordre technologique.<br class='autobr' /> En effet, c'est depuis les années 50, à la faveur des travaux d'Abdou Tidjani-Serpos que nous savons que dans la culture et dans la langue Fongbé, la notion « d'adversité » ainsi que le mot « adversaire » n'existent pas et que seuls l'inimitié et le mot ennemi (Kin-to) existent. Pour lui, c'est ce qui expliquerait le caractère trop heurté, voire même violent des débats au sein de la société. C'est donc ce trait de culture que les acteurs politiques reproduisent dans le discours politique et qui explique, à défaut de le justifier, que la haine de l'autre soit aussi forte au point de voir certains parmi eux se réjouir des malheurs de notre pays, qu'il s'agisse de la fermeture des frontières avec le Nigéria, des défaites judiciaires devant les juridictions internationales, de la pandémie du Covid-19 ou encore des condamnations fantaisistes aussi bien de certaines organisations non gouvernementale que de certaines personnes physiques particulièrement intéressées.<br class='autobr' /> Mais, si nous voulons construire une culture démocratique moderne et viable, il est impératif d'y intégrer la notion d'adversité car, nous pouvons être des adversaires sans être nécessairement des ennemis et nous pouvons nous disputer le matin au nom de l'adversité politique et nous retrouver le soir pour partager des moments de convivialité parce que nous ne sommes pas des ennemis : c'est le fondement de la tolérance en politique. Le Bénin un et indivisible a vocation à l'éternité tandis que les gouvernants passent et ils ont vocation à la temporalité. Rien, absolument rien, ni même la haine de l'autre ne saurait justifier que certains d'entre nous jubilent, voire jouissent face aux difficultés de notre pays.<br class='autobr' /> En ce qui concerne la seconde explication, il faut dire que le phénomène de la violence verbale dans le débat public s'est amplifié ces dernières années grâce à l'utilisation à grande échelle des réseaux sociaux. En effet, c'est grâce aux réseaux sociaux, qu'une multitude d'acteurs anonymes et incontrôlés, aux intérêts souvent divergents, voire contradictoires ont fait leur apparition dans le débat public et aucune loi punitive ni même les quelques procès retentissants ne sont arrivés, pour l'heure, à freiner le phénomène. Outre le débat intellectuel et l'extirpation de la violence dans le discours politique, il est important dans la perspective d'une démocratie apaisée de travailler également à améliorer le travail de l'opposition.</p> <p>(<strong>iii) De la nécessité d'améliorer le travail de l'opposition</strong></p> <p>Il faut rappeler, fort opportunément, qu'une démocratie moderne, c'est également un débat d'idées de qualité entre une majorité au pouvoir et une opposition qui aspire à conquérir le pouvoir, à le gérer et à le conserver.<br class='autobr' /> En effet, s'opposer en démocratie, ce n'est pas seulement critiquer et rejeter de façon systématique la politique menée par la majorité au pouvoir. Certes, il est normal que l'opposition critique la politique gouvernementale, voire même qu'aucune des actions du Gouvernement ne trouve grâce devant elle.<br class='autobr' /> Mais, s'opposer en démocratie, c'est également, une fois la critique passée, proposer des solutions différentes en vue de l'élaboration d'une politique alternative : c'est en cela que réside la noblesse de l'opposition. Au total, s'opposer en démocratie c'est, d'une part, critiquer la politique gouvernementale et, d'autre part, proposer une politique alternative.<br class='autobr' /> Or, il faut bien admettre que ce n'est pas ce que l'on observe depuis 1991 dans la démocratie béninoise : depuis 1991, aucune opposition n'a été élue sur la base d'un programme alternatif, ni à une présidentielle, ni à des législatives ni même à des communales et à des locales. Et c'est à défaut d'avoir un programme alternatif à proposer que les acteurs politiques finissent par penser qu'il suffit d'injurier et de diaboliser les gouvernants en place pour prendre leur place.<br class='autobr' /> Au total, nous avons tous intérêt à travailler collectivement à l'amélioration de notre culture démocratique et en particulier sur ces trois chantiers : il y va de sa survie.</p></div> COVID 19 : Quid de l'industrie nationale ? https://www.24haubenin.info/?COVID-19-Quid-de-l-industrie-nationale https://www.24haubenin.info/?COVID-19-Quid-de-l-industrie-nationale Fri, 24 Apr 2020 20:48:27 +0000 fr Dg24h <p>Un mal qui répand la terreur, déstabilise l'humanité et fait valser les économies partout dans le monde. La COVID-19, puisqu'il faut l'appeler par son nom, décime des vies, des espoirs, tue des entreprises. Même si toutes n'en sont pas encore mortes, toutes ou presque en souffrent peu ou prou avec l'inévitable cortège de destruction d'emplois qui s'en suit et bien entendu l'explosion du chômage à travers la planète. <br class='autobr' /> Pour stopper la propagation de la COVID 19, des stratégies sont mises en place par les Etats (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Divers-" rel="directory">Opinion </a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L113xH150/arton25044-6a0f7.jpg?1590759983' width='113' height='150' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Un mal qui répand la terreur, déstabilise l'humanité et fait valser les économies partout dans le monde. La COVID-19, puisqu'il faut l'appeler par son nom, décime des vies, des espoirs, tue des entreprises. Même si toutes n'en sont pas encore mortes, toutes ou presque en souffrent peu ou prou avec l'inévitable cortège de destruction d'emplois qui s'en suit et bien entendu l'explosion du chômage à travers la planète.</strong></p> <p>Pour stopper la propagation de la COVID 19, des stratégies sont mises en place par les Etats au nombre desquelles le confinement général adopté par les pays développés pour la plupart. Le Bénin a opportunément évité, du moins pour le moment la solution du confinement qui me semble être une solution extrême, pour une solution modérée, prudente, en tout cas mieux adaptée aux réalités socio-économiques du pays. Il s'agit de la mise en place d'un cordon sanitaire autour des agglomérations jugées à risques ou potentiellement des niches de la COVID 19. Il faut ajouter à cela les recommandations fortes du gouvernement à l'endroit des populations instamment invitées à adopter les mesures barrières à la COVID 19 et l'acquisition d'équipements et autres médicaments.</p> <p>Au regard des derniers chiffres annoncés par le gouvernement, je ne peux que saluer l'efficience des mesures appliquées. Tant il est vrai, le confinement général en termes de coût à payer au plan économique, financier et social pourrait porter un coup fatal aux efforts de développement engagés par notre pays et plus particulièrement aux efforts qui se font dans le secteur de l'industrie, pourvoyeuse de richesses et d'emplois.</p> <p>Il n'est aujourd'hui un secret pour personne, l'économie mondiale est entrée en récession. Certains spécialistes estiment même que la crise actuelle née de la propagation de la COVID 19 sera pire que celle de 1929. Dans ces conditions, quand bien même la pandémie ne sévit pas encore en Afrique avec la même virulence que celle en cours dans les pays occidentaux, il n'en demeure pas moins que les économies déjà fragiles des pays en voie de développement seront encore plus impactées.</p> <p>Face à cette situation, je pense que les réflexions doivent être impérativement et urgemment engagées en vue de proposer des solutions à même d'amortir un tant soit peu le choc qui s'annonce comme inéluctable.</p> <p>Le contexte qui est le nôtre est totalement défavorable, marqué d'une part par la transition économique que nous connaissons à travers les réformes engagées par le gouvernement et d'autre part par la fermeture des frontières déjà avec le géant de l'Est ajoutée à la fermeture totale des frontières du fait de la menace de la COVID 19.</p> <p>Il apparait paradoxalement comme une occasion unique de mener des réflexions profondes sur le moyen de juguler la crise.</p> <p>Pour ce faire, il urge que les autorités portent une attention particulière à l'autosuffisance alimentaire et à l'organisation de nouvelles filières qui serviront de base solide pur une politique agroalimentaire permanente.</p> <p>Il est vrai qu'en 4 ans de gestion du gouvernement de la rupture, des progrès ont été enregistrés et il convient de louer la politique dynamique en la matière par les autorités. Cependant il faut noter que ce n'est qu'un début et il reste beaucoup à faire. Il reste que l'agroalimentaire dans notre pays est encore à ses balbutiements. Il apparait urgent qu'un coup de fouet soit donné à ce secteur afin qu'il puisse connaitre l'évolution nécessaire à une économie stable.</p> <p>Pour ma part, il serait déjà pertinent de mettre en place des conditions favorables aux quelques unités agroindustrielles déjà en place. A l'effet de les consolider et les renforcer. Cela passe par la prise de décisions courageuses, par exemple les mesures de protectionnisme de l'industrie nationale en vue de la promotionner et de la rendre plus compétitive. Cela doit appeler qu'on se préoccupe de façon particulière de la formation des hommes et des femmes devant servir dans ce sous-secteur. Mais aussi dans tous les secteurs où l'ETAT aurait jeté son dévolu.</p> <p>Il est heureux que la question n'ait pas échappé aux autorités qui ont mis sur les fonts baptismaux le Conseil National de l'Education. Pour résoudre les problèmes d'orientation entre autres solutions pourraient par exemple être la mise en place de conditions plus favorables dans tel secteur que l'Etat aurait choisi comme secteur favorable pour les élèves et les étudiants qui choisiront de s'engager dans lesdits secteurs. Je pense que la mise en place de condition d'attraction à l'instar des bourses de montant plus intéressant dans ces secteurs ciblés peut constituer une source de motivations sérieuses.</p> <p>J'invite les autorités à se pencher sur la question.</p> <p><strong>Franck - Lévy AKANNI<br class='autobr' /> Administrateur d'Industrie</strong></p></div> Me Fatiou Ousman demande le report des communales https://www.24haubenin.info/?Me-Fatiou-Ousman-demande-le-report-des-communales https://www.24haubenin.info/?Me-Fatiou-Ousman-demande-le-report-des-communales Fri, 17 Apr 2020 18:50:13 +0000 fr Dg24h <p>Les élections communales et municipales sont fixées au 17 mai 2020. Mais ce scrutin se tient dans une période où la pandémie du Coronavirus continue de faire des victimes dans le monde et au Bénin malgré les moyens déployés et les mesures prises par le gouvernement pour contrer le mal. <br class='autobr' /> Me Fatiou Ousman, Avocat à la Cour, vient d'adresser une lettre ouverte au Président de la République. <br class='autobr' /> ''L'heure est extrêmement grave, Monsieur le Président'', alerte-t-il. <br class='autobr' /> Dans son cri de cœur, le citoyen béninois (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Divers-" rel="directory">Opinion </a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L129xH150/arton24954-e9ccd.jpg?1590759983' width='129' height='150' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Les élections communales et municipales sont fixées au 17 mai 2020. Mais ce scrutin se tient dans une période où la pandémie du Coronavirus continue de faire des victimes dans le monde et au Bénin malgré les moyens déployés et les mesures prises par le gouvernement pour contrer le mal.<br class='autobr' /> Me Fatiou Ousman, Avocat à la Cour, vient d'adresser une lettre ouverte au Président de la République. <br class='autobr' /> ''L'heure est extrêmement grave, Monsieur le Président'', alerte-t-il.<br class='autobr' /> Dans son cri de cœur, le citoyen béninois demande à Son Excellence Monsieur Patrice Talon le report du scrutin.<br class='autobr' /> ''La plupart des études basées sur l'observation du Covid-19 dans le monde établissent que les pays africains, dont le Bénin, seront durement frappés dans les prochaines semaines, le mois de mai 2020 étant identifié comme le pic de la pandémie en Afrique'', argumente l'Avocat. Me Fatou Ousman demande qu'un projet de loi soit immédiatement introduit au parlement pour reporter sine die des élections communales du 17 mai 2020.<br class='autobr' /> </strong></p> <p>Lire l'intégralité de la lettre ouverte de Maitre Fatiou Ousman, Avocat et citoyen béninois</p> <table class="spip"> <tbody> <tr class='row_odd odd'> <td>Lettre ouverte Au PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE du Bénin<br /> <br />Pour le report de l'élection communale du 17 mai 2020<br /> <br />COVID19<br /> <br />Pas d'élection communale le 17 mai 2020<br /> <br />Notre Vie d'abord.</td></tr> </tbody> </table> <p><strong>Monsieur le Président de La République,</strong></p> <p>C'est avec gravité que je m'adresse à vous en tant que citoyen béninois concerné et inquiet, face à la situation exceptionnelle que nous vivons depuis plusieurs semaines.</p> <p>Le monde est frappé par une crise sanitaire inédite liée à la propagation du Coronavirus aussi appelé Covid-19.</p> <p>A ce jour 1 653 204 personnes ont été contaminées par ce virus et 102 088 en sont mortes, la majorité dans des pays ayant les systèmes de santé les plus performants et avancés.</p> <p>Si, en Afrique, pour l'heure on dénombre 9 000 cas recensés et près de 400 morts (52 pays touchés sur les 54), il s'agit d'un bilan en trompe-l'œil qui n'est nullement rassurant pour les experts ni la communauté scientifique.</p> <p>L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), rompant avec sa prudence habituelle, a très tôt prévenu le continent africain de « se préparer au pire ».</p> <p>Le prix Nobel de la Paix 2018, le Professeur Denis MUKWEGE, dans les colonnes du Journal français LE MONDE (édition du 28 mars 2020), a lancé un appel à « éviter la pandémie ».</p> <p>En ce qui concerne notre pays le Bénin, le nombre de personnes affectées a triplé en moins de trois semaines pour atteindre 35 cas confirmés et 1 décès. Le premier cas a été diagnostiqué le 16 mars 2020.</p> <p>Un foyer de 130 personnes potentiellement contaminées aurait été détecté dans le centre.</p> <p>La courbe de la propagation est donc ascendante, ce qui laisse craindre une augmentation importante du nombre de citoyens béninois touchés par ce virus meurtrier.</p> <p><strong>L'observation de l'évolution de cette pandémie dans les pays les plus touchés est assez édifiante sur les risques pour le Bénin.</strong></p> <p>En France par exemple, la pandémie de Covid-19 a été identifiée le 24 janvier 2020 et concernait alors trois premiers cas. Dès le 14 mars 2020, soit 49 jours plus tard, l'épidémie est passée au stade 3 de sorte que tous les lieux recevant du public, non indispensables à la vie, ont été fermés. Depuis le 17 mars 2020 à 12 h, la population est confinée à domicile. Au 11 avril, le bilan cumulatif fait état de 93 790 cas confirmés et 13 832 morts.</p> <p>En Italie, la pandémie de Covid-19 s'est propagée à partir du 31 janvier 2020, après que deux touristes chinois ont été testés positifs. Au 28 février 2020, l'Italie comptait déjà 21 décès et 888 cas confirmés. Au 9 mars, le nombre de personnes recensées positives à la maladie dans le pays s'élevait à 9 172, dont 463 morts et 724 guéris. Le 10 mars, tout le pays a été placé en confinement. Deuxième pays le plus touché tant par le nombre d'infections que par celui des décès, l'Italie recense au 11 avril 2020 152 271 cas de COVID 19 et 19 468 décès.</p> <p>L'exemple américain est de loin le plus éloquent puisque la pandémie s'est signalée autour du 21 janvier 2020. Au 11 mars, le nombre de personnes infectées est passé à 1 010 cas dont 30 décès. Une semaine plus tard, il y avait 13 816 cas testés positifs et 207 morts. Au 11 avril 2020, 529 768 cas et 20 456 décès sont recensés aux USA.</p> <p>Ces trois pays ont un point commun : celui d'avoir pris cette pandémie à la légère lorsqu'elle s'est déclarée et de l'avoir laissé s'installer avant d'agir de manière drastique.</p> <p>Ces chiffres et la rapidité avec laquelle le Virus s'est propagé ailleurs dans le monde font froid dans le dos.</p> <p>La plupart des études basées sur l'observation du Covid-19 dans le monde établissent que les pays africains, dont le Bénin, seront durement frappés dans les prochaines semaines, le mois de mai 2020 étant identifié comme le pic de la pandémie en Afrique.</p> <p>D'après les études d'une équipe de scientifiques de la « London School of Hygiene and Tropical Medicine », le nombre de personnes infectées par le Covid19 en Afrique pourrait atteindre 450.000 d'ici début mai 2020.</p> <p><strong>L'heure est extrêmement grave, Monsieur le Président.</strong></p> <p>L'inquiétude règne chez tous les Béninois qui ne peuvent pas compter sur notre système de santé dont les limites sont connues.</p> <p>Les mesures prises par votre Gouvernement, si elles ont le mérite d'exister, me semblent insuffisantes à protéger les Béninois et à faire face à la propagation massive de ce virus dans les prochaines semaines.</p> <p>Vous avez rejeté toute idée de confinement généralisé aux motifs que les Béninois n'étaient pas socialement et économiquement organisés pour vivre confinés chez eux, le temps qu'un traitement efficace soit trouvé.</p> <p>D'autres pays, ayant un niveau de développement équivalent au Bénin, ont pourtant décidé ce confinement.</p> <p>A titre d'exemple, le Rwanda, le Niger, le Togo, le Sénégal, le Mali, qui ne sont pourtant pas des pays développés, ont adopté la méthode du confinement et ont pris des mesures sociales et économiques exceptionnelles pour accompagner les citoyens les plus pauvres et le secteur commercial impacté.</p> <p>Et pourtant, ces pays aussi ont une économie informelle importante, comme le Bénin.</p> <p>Le gouvernement béninois a étrangement opté pour un système hybride dit de cordons sanitaires partiels, sorte de confinement limité aux zones dites à risque, renonçant à la fermeture de toutes les frontières et au dépistage systématique des Béninois.</p> <p>Cette décision est lourde de conséquences puisque si les écoles et universités ont été fermées jusqu'au 10 mai 2020, les marchés restent ouverts et les transports en commun sont autorisés, favorisant ainsi une proximité dangereuse.</p> <p>C'est pourtant dans ce contexte particulièrement anxiogène que doit se tenir un scrutin communal le 17 mai 2020 sous l'égide de la CENA.</p> <p>C'est dans ces mêmes circonstances et contre toute attente qu'en votre qualité de Chef de l'Etat, et après avoir consulté les responsables des institutions de la République, vous avez décidé de maintenir la tenue de ce scrutin du 17 mai 2020.</p> <p>Une telle décision, dans le contexte sanitaire ci-dessus décrit, est aussi incompréhensible qu'inconséquente.</p> <p>J'aimerais d'abord contester toute légitimité à cette Conférence dite des Présidents d'Institutions de la République, un tel organe n'étant ni constitutionnel ni légal.</p> <p>Les échanges entre le Président de la République et ses homologues à la tête des institutions sont des échanges informels qui n'engagent pas la République.</p> <p>Les décisions émanant de cette rencontre n'ont ni valeur juridique ni légitimité.</p> <p>C'est donc la décision de l'Exécutif Béninois seul de maintenir le scrutin local du 17 mai 2020.</p> <p>C'est votre décision Monsieur le Président.</p> <p>Au passage, je constate, avec étonnement, que cette réunion des institutions s'est tenue par le biais d'une visioconférence.</p> <p>Ainsi tandis qu'elles évitaient tout contact, à l'abri dans leurs bureaux respectifs, nos autorités ont décidé de poursuivre le processus électoral et d'envoyer les citoyens dans des bureaux de vote, augmentant ainsi les possibilités de contagion à grande échelle.</p> <p>Cette incroyable démarche éclairera tout un chacun sur les responsabilités politique et pénale consistant à exposer gravement les autres tout en se protégeant soi-même.</p> <p>Alors que l'Ethiopie a reporté sine die ses élections générales prévues en août 2020, que la France a reporté dans les mêmes conditions le second tour de ses communales et que les USA redoutent la tenue d'une campagne électorale dans un tel contexte sanitaire, le Bénin s'illustrerait encore négativement.</p> <p>Après les élections législatives controversées et exclusives d'avril 2019, après la répression meurtrière des manifestations des 1er et 2 mai 2019, après les morts non élucidées de Tchaourou, Savè et Kilbo, il s'agit une fois de plus d'un très mauvais signal envoyé aux Béninois qui vous ont pourtant accordé leur vote à 65% en 2016.</p> <p>Manifestement, le Gouvernement, celui que vous dirigez, ne semble pas avoir fait la meilleure option dans la protection des citoyens béninois.</p> <p>A l'évidence, une telle décision ne peut qu'être fondée sur des motivations politiciennes, bien loin de la mission de protection des citoyens béninois.</p> <p>Comment ne pas y voir en effet la volonté, votre volonté Monsieur le Président, de mener, vaille que vaille, cette élection à son terme pour valider et légitimer la révision constitutionnelle du 1er novembre 2019 et l'introduction du parrainage politique pour tout candidat à l'élection présidentielle dès 2021 ?</p> <p>Loin de moi l'envie de vous prêter des intentions, mais je ne peux m'empêcher de penser que le maintien obstiné du scrutin communal du 17 mai 2020, alors que le pic de la pandémie se rapproche, a des fondements très éloignés de la santé des Béninois.</p> <p>Pourtant, la question de la vie et de la santé des citoyens s'impose à tout agenda politique et à tout processus électoral.</p> <p>Les urnes, surtout dans un contexte de recul démocratique amorcé depuis plusieurs années, ne doivent pas avoir plus d'importance que la santé des Béninois.</p> <p>Si important et capital soit-il, aux yeux du régime actuel, aucun scrutin ne doit se tenir s'il met les électeurs béninois en danger.</p> <p>Ce sera pourtant le cas de ce scrutin prévu le 17 mai 2020.</p> <p>C'est pour l'ensemble de ces raisons que j'en appelle à votre sens des responsabilités et à votre patriotisme pour qu'un projet de loi soit immédiatement introduit pour reporter sine die l'élection communale du 17 mai 2020.</p> <p>L'Assemblée vous étant entièrement acquise, en l'absence d'opposition, il est certain que les 83 députés voteront cette loi « les yeux fermés ».</p> <p>Les circonstances exceptionnelles actuelles auraient d'ailleurs pu conduire vos Députés à s'auto-saisir par l'introduction d'une proposition de loi dans le sens du report de ce scrutin. Leur silence sur cette situation est éloquent.</p> <p><strong>Monsieur le Président, ma démarche n'est ni politique ni partisane.</strong></p> <p>Cette lettre est le cri de cœur d'un Béninois qui s'inquiète pour ses proches et ses compatriotes qui vivent dans un pays menacé par une pandémie hautement meurtrière.</p> <p>Je veux croire qu'en tant que Chef de la Nation vous partagez cette inquiétude et que, mettant de côté tout calcul politicien et revêtant à nouveau votre habit de Protecteur des Béninois, vous prendrez la bonne décision.</p> <p>Face à cette urgence sanitaire du Covid-19, nous ne pouvons – nous ne devons – pas prendre le risque d'une crise humanitaire dont les conséquences seraient désastreuses pour le Bénin et les Béninois.</p> <p>C'est votre mission de nous protéger Monsieur le Président, pas de nous exposer à un risque sanitaire.</p> <p>Je vous demande, avec solennité et émotion, de mettre de côté tout agenda politique ou électoral et de placer la santé de vos concitoyens au centre de la décision politique.</p> <p>Pas d'élection communale le 17 mai 2020.</p> <p>La vie d'abord. Notre vie d'abord.</p> <p>Notre vie compte.</p> <p>Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'assurance de ma haute considération.</p> <p>Fatiou OUSMAN,</p> <p>Avocat</p> <p>Citoyen Concerné</p></div> Africain en chine : Non à l'apartheid sanitaire (Aliou TALL) https://www.24haubenin.info/?Africain-en-chine-Non-a-l-apartheid-sanitaire-Aliou-TALL https://www.24haubenin.info/?Africain-en-chine-Non-a-l-apartheid-sanitaire-Aliou-TALL Thu, 16 Apr 2020 14:39:08 +0000 fr Dg24h <p>Nous ne sommes ni vos pangolins, ni vos chauves-souris. La Chine gagnerait mieux à suspecter les animaux sauvages porteurs de virus dont raffole sa population, et non les immigrés africains qu'elle maltraite pour éviter une nouvelle vague de l'épidémie du Coronavirus. L'Apartheid sanitaire qu'elle inflige à des immigrés africains n'est-il pas un bourgeon du racisme sournois qu'entretiennent des chinois contre les africains ? Serait-il la manifestation institutionnelle d'un mépris de l'homme Noir, (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Divers-" rel="directory">Opinion </a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L116xH150/arton24938-1eccc.jpg?1590759983' width='116' height='150' /> <div class='rss_texte'><p>Nous ne sommes ni vos pangolins, ni vos chauves-souris. La Chine gagnerait mieux à suspecter les animaux sauvages porteurs de virus dont raffole sa population, et non les immigrés africains qu'elle maltraite pour éviter une nouvelle vague de l'épidémie du Coronavirus. L'Apartheid sanitaire qu'elle inflige à des immigrés africains n'est-il pas un bourgeon du racisme sournois qu'entretiennent des chinois contre les africains ? Serait-il la manifestation institutionnelle d'un mépris de l'homme Noir, parfaitement illustré par les propos d'un immigré chinois en Afrique ? : « Tous les Kenyans sont comme des singes, même le président Uhuru Kanyatta ».</p> <p><strong>Le problème ce n'est pas la couleur de peau des africains, mais l'estomac des chinois</strong>.<br class='autobr' /> Les chinois feraient peut-être mieux d'arrêter leur appétence à la consommation de viande d'animaux sauvages, réservoirs et transmetteurs de virus, tels le pangolin, la chauve-souris et la civette. Une agence étatique chinoise a démontré que les génomes d'un virus prélevés sur des pangolins sont identiques à ceux du Coronavirus dépistés chez des patients chinois. On a tous été choqués par les images de mammifères sauvages vivants, vendus dans un marché de Wuhan à des consommateurs qui vont s'en délecter, et faire des cocktails nauséabonds avec leurs organes, leurs boyaux, leurs écailles, et leurs os, pour se soigner. Et c'est à Wuhan qu'est partie cette pandémie qui décime une partie de l'humanité. C'était aussi par l'intermédiaire de la civette, un petit mammifère sauvage dont les chinois savourent la chaire, que s'est répandue l'épidémie du Sras en 2002 et 2003.</p> <p>Les chinois devraient donc s'attaquer à eux-mêmes et à leurs habitudes alimentaires décriées un peu partout dans le monde, au lieu de maltraiter et de faire subir un Apartheid sanitaire aux africains. C'est à eux d'arrêter de se régaler avec des soupes de rats et de serpents ; des grillades de chauve-souris, de porcs-épics et de salamandres ; des barbecues de renards et de louveteaux. Les africains en Chine ne sont ni des adeptes, ni des acteurs de ces extravagances alimentaires propices à la propagation de virus létaux. C'est aussi à la Chine d'assumer sa responsabilité sur les dizaines de milliers de morts que déplore le monde, pour avoir dissimulé, selon les américains et une partie de la communauté internationale, l'existence et la gravité de la pandémie du Coronavirus.</p> <p><strong>Du racisme sournois en Afrique à l'Apartheid sanitaire décomplexé en Chine.</strong><br class='autobr' /> Nul besoin de faire des lapalissades sur le racisme que subissent les Noirs dans tous les pays du monde. Mais c'est choquant de voir des chinois culottés qui, de surcroit, tirent leurs moyens de subsistance en Afrique, y faire des actes de mépris et de racisme virulent envers les africains. En 2018 un immigré chinois au Kenya, dénommé Liu Jiaqi, était filmé en train de vomir sa bile sur les Noirs. Il affirmait fougueusement que tous les Kenyans sont des singes, même leur président. Qu'il n'aimait pas ce peuple de singes, pauvre et qui sent mauvais. Il a été expulsé par les autorités kenyanes, à juste titre. Quand on est raciste, on reste chez soi pour y souffrir de sa haine. Les africains ne doivent pas se laisser affecter par les vils propos de lamentables racistes qui essayent de blesser leur amour propre et de les déshumaniser. L'inhumain ce n'est pas eux, c'est le raciste. Son âme est tellement vaine qu'il a besoin d'injurier, de diffamer, et de ségréguer pour justifier son existence.</p> <p>La coopération entre la Chine et l'Afrique est irrémédiablement maculée par les images des vidéos qui montrent des africains expulsés dans la rue comme des pangolins pestiférés, des ségrégations dont ils font l'objet dans la ville de Canton, et des confinements discriminatoires. Des pratiques qui rappellent les heures noires de l'Apartheid en Afrique du Sud, et de la ségrégation raciale aux Etats-Unis. Il faut ressusciter Rosa Parks et Nelson Mandela, et, s'il y a lieu, réinventer l'ANC, signifiant cette fois ci : l'Afrique dit Non à la Chine. L'OMS devrait dénoncer ouvertement l'Apartheid sanitaire qu'inflige la chine aux africains sur son sol. Elle aura donné raison à Donald TRUMP, si elle faisait la politique de l'autruche ou se murait dans un silence bruissant de complicité, le temps que les indignations passent.</p> <p><strong>Il faut boycotter les produits et commerces chinois et appliquer la réciprocité.</strong><br class='autobr' /> Même s'ils n'ont pas totalement confiance aux produits chinois, les africains aiment se les procurer avec l'attrait des prix bas. Mais beaucoup de produits chinois vendus en Afrique sont d'une qualité médiocre, voire dangereuse pour la santé et la sécurité. Toutefois, la pauvreté amène beaucoup d'africains à les plébisciter. Pour la dignité de nos frères et sœurs en Chine, les africains devraient boycotter les produits et commerces chinois en Afrique et ailleurs, jusqu'à ce que la lumière soit faite sur ces actes odieux, et la sécurité des africains assurée en Chine.</p> <p>Le respect ça ne se négocie pas, ça s'impose. Dans les relations internationales la réciprocité est la seule arme efficace pour se faire respecter. Les gouvernements africains ne doivent pas se contenter de convoquer des ambassadeurs chinois pour des explications convenues. Ils vont leur servir des déclarations diplomatiquement stéréotypées, et vides de sens, du genre : la Chine est l'amie de l'Afrique et regrette ces incidents. Elle aidera l'Afrique. Les gouvernements africains doivent refuser cette infantilisation et prendre des mesures de rétorsions : sanctionner puis expulser les chinois qui sont auteurs d'actes ou de propos racistes ; qui font de l'esclavage moderne dans nos pays ; qui font du commerce dans nos pays sans droit au séjour ni sociétés dûment enregistrées ; qui fraudent massivement à nos fiscalités. Un gouvernement qui ne se fait pas respecter met en danger ses ressortissants à l'étranger. Les chinois n'auraient pas ainsi traité des ressortissants américains, français ou anglais. Car ils savent que leurs gouvernements réagiraient illico pour les protéger. Faisons-nous respecter !</p> <p><strong>Aliou TALL,<br class='autobr' /> Président du RADUCC.<br class='autobr' /> Email : raducc@hotmail.fr<br class='autobr' /> </strong></p></div> Les startups Africaines seront-elles le parent pauvre de la crise du Covid-19 ? https://www.24haubenin.info/?Les-startups-Africaines-seront-elles-le-parent-pauvre-de-la-crise-du-Covid-19 https://www.24haubenin.info/?Les-startups-Africaines-seront-elles-le-parent-pauvre-de-la-crise-du-Covid-19 Wed, 15 Apr 2020 15:39:31 +0000 fr Dg24h <p>Une Tribune de Erick Yong – Cofondateur de GreenTec Capital Partners 1er fonds d'investissement allemand dans les startups africaines.</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Divers-" rel="directory">Opinion </a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH89/arton24922-14d5a.jpg?1590759983' width='150' height='89' /> <div class='rss_texte'><p><i>L'ascension de la tech africaine est-elle un lointain souvenir ?</i><br class='autobr' /> Alors même que nous célébrions le cap de 1,3 milliards de dollars investi dans les startups africaines en 2019 , la Tech « Made in Africa » pourrait bien se prendre le mur si rien n'est fait pour accompagner les startups de l'écosystème face aux défis provoqués par la crise sanitaire qui sévit sur le continent. Tout allait pourtant pour le mieux, dans le meilleur des mondes : 645 incubateurs, en 2019, étaient recensés sur le continent, contre 314 en 2016 et 442 en 2017. Pour les trois premiers mois de 2020, plus de 335 millions de dollars avaient déjà été investis !<br class='autobr' /> Mais le coronavirus a débarqué sur le continent...fauchant brutalement les espoirs légitimement suscités.</p> <p><strong><a href="https://www.24haubenin.info/IMG/pdf/tribune_erick_yong_-_greentec_capital_partners_-_startups_africaines_-_covid_19.pdf">Cliquez pour lire la version PDF</a></strong><br class='autobr' /> À mesure que les taux d'infection augmentent, l'économie mondiale ralentit - de manière brutale - et les économies africaines ne dérogent pas à ce constat. S'il est trop tôt pour mesurer la totalité des effets de la crise sur le continent, experts et institutions s'alarment. La Banque Africaine de Développement (BAD) prévoit ainsi une baisse substantielle du PIB du continent, qui passerait de 3,2 à 1,8 points de croissance, conséquence directe de la pandémie. Dans l'économie réelle, la baisse du pouvoir d'achat des consommateurs et des revenus des entreprises sera parmi les premiers effets ressentis. À court terme, ce sont les petites et moyennes entreprises qui courent le plus grand risque, faute de fonds suffisants. Or, l'importance des TPE, petits commerçants et micro-entreprises, est une des spécificités du continent africain. En effet, ces entreprises constituent 95 % de l'activité, tout en figurant en tête des employeurs du continent !<br class='autobr' /> Les startups à forte croissance, à l'image de la plate-forme de paiements en ligne Flutterwave (Nigeria) ou du spécialiste de la gestion de données, Sokowatch (Kenya), ne seront pas les plus affaiblies par la crise, grâce à des levées de fonds records réalisées en série A en janvier et février de cette année. Et paradoxalement pas plus les startups sans revenus, en recherche de fond d'amorçage initial. Le risque d'échec est bel et bien une réalité pour les anciens gagnants, stabilisés, générateurs d'emplois ayant depuis peu prouvé la pertinence de leur modèle économique au travers de revenus stables. La majorité d'entre eux n'a pas pu créer de matelas financier suffisant pour affronter pareil tsunami économique - mais qui aurait pu en imaginer l'ampleur ? Cela justifie de l'incontestable mise en place d'un support au développement proposé par les agences internationales et locales.</p> <p><strong>80% de startups viables pourraient ne pas survivre !</strong></p> <p>Cet arrêt brutal de l'économie sur le continent pourrait balayer les succès anticipés et<br class='autobr' /> hypothéquer l'avenir encourageant de cette dynamique entrepreneuriale. L'étude de la<br class='autobr' /> Fondation GreenTec Capital Africa et We Tracker , à paraître à la fin du mois d'avril, réalisée avant le début de la crise du Covid-19, révélait un taux d'échec culminant à 56% pour les jeunes pousses. 80% de ces startups qui échouait, n'avait pas reçu de soutien financier à l'amorçage.<br class='autobr' /> De nombreuses jeunes entreprises africaines - plus de 80 % - acclamées hier encore, pourraient se retrouver contraintes de baisser le rideau, dans des délais records si des fonds ad hoc n'étaient pas mis à leur disposition.<br class='autobr' /> Depuis mi-mars, nous observons un mouvement de panique face à des perspectives court terme qui commenceraient par des destructions d'emploi. Face à cela, les acteurs de l'écosystème tentent de mutualiser des solutions de réorganisation permettant de gagner du temps. Mais la mise en place d'actions coup de poing pour compenser ce manque ponctuel de liquidités est indispensable pour le plus grand nombre. Sinon, tout l'argent investi jusqu'à présent n'aura servi à rien.<br class='autobr' /> L'Ethiopie, le Rwanda, le Zimbabwe ou encore le Maroc, des pays où les startups fonctionnent principalement sur fonds propres, sont particulièrement exposés aux risques de cessation d'activité de pépites évoluant dans leurs écosystèmes entrepreneuriaux.<br class='autobr' /> Cela coûtera plus cher de reconstruire que d'investir dès aujourd'hui. Il est<br class='autobr' /> indispensable d'anticiper et proposer des leviers financiers concrets, doublement efficaces lors de la sortie de crise. L'angoisse liée aux destructions d'emploi est de plus en plus tangible. Les jeunes entreprises ne rentrent plus d'argent et parmi les 20 millions d'emplois qui vont être détruits en Afrique, nombreux le seront dans les startups. Ben White, PDG du réseau d'investisseurs panafricain Venture Capital 4 Africa soulignait récemment que les 13 500 startups répertoriées par son réseau avaient créée en moyenne 8 emplois, soit 108 000 emplois<br class='autobr' /> au total, eux aussi particulièrement menacés dans le contexte actuel.<br class='autobr' /> Mais pendant que les puissances Européennes seront occupées à reconstruire leurs économies exsangues, les start-ups n'auront pas le temps d'attendre les subsides promis. Chez les entrepreneurs concernés, la crainte d'un effondrement des écosystèmes startups du continent s'accroît et des voix s'élèvent pour réclamer des soutiens effectifs. En atteste les déclarations des présidents du Small Business Institute en Afrique du Sud et du Small Business Owners au Nigéria, John Dludlu et Femi Egbesola, rapportant le grand désarroi des membres de leurs<br class='autobr' /> organisations respectives.<br class='autobr' /> Ces circonstances extraordinaires en appellent à des mesures non moins extraordinaires pour préserver les startups du continent de ce tsunami économique. Les bailleurs de fonds ont déjà amorcé plusieurs mécanismes de financement pour soutenir les économies africaines, mais la considération des startups aux agendas des acteurs de l'aide au développement demeure incertaine. Les gouvernements et autres organisations privées ne sont pas en reste. Des<br class='autobr' /> initiatives commencent à émerger : l'International Trade Center développe par exemple, un centre de ressources dédié aux impacts de la pandémie sur les startups et PME du continent.<br class='autobr' /> L' Afrique du Sud et le Nigeria, les deux économies les plus avancées du continent, ont annoncé des mesures d'urgence de grande envergure pour aider les entreprises à amortir le choc de la pandémie, sans qu'aucune annonce n'ait encore été faite au regard des bénéficiaires et disponibilités des fonds annoncés.<br class='autobr' /> Les autorités en Afrique francophone formulent également des réponses, comme au Sénégal où Papa Amadou Sarr, Directeur Général<br class='autobr' /> de la Délégation générale à l'Entreprenariat Rapide des<br class='autobr' /> Femmes et Jeune (DER/FJ), a annoncé la suspension temporaire des dettes des jeunes entreprises et un plan de 1,5 Milliard FCFA d'aides attribuées sous forme de subventions et prêts divers. Les organisations fédérant les acteurs du capital-risque comme l' Equity and Venture Capital Association (AVCA) ou la African Business Angel Network African Private (ABAN), planchent, quant à elles, sur des mécanismes pour accompagner les fondsd'investissement dans leur mission aux côtés des entrepreneurs. L'enjeu étant pour les invstisseurs de trouver l'équilibre entre des tours de table anticipés et le respect des politiques d'allocation, de sorte à pouvoir accompagner d'autres structures à fort potentiel. Car, face à l'adversité, mais aussi la tentation pour les fonds d'investissement de se concentrer sur leur portefeuille, soutenir les startups du continent aujourd'hui ne doit pas diminuer, bien au contraire !<br class='autobr' /> <strong>Ajuster les solutions face au caractère d'urgence</strong><br class='autobr' /> En qualité d'ambassadeur de l'investissement sous forme de support opérationnel, GreenTec Capital Partners préconise de réajuster les actions déployées face à cette nouvelle réalité. Le regard des bailleurs de fonds doit aujourd'hui s'adapter : il faut d'abord sauver ce qui a déjà été fait et ne pas se projeter dans une vision de nouvelle création.<br class='autobr' /> Les opportunités qui nous ont été données de passer à l'échelle avec des partenaires tels que, nous permettent d'appréhender en amont les risques imminents de l'écosystème des startups Africaines. C'est pour cette raison que non seulement nous souhaitons lancer un signal d'alarme sur ce point précis mais également être force de proposition. Nous avons donc alerté tous nos partenaires en Europe et en Afrique, afin de proposer des actions concrètes qui pourraient être mises en place à court terme. Nous sommes dans l'attente de leur réaction.<br class='autobr' /> Cette action consisterait en une aide destinée à la préservation des emplois en péril, mettant à disposition des fonds d'urgence destinés aux startups porteuses d'emplois, qui sans cette crise étaient génératrice d'activité économique stable. Cette initiative commencerait donc par l'identification de ces entreprises en collaboration avec l'écosystème, suivi d'un support en capacité de résilience pour s'assurer de la pertinence des besoins avec en parallèle le versement d'une enveloppe adaptée pour couvrir leurs frais fixes pendant une période limitée.<br class='autobr' /> Il faut essayer de nouvelles méthodes pour soutenir ces jeunes pousses dans les ajustements qu'elles connaîtront dans les prochains mois.<br class='autobr' /> L'ambition de notre politique d'investissement opérationnel est donc partiellement réorientée vers l'implémentation de mesures de résilience pour optimiser la résistance des entreprises face à la durée de la crise et ses conséquences. Par cette action concrète, nous maintenons une véritable capacité d'accompagnement humain et technique, propre au Venture Building, notre modèle d'investissement original, plébiscité par de nombreux acteurs du développement en Afrique. l'A.F.D. (Agence Française de Développement) ou la G.I.Z. (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit) En accordant dès aujourd'hui une somme mensuelle de 5 à 10 000 euros pendant 3 à 5 mois maximum, à des startups ciblées - au moins 2 ans d'existence, + de 10 employés fixes, aux revenus récurrents et à l'activité stoppée net par le Covid-19, et qui repartiront une fois la sortie de la pandémie actée - nous pourrions préserver les acquis, sans se disperser dans des programmes de reconstruction post-crise qui demanderont forcement énormément plus de ressource pour relancer l'écosystème.<br class='autobr' /> Nous recommandons donc de mettre en place un programme de fonds de roulement d'urgence - un « Startups Bridge pour l'Afrique » - opéré par des acteurs en capacité d'accompagner opérationnellement les bénéficiaires, en complément des fonds débloqués par les Etats africains, dans l'esprit des mesures prises en Europe et aux États-Unis en soutien aux entreprises<br class='autobr' /> locales. Ces mesures permettraient à l'entreprenariat autour de la Tech africaine de poursuivre son ascension de plus belle, tout en préservant les emplois menacés.<br class='autobr' /> Enfin, cela serait aussi le meilleur signal à envoyer à tous ces jeunes entrepreneurs, témoignage sincère de toute la confiance que nous avons en eux.</p> <p> <strong>Erick Yong Green Tec Capital partners</strong></p></div> Suggestion à Antonio Guterres https://www.24haubenin.info/?Suggestion-a-Antonio-Guterres https://www.24haubenin.info/?Suggestion-a-Antonio-Guterres Sat, 04 Apr 2020 10:47:37 +0000 fr Dg24h <p>(Par Roger Gbégnonvi) ​Afin qu'il ne soit pas dit que l'ONU n'a pas fait tout son devoir envers une pauvrette, son Secrétaire Général, Antonio Guterres, a sonné le tocsin : « Il y aura des millions et des millions de morts en Afrique même si la population africaine est très jeune. Elle sera ravagée par la pandémie, si on ne se lève pas tôt. » Et il est vrai que si le Covid-19 déferle sur l'Afrique appauvrie avec la même fougue dévastatrice qu'on lui voit ailleurs, la probabilité existe que l'on raye (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Divers-" rel="directory">Opinion </a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH90/arton24747-878a3.jpg?1590759983' width='150' height='90' /> <div class='rss_texte'><p>(Par Roger Gbégnonvi)</p> <p>​Afin qu'il ne soit pas dit que l'ONU n'a pas fait tout son devoir envers une pauvrette, son Secrétaire Général, Antonio Guterres, a sonné le tocsin : « Il y aura des millions et des millions de morts en Afrique même si la population africaine est très jeune. Elle sera ravagée par la pandémie, si on ne se lève pas tôt. » Et il est vrai que si le Covid-19 déferle sur l'Afrique appauvrie avec la même fougue dévastatrice qu'on lui voit ailleurs, la probabilité existe que l'on raye l'Afrique de la carte du monde, au moins dans sa partie subsaharienne. Mais abonnée aux calamités et regroupée maintenant devant la porte de l'apocalypse pour l'empêcher de sortir, voici l'Afrique animée d'un espoir fou sur trois pistes buissonnières.<br class='autobr' /> ​Buisson 1.- Elle écoute avec attention et sympathie la musique en ‘‘quine'' venue de Marseille, et qui chante la chloroquine capable d'atténuer la charge virale du Covid-19. Or cette molécule a pris demeure dans son sang. Avec diverses plantes sorties de ses brousses et qui auraient les mêmes vertus, les ‘'quines'' sont le viatique de tout Africain confronté en permanence au paludisme. Et voici l'Afrique en train maintenant de se rêver sauvée si ce qui combat le paludisme fait peur au Covid-19. C'est fou et c'est buissonnier. Mais nous sommes en guerre, et tous les chemins, même les plus improbables, sont bons pour aller à la victoire.<br class='autobr' /> ​Buisson 2.- Elle regarde avec attention et sympathie en direction des siens qui balayent les rues à Paris et qui vivent dans des ‘‘foyers africains'', serrés les uns contre les autres dans une promiscuité propice à la propagation du Covid-19. D'où sa triple question angoissée : ses fils éboueurs sur les bords de la Seine sont-ils tous en réanimation, tous morts ou encore vivants et bien portants pour la plupart ? Si la dernière hypothèse s'avérait,<br class='autobr' /> elle prouverait que, ayant vécu longtemps en Afrique appauvrie sous le règne des ‘'quines'' avant d'aller jouer leur survie en France, les ‘‘quines'' les auront comme blindés contre la fougue dévastatrice du Covid-19. C'est fou et c'est buissonnier. Mais nous sommes en guerre, et l'esprit s'élève, en quête du moindre sentier qui permettrait d'aller à la victoire.<br class='autobr' /> ​Buisson 3.- Elle observe avec plus d'attention et de sympathie les lucioles de ses hommes et femmes de science, inconnus ou méconnus. L'un d'eux, en cherchant dans ses brousses, a trouvé la molécule VK500 qui soulage la drépanocytose, sœur du paludisme et infiniment plus mortelle que lui. Les deux médecins, allemand et français, qui s'en servent pour leurs drépanocytaires turcophones et africains immigrés se montrent très discrets pour ne pas faire figure de charlatans aux yeux de leurs collègues germains et hexagonaux. Le VK500 a pourtant obtenu l'aval scientifique de moult laboratoires européens. Un autre a trouvé les Phyto-médicaments API-PALU et APIVIRINE et obtenu aussi l'aval scientifique de moult laboratoires européens. API-PALU se veut clairement un « antipaludique efficace ». APIVIRINE a été en mars 2020 détourné de l'objectif de son inventeur, on s'en est servi pour combattre, non sans bonheur, le Covid-19. Pharmacopée, phytothérapie, ‘‘médicaments de brousse'' pour combattre le Covid-19 ? C'est fou et c'est buissonnier. Mais nous sommes en guerre, et l'Afrique sortira de ses brousses et buissons les molécules pour aller à la victoire.<br class='autobr' /> ​L'ONU et son Secrétaire Général devraient l'aider dans ce sens. On a affublé l'Afrique appauvrie du froc de la mendiante. Pour sa survie, les pays industrialisés lui jettent par an une aumône fallacieuse, aussi invisible qu'insultante. L'Afrique appauvrie ne sauvera donc personne de la pandémie du Covid-19. Mais elle n'en mourra pas. Le monde non plus. Pour qu'on s'en sorte tous, la pauvrette suggère à l'ONU et à Antonio Guterres, en plus de quémander pour l'Afrique des milliards de dollars qui ne lui parviendront jamais, de prendre en considération l'apport de ses brousses et buissons pour la victoire contre le Covid-19.</p></div>