24 Heures au Bénin https://www.24haubenin.bj Webzine, Quotidien Béninois indépendant, d'analyses et d'information en ligne Sun, 17 Oct 2021 11:48:25 +0200 fr-FR hourly 1 Spip 24 Heures au Bénin https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L144xH117/siteon0-fad27.png?1634307401 https://www.24haubenin.bj 117 144 ‹‹ L'image du Bénin a changé grâce à Patrice Talon ›› (Dénis Assongba) https://www.24haubenin.info/?L-image-du-Benin-a-change-grace-a-Patrice-Talon-Denis-Assongba https://www.24haubenin.info/?L-image-du-Benin-a-change-grace-a-Patrice-Talon-Denis-Assongba Wed, 25 Aug 2021 14:49:14 +0200 fr Marc Mensah <p>Attaché à la culture de son pays, Dénis Assongba est un béninois installé depuis plusieurs années aux Etats Unis. Promoteur du Festival Africa Vodoun USA, il présente son parcours, ses projets à court et long termes. Dans cet entretien, Dénis Assongba se prononce sur la gouvernance actuelle sans oublier tout ce qu'il fait pour la promotion de la culture béninoise. <br class='autobr' /> Pour ceux qui ne vous connaissent pas, veuillez-vous présenter s'il vous plaît Je suis Dénis Atchadé Assongba né à Savalou en 1965, Béninois (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH99/arton33027-972fc.jpg?1634309172' width='150' height='99' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Attaché à la culture de son pays, Dénis Assongba est un béninois installé depuis plusieurs années aux Etats Unis. Promoteur du Festival Africa Vodoun USA, il présente son parcours, ses projets à court et long termes. Dans cet entretien, Dénis Assongba se prononce sur la gouvernance actuelle sans oublier tout ce qu'il fait pour la promotion de la culture béninoise.</strong></p> <p><strong>Pour ceux qui ne vous connaissent pas, veuillez-vous présenter s'il vous plaît</strong><br class='autobr' /> Je suis Dénis Atchadé Assongba né à Savalou en 1965, Béninois de la Diaspora résident aux États-Unis, président de l'ONG Midogbékpo et promoteur du Festival Africa Vodoun USA et intronisé Dah Tovomadjèhin. Ça fait 34 ans aujourd'hui que je suis aux États-Unis. En effet, après l'obtention de mon Cefeb (Certificat d'Etudes Primaires, Ndlr), j'ai fait une formation militaire à Savalou, j'ai aussi appris à faire la menuiserie à Saclo et à l'Onab (Office national du bois). Par la suite, j'ai eu la chance de travailler à l'ambassade du Bénin à New York en tant que garçon de ménage. Mais la ‘'béninoiserie'' a fait que j'ai été éjecté. Du coup, je me suis retrouvé dans la rue. Je dormais à la belle étoile pendant des mois puisque étant un sans-abri à l'époque. Je vendais dans les rues de New-York quand un jour j'ai eu la chance de croiser le chemin d'un Américain qui a décidé de me venir en aide. C'est ce dernier qui m'a inscrit dans un centre de danse où j'ai appris à danser et à faire découvrir les danses du Bénin. Dans la foulée, j'ai été délégué pour parcourir les 51 États des USA afin d'apprendre aux Américains les danses du Bénin. C'est de là j'ai connu mon ascension. Rapidement, j'ai pu avoir la nationalité et je suis devenu ce que vous voyez aujourd'hui : fierté du Bénin aux USA grâce à la promotion des valeurs culturelles et cultuelles de mon pays à travers mon festival Africa Vodoun USA très prisé ici.<br class='autobr' /> Je suis respecté un peu partout. Je suis fier d'être Béninois et je voyage un peu partout dans le monde rien que pour faire la promotion de mon beau et cher pays le Bénin. <br class='autobr' /> <strong>En tant que Béninois de la Diaspora qu'avez-vous déjà fait pour votre pays ?</strong><br class='autobr' /> Aux USA, aujourd'hui, si le Bénin est très connu, j'y ai beaucoup contribué et j'en suis fier. Mon dynamisme a fait que des diplomates m'ont proposé au Président Feu Mathieu Kérékou afin de m'honorer à titre exceptionnel dans l'Ordre National de Mérite du Bénin à l'époque. Ce qui a été fait. On dit souvent tant qu'il reste à faire, rien n'est encore fait. Du coup, j'ai encore beaucoup à faire. Je me réjouis déjà du Festival Africa Vodoun USA que j'organise ici aux États-Unis et au Bénin.<br class='autobr' /> <strong>Denis Assongba milite au sein de plusieurs associations dans le monde. Peut-on en avoir une idée plus précise ?</strong><br class='autobr' /> J'ai été responsable à la culture de l'Alliance des Béninois de New-York, New Jersey ... Je l'ai été pendant 22 ans avant de présider pendant 2 ans. J'ai été aussi Vice-président des Béninois résident à New-York. Je suis dans des Associations à l'ONU, ambassadeur des droits de l'Homme et membre actif de l'Association African View à l'ONU. J'ai été Secrétaire Général à l'organisation du Haut Conseil des Béninois de l'Extérieur.<br class='autobr' /> <strong>Quels sont vos projets à court et à long termes ?</strong><br class='autobr' /> Projets à court et long termes : c'est déjà de relever le défi de l'organisation de la prochaine édition du Festival Africa Vodoun USA. <br class='autobr' /> À long terme, c'est de tout faire pour amener les Béninois à comprendre que nous sommes au service de nous-mêmes à travers un projet qui vise à accompagner les plus démunis de chaque contrée du Bénin à sortir de la misère. Le bureau mondial de l'ONG qui sera bientôt réceptionné sera dédié à tous les étrangers qui fouleront le sol béninois dans le cadre des activités de l'ONG en occurrence le Festival Africa Vodoun USA. Il y a également le projet café Vodoun qui est en train d'être mûri afin d'offrir un cadre dédié aux manifestations culturelles liées au Vodoun dans presque toutes les grandes villes du Bénin. <br class='autobr' /> <strong>Digne représentant des Béninois aux USA, que peut-on retenir des actions de Dénis Assongba et qui le rendent fier de ses origines ?</strong><br class='autobr' /> Déjà, je m'habille toujours comme un Béninois ici de sorte à attirer l'attention des Américains sur moi. Et j'avoue qu'ils aiment me voir ainsi et certains me copient même déjà. J'ai pu créer un centre culturel ici depuis 2018, qui présente à tout visiteur les richesses culturelles du Bénin. Vous y verrai en premier lieu la photo du président Patrice Talon ainsi que le drapeau du Bénin.<br class='autobr' /> <strong>Que pensez-vous de l'actuel chef d'État du Bénin, le Président Patrice Talon ?</strong><br class='autobr' /> Je suis fier du chef de l'État pour tout ce qu'il fait dans le but de développer le Bénin. Et vous pouvez déjà constater avec moi que l'image du Bénin a changé grâce à lui. C'est un monsieur que j'admire beaucoup pour son courage, sa fermeté et son engagement ferme à relever le niveau du Bénin. Je voudrais rencontrer le président Patrice Talon pour le féliciter de vive voix. Je peux déjà profiter de cette occasion pour lui dire un grand merci pour ses actions dans le social. Grâce à lui, beaucoup de taxes injustement perçues au niveau des frontières ont été supprimées. L'autre chose est que l'homme a mis la promotion de la culture au cœur de ses actions. Je dirai même que c'est grâce à lui que j'ai eu le courage de conduire à ce jour mon Festival Africa Vodoun USA.<br class='autobr' /> Je soutiens ses actions.<br class='autobr' /> <strong>Dans le cadre du Festival Africa Vodoun USA, avez-vous déjà reçu le soutien des autorités béninoises ?</strong><br class='autobr' /> Aucun soutien jusque-là, malgré la volonté affichée du chef de l'État à nous accompagner. Je cherche d'ailleurs à le rencontrer.<br class='autobr' /> <strong>Un message à l'endroit du chef de l'État</strong><br class='autobr' /> Je l'invite à poursuivre l'œuvre déjà si bien entamée. Donc à aller jusqu'au bout de ses actions. Ce n'est qu'à ce prix que le Bénin va connaître un réel développement et chaque Béninois sera épanoui.<br class='autobr' /> <strong>Un message à l'endroit des Béninois</strong><br class='autobr' /> Chaque Béninois doit pouvoir faire ce qu'il peut pour le développement de son pays et ne pas forcément attendre ce que le pays peut faire pour lui.<br class='autobr' /> <strong>Votre mot de fin</strong><br class='autobr' /> Nous sommes tous ambassadeurs du Bénin à l'étranger. Chacun doit pouvoir valoriser son pays où qu'il se trouve en dehors du Bénin. Et comme je le dis souvent : Nous sommes au service de nous-mêmes. Je vous remercie.<br class='autobr' /> M. M.</p></div> Odile Ahouanwannou champion d'Afrique en titre promet de tout donner à Tokyo https://www.24haubenin.info/?Odile-Ahouanwannou-champion-d-Afrique-en-titre-promet-de-tout-donner-a-Tokyo https://www.24haubenin.info/?Odile-Ahouanwannou-champion-d-Afrique-en-titre-promet-de-tout-donner-a-Tokyo Mon, 02 Aug 2021 15:28:43 +0200 fr Judicaël ZOHOUN <p>Odile Ahouanwannou championne d'Afrique d'athlétisme en heptathlon en titre séjourne actuellement à Tokyo où elle prend part aux Jeux Olympique . Rapprochée, l'athlète livre ses impressions au micro de votre journal.</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH84/arton32703-70c4d.jpg?1634309172' width='150' height='84' /> <div class='rss_texte'><p>Odile Ahouanwannou championne d'Afrique d'athlétisme en heptathlon en titre séjourne actuellement à Tokyo où elle prend part aux Jeux Olympique . Rapprochée, l'athlète livre ses impressions au micro de votre journal.</p> <div style="position:relative;padding-bottom:56.25%;height:0;overflow:hidden;"><iframe style="width:100%;height:100%;position:absolute;left:0px;top:0px;overflow:hidden" frameborder="0" type="text/html" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x8340ij?autoplay=1" width="100%" height="100%" allow="autoplay" allowfullscreen></iframe></div></div> « Nous voulons faire d'Athiémé le pôle touristique le plus fréquenté du Mono » https://www.24haubenin.info/?Nous-voulons-faire-d-Athieme-le-pole-touristique-le-plus-frequente-du-Mono https://www.24haubenin.info/?Nous-voulons-faire-d-Athieme-le-pole-touristique-le-plus-frequente-du-Mono Mon, 26 Jul 2021 19:00:00 +0200 fr Judicaël ZOHOUN <p>Ville historique à fortes potentialités touristiques, Athiémé se veut être le pôle d'attraction le plus fréquenté dans le département du Mono. C'est du moins la vision du conseil communal dirigé par le Maire Saturnin Dansou qui a bien voulu nous accorder une interview pour nous parler de sa commune sur le plan touristique. <br class='autobr' /> 24Heures au Bénin : Monsieur le maire, l'une des priorités du gouvernement Talon est le développement du tourisme au sens large du terme. Que peut vendre aujourd'hui Athiémé sur le plan (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L139xH150/arton32577-e9a2b.jpg?1634309172' width='139' height='150' /> <div class='rss_texte'><p>Ville historique à fortes potentialités touristiques, Athiémé se veut être le pôle d'attraction le plus fréquenté dans le département du Mono. C'est du moins la vision du conseil communal dirigé par le Maire Saturnin Dansou qui a bien voulu nous accorder une interview pour nous parler de sa commune sur le plan touristique.</p> <p><strong>24Heures au Bénin :</strong> Monsieur le maire, l'une des priorités du gouvernement Talon est le développement du tourisme au sens large du terme. Que peut vendre aujourd'hui Athiémé sur le plan touristique ?</p> <p><strong>Maire Saturnin Dansou</strong> : Merci monsieur le journaliste pour l'occasion que vous me donnez pour parler des attraits touristiques de ma commune. Je dirai d'abord qu'en tant que commune, nous devons nous arrimer à la politique gouvernementale. Aujourd'hui, le tourisme occupe une place de choix dans le PAG. Alors nous nous sommes dit que c'est une opportunité pour les communes de valoriser leurs sites touristiques puisque le gouvernement a cette vision, il faudrait donc qu'on s'inscrive aussi dans cette même vision. Comme je le dis souvent, avec le passé d'Athiémé, nous avons des vestiges coloniaux. Nous avons aussi des forêts classées dont une est classée parmi le patrimoine mondial de l'UNESCO. Il s'agit de la forêt de Nablanou dans l'arrondissement d'Atchannou avec une biodiversité impressionnante et des espèces rares. Le fleuve Mono en lui-même est un attrait touristique. C'est un atout pour notre commune que nous devons exploiter indépendamment du fait que la crue nous embête régulièrement. Si vous allez dans Kpinnou, en plein cœur du lac Toho, nous avons un ilot que nous comptons valoriser. En dehors de cela, depuis un moment, la commune est entrain de recevoir des oiseaux migrateurs qui sont tracés. Et des touristes les suivent dans leur mouvement depuis les Etats-Unis. Voilà donc autant d'éléments qui nous permettent de dire qu'Athiémé a beaucoup d'atouts touristiques à vendre.</p> <p><strong>Quel politique votre conseil communal met alors en place pour la valorisation de tout ce patrimoine ?</strong></p> <p>Vous posez là une très belle question. Le conseil communal œuvre d'abord à faire le répertoire du patrimoine à travers un inventaire. Dans ce cadre, nous avons signé un partenariat avec Eco-Bénin qui est actuellement dans la commune pour trois mois. Leur mission est de nous faire le diagnostic et de répertorier tous les attraits touristiques de la commune. Après cette étape, et toujours dans le partenariat avec Eco-Bénin, nous allons écrire les projets afin de trouver des partenaires qui viendront nous appuyer pour aménager certains sites touristiques. Mais avant Eco-Bénin, nous avions fait un partenariat avec culture et développement, une ONG en France. Les responsables de cette ONG sont surtout intéressés aux vestiges coloniaux. Ils ont promis nous aider à réhabiliter ces bâtiments pour attirer les touristes.</p> <p><strong>Qu'en est-il du patrimoine immatériel ?</strong></p> <p>Il y a un genre de couvent qui est toujours à Ahoho dans l'arrondissement de Dédékpoé. C'est dans ce couvent qu'on initiait les futurs chasseurs et vous pouvez toujours voir sur place les cranes d'hippopotames. Tous les rituels y sont faits pour initiés les chasseurs.</p> <p>Vous savez, chez nous, il y a beaucoup de divinités. Et si vous allez dans la forêt sacrée de Houanyêhoué, l'histoire nous a été racontée par les gardiens du temple que les clous tombaient du ciel. Ils nous ont aussi dits comment est installé ce fétiche et que quand vous finissez de le consulter, vous ne devez plus regarder derrière quand vous partez au risque de vous transformer en termitière. Et ce que nous avons constaté quand nous sommes allés là-bas, c'est que les gens ont commencé par détruire la forêt. Alors il nous faut trouver les moyens pour l'aménager et la restaurer pour que les gens continuent de la visiter.</p> <p>Je me suis intéressé plus au patrimoine matériel non pas parce que nos danses n'existent pas. Mais dans la pratique, on constate que les gens ne maitrisent plus les choses. Puisque si le tam-tam n'existe pas, on ne peut pas parler de danse. Et le constat amer aujourd'hui est que dans nos villages les jeunes s'adonnent plus à la musique moderne. Et c'est pour tout ça que nous avons commis les experts pour nous faire les études. Et puisque nous n'avons pas encore les résultats de ces études, nous ne savons pas encore à quoi il faut s'attaquer. Nous ne pouvons pas aller dans un village et dire que nous voulons restaurer une danse. Ce n'est pas possible. Il nous faut d'abord savoir pourquoi cette danse est entrain de disparaître, trouver le matériel adéquat…car si par exemple vous allez dans un village et ils vous disent qu'ils n'ont pas de tam-tam, que ferez-vous ? Par exemple de nos jours les gens préfèrent aller louer de sonorisation et un DJ quand ils ont un décès alors qu'avant c'est du Zinlin qu'on jouait.</p> <p>Donc c'est un travail de fond que nous voulons faire pour remettre sur les rails notre riche patrimoine immatériel qui se meurt. Ce patrimoine est en danger puisqu'il y a des danses comme le rythme Zahir qu'on jouait dans mon village que nos enfants ne connaissent plus aujourd'hui. Une chose est sûre, dès que nous aurons les conclusions des études, nous allons nous y mettre pour revenir sur un certain nombre de valeurs. Mais déjà, nous sommes en de très bonne collaboration avec la direction départementale du tourisme. A l'heure où je vous parle, il nous a été demandé de fournir deux sites touristiques à aménager par l'Etat. Il y a de l'espoir.</p> <p><strong>Un appel pour clore cet entretien</strong></p> <p>L'actuel conseil communal s'est dit que construire des écoles, des centres de santé c'est primordiale. Mais ce n'est pas que ça le développement. Le développement, c'est également le tourisme qui génère beaucoup de moyens pour les communes. Nous avons donc la vision de faire d'Athiémé un pôle touristique le plus fréquenté dans le Mono. Notre vision, c'est la destination Athiémé. Et pour le faire nous avons besoin de tout le monde.</p> <p><strong>Propos recueillis et transcris par Cokou Romain COKOU</strong></p></div> « Nous saluons l'action du gouvernement à répandre ce projet dans tout le Bénin » https://www.24haubenin.info/?Nous-saluons-l-action-du-gouvernement-a-repandre-ce-projet-dans-tout-le-Benin https://www.24haubenin.info/?Nous-saluons-l-action-du-gouvernement-a-repandre-ce-projet-dans-tout-le-Benin Sun, 20 Jun 2021 23:32:00 +0200 fr Ignace B. Fanou <p>Le Directeur du Centre d'excellence régional contre la faim et la malnutrition (CERFAM) basé en Côte d'Ivoire, Patrick Teixeira, était au Bénin sur invitation du Représentant résident du Programme d'alimentaire mondial (PAM), Guy Adoua, du 9 au 14 juin dernier. C'était dans le cadre de la visite d'étude du programme de cantines scolaires du Bénin avec une délégation du gouvernement burundais conduite par la Première dame Angeline Ndayishimiye. Au terme de la mission, Patrick Teixeira, qui y a joué le rôle (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH101/arton32018-12181.jpg?1634309172' width='150' height='101' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Le Directeur du Centre d'excellence régional contre la faim et la malnutrition (CERFAM) basé en Côte d'Ivoire, Patrick Teixeira, était au Bénin sur invitation du Représentant résident du Programme d'alimentaire mondial (PAM), Guy Adoua, du 9 au 14 juin dernier. C'était dans le cadre de la visite d'étude du programme de cantines scolaires du Bénin avec une délégation du gouvernement burundais conduite par la Première dame Angeline Ndayishimiye. Au terme de la mission, Patrick Teixeira, qui y a joué le rôle de facilitateur entre les deux pays, fait le point de ce partenariat Sud-Sud pour la promotion des cantines scolaires comme programme intégré de lutte contre la faim et la malnutrition, et moyen de développement. Interview.</strong></p> <p><strong>Qu'est-ce qui justifie la présence du CERFAM à l'occasion de cette mission du Burundi au Bénin ?</strong></p> <p>Le CERFAM est une initiative stratégique entre le gouvernement de la Côte d'Ivoire et le Programme alimentaire mondial (PAM). Nous travaillons en étroite collaboration afin d'accompagner les efforts des gouvernements dans les domaines clés de l'alimentation scolaire, de la résilience communautaire, de la lutte contre la malnutrition, de la transformation rurale, la recherche afin d'avoir des données probantes, une évidence pour pouvoir obtenir les ressources et l'engagement mais aussi l'assurance et l'assistance technique et enfin le plaidoyer et la communication afin que la lutte contre la faim et la malnutrition restent une des priorités de nos gouvernements comme un moyen essentiel pour arriver vers le développement et l'émergence.<br class='autobr' /> A ce titre, la coopération Sud-Sud revêt une importance stratégique dans l'action du CERFAM. Donc c'est à l'invitation du Représentant résident du PAM au Bénin que nous nous sommes associés à ces échanges qui sont établis entre les gouvernements du Burundi et du Bénin afin qu'ensemble ils puissent trouver des bonnes pratiques, des innovations, des solutions durables pour accélérer les efforts dans la lutte contre la faim et la malnutrition. Donc le CERFAM est ici pour faciliter ces échanges et aider aussi à faire en sorte que la promotion de ces bonnes pratiques et actions soit suivie d'effets au niveau politique, stratégique et opérationnel.</p> <p><strong>Vous avez été là du début jusqu'à la fin de la mission. Quelles sont maintenant vos attentes de ce dialogue entre le Bénin et le Burundi ?</strong></p> <p>La présence d'une délégation de très haut niveau conduite par Son Excellence Madame la Première dame et trois ministres du Burundi, celui de l'éducation, de l'agriculture et de la santé, témoigne de l'importance qu'à revêtu cette action de coopération Sud-Sud et du renforcement des capacités. Nous avons trouvé ces échanges extrêmement enrichissants et très prometteurs. Au cours de ces cinq jours de visite, nous avons pu voir à quel point la détermination, la conviction et l'engagement politiques à un très haut niveau étaient importants. A ce titre, nous saluons l'action du gouvernement du Bénin au plus haut niveau, non seulement à y mettre les moyens nécessaires mais aussi à répandre ce projet dans toutes les zones du Bénin. Nous avons vu au cours des visites sur le terrain, des pratiques extrêmement prometteuses, extrêmement innovantes, qui témoignent de l'engagement et de l'engouement des communautés mais aussi des partenaires au développement à faire de l'école non seulement un lieu où les enfants viennent manger des repas sains et équilibrés mais également une plateforme de développement d'interventions diversifiées et complémentaires qui vraiment renforcent l'action de ces gouvernements en matière de développement du capital humain et de promotion de l'économie locale à travers des actions dont bénéficient des communautés, la production locale, etc. Et donc bien sûr, les enfants sortent gagnants avec une meilleure éducation, une meilleure nutrition et une meilleure santé pour tous.</p> <p><strong>Est-ce à dire que les initiatives que vous avez observées sur le terrain par rapport à l'expérience du Bénin sont susceptibles d'être documentées par le CERFAM et partagées au niveau de la sous-région ? Peut-être que cela produira, comme vous le souhaitez, des effets au niveau politique, stratégique et opérationnel.</strong></p> <p>Je peux vous dire d'ores et déjà que oui, le CERFAM serait extrêmement honoré d'accompagner ces efforts, de faire en sorte que les bonnes pratiques que nous avons vues ici au Bénin et celles qui ressortent du Burundi puissent être documentées et disséminées. L'action du CERFAM, c'est de promouvoir des solutions innovantes, des bonnes pratiques, que d'autres gouvernements pourraient aussi vouloir répliquer et mettre à l'échelle. C'est dans ce sens que nous avons justement l'honneur d'être associés à cette initiative et de faire en sorte que nous puissions, en tant que facilitateur, en tant que plateforme de diffusion d'échanges de connaissances et d'expériences, apporter notre expertise et la mettre au service du Bénin et du Burundi afin que la coopération Sud-Sud porte ses fruits dans cette éradication de la faim et de la malnutrition, la promotion de systèmes alimentaires durables et qu'on puisse atteindre non seulement les Objectifs de développement durable (ODD) mais aussi l'Agenda 2063 de l'Union Africaine (UA).</p> <p>Propos recueillis par Juliette MITONHOUN</p></div> Ce qu'il faut savoir des accidents scolaires https://www.24haubenin.info/?Ce-qu-il-faut-savoir-des-accidents-scolaires https://www.24haubenin.info/?Ce-qu-il-faut-savoir-des-accidents-scolaires Mon, 15 Mar 2021 16:31:13 +0100 fr Boniface CAKPO <p>Plusieurs situations créent des accidents dans les écoles. Des murs de WC et bâtiments en dégradation, des salles de classe en pailles, des hangars mal érigés qui se démolissent sous l'effet des intempéries. Il y a aussi des incidents de coups mortels. Sans oublier la chute de meubles. Autant d'incidents qu'on qualifie d'accidents scolaires. Dans un entretien accordé à 24heuresauBenin, Serge Wammassè, Conseiller pédagogique de l'enseignement du premier degré en service à la Circonscription scolaire de (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH143/arton30226-ccecc.jpg?1634309172' width='150' height='143' /> <div class='rss_texte'><p>Plusieurs situations créent des accidents dans les écoles. Des murs de WC et bâtiments en dégradation, des salles de classe en pailles, des hangars mal érigés qui se démolissent sous l'effet des intempéries. Il y a aussi des incidents de coups mortels. Sans oublier la chute de meubles. Autant d'incidents qu'on qualifie d'accidents scolaires.<br class='autobr' /> Dans un entretien accordé à 24heuresauBenin, Serge Wammassè, Conseiller pédagogique de l'enseignement du premier degré en service à la Circonscription scolaire de Toffo (Zone 1) aborde le sujet. Le Conseiller pédagogique met l'accent sur la responsabilité des enseignants.</p> <p> <strong> 24h au Bénin : Bonjour Monsieur le Conseiller pédagogique. Qu'entend-on par accident scolaire</strong> ?</p> <p><img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1634307389' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> <strong> M. Serge Wammassè</strong> : Dans le contexte scolaire, un accident est un évènement imprévu, malheureux ou dommageable qui survient dans l'environnement scolaire en créant des dommages et provoque l'interruption des activités scolaires de façon temporaire.<br class='autobr' /> <strong><br class='autobr' /> Quelles sont les situations ou faits que nous pouvons qualifier d'accidents dans les écoles ?<br class='autobr' /> </strong><br class='autobr' /> <strong> <br /><img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1634307389' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Voici quelques cas d'accidents : </strong> <br class='autobr' /> En classe : le châtiment corporel entraînant des blessures, la crise liée à la santé de l'élève.<br class='autobr' /> Dans la cour de l'école : la fracture, l'entorse, le déboitement et la déchirure liés à la chute de l'arbre, de la tornade décoiffant le toit d'une salle de classe, les jeux brutaux.<br class='autobr' /> Sur le terrain de sport : décès brusque, contraction des muscles, fatigue provoquant la perte de connaissance. <br class='autobr' /> Dans le lieu de production scolaire : morsure de serpent, piqûre de guêpe, scorpion, blessures liées à la manipulation des outils agricoles ou d'objets tranchants détenus par l'élève.<br class='autobr' /> Ces cas que j'ai évoqués sont tous appelés des accidents scolaires.</p> <p><strong>Quelle est la responsabilité de l'enseignant dans ces situations ? <br class='autobr' /> </strong></p> <p><img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1634307389' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> La responsabilité de l'enseignant est totale.<br class='autobr' /> D'abord, le règlement intérieur ou la charte de l'école doit être connu des élèves et c'est à l'enseignant qu'il revient de sensibiliser ces derniers sur le contenu de ces documents. Ensuite, il doit veiller à ce que les élèves ne viennent en classe avec des objets pointus ou coupants et éviter d'engager les enfants dans des activités de violence ou de jeux brutaux. Enfin, il doit dans ses propos ou actes faire la promotion de la paix et de la non violence.</p> <p> <strong>Vous êtes au courant de la situation qui s'est produite à Ouidah, à l'EPP Ganvè, où un écolier a poignardé son camarade. Pouvons-nous qualifier cela d'accident scolaire ? Si oui, est-ce qu'il y a des responsabilités à situer au sein de cette école ? </strong></p> <p><img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1634307389' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Ici, les responsabilités sont partagées en ce sens que nous avons plusieurs acteurs sur la chaîne scolaire tels que les parents, le maître et le directeur de l'école. Dans le cas d'espèce la responsabilité des parents en premier et de l'enseignant est engagée.</p> <p><strong>Que faire de façon générale, cher CP, pour éviter les accidents dans les écoles ? <br class='autobr' /> </strong></p> <p><img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1634307389' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Nous pouvons caractériser ces dispositions en deux ordres :<br class='autobr' /> Ordre matériel : il s'agit de la conformité des infrastructures aux normes EQF (École de Qualité Fondamentale), de leur entretien (cela met en exergue la problématique des infrastructures en matériaux précaires), du regard sur les différents obstacles installés dans la cour de l'école.<br class='autobr' /> Le suivi rigoureux : En effet, chaque enfant aux heures ouvrables est à la charge de son maître. Le directeur étant le premier responsable a l'obligation de rappeler à son personnel enseignant son devoir sur la sécurité de l'enfant. Il est donc impérieux que les heures de la récréation soit bien suivies par non seulement le maître de semaine mais aussi par chaque maître. L'enseignant doit être présent et à l'heure à l'école, prendre toutes les dispositions sécuritaires pendant les activités sportives .<br class='autobr' /> Voilà quelques approches de réponses que j'ai voulues mettre à votre disposition.</p> <p> Merci pour votre disponibilité.</p> <p>Propos recueillis Boniface CAKPO</p></div> L'OMS salue les efforts du gouvernement Talon https://www.24haubenin.info/?L-OMS-salue-les-efforts-du-gouvernement-Talon https://www.24haubenin.info/?L-OMS-salue-les-efforts-du-gouvernement-Talon Sat, 30 Jan 2021 21:28:04 +0100 fr Ignace B. Fanou <p>La communauté internationale a célébré ce samedi 30 janvier 2021, la journée mondiale de lutte contre les Maladies tropicales négligées (MTN). Selon les spécialistes en santé, les MTN touchent plus de 1.5 milliard de personnes dans le monde et tuent 170.000 personnes par an. Dans cet entretien, le Représentant résident par intérim de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au Bénin, Dr Mamoudou Harouna Djingarey, explique entre autres, les actions que mène le Bureau de l'OMS au Bénin pour accompagner le (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH150/arton29332-3e8b9.jpg?1634309172' width='150' height='150' /> <div class='rss_texte'><p>La communauté internationale a célébré ce samedi 30 janvier 2021, la journée mondiale de lutte contre les Maladies tropicales négligées (MTN). Selon les spécialistes en santé, les MTN touchent plus de 1.5 milliard de personnes dans le monde et tuent 170.000 personnes par an.<br class='autobr' /> Dans cet entretien, le Représentant résident par intérim de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au Bénin, Dr Mamoudou Harouna Djingarey, explique entre autres, les actions que mène le Bureau de l'OMS au Bénin pour accompagner le gouvernement dans la lutte contre l'élimination et l'éradication de ces maladies d'ici à 2030.</p> <p><strong>Certaines maladies sont selon l'OMS identifiées comme maladies négligées. Expliquez-nous pourquoi et quelles sont ces maladies ? </strong></p> <p>Dr Mamoudou Harouna Djingarey : Les maladies tropicales négligées comme le nom l'indique sont des maladies qui sévissent sous les tropiques. Ce sont des maladies qui affectent les populations pauvres qui vivent dans des zones enclavées, des zones d'accès difficiles et qui ne disposent pas d'infrastructures socio-économiques et sanitaires de base. L'OMS a identifié une vingtaine de maladies dans ce chapitre qui varie d'un pays à un autre. Elles sont divisées en deux groupes selon les stratégies de contrôle. Ainsi nous avons les maladies tropicales négligées qui sont évitables par la chimioprophylaxie et nous avons aussi des MTN qui quand elles surviennent on peut les traiter pour les guérir donc la chimiothérapie.<br class='autobr' /> Au nombre des MTN évitables au Bénin, on peut citer l'onchocercose, la filariose lymphatique, le trachome, les schistosomiases qu'on appelle communément la bilharziose, les helminthiases, les vers intestinaux…L'ulcère de Buruli, la lèpre et le pian sont du second groupe, le groupe des MTN traitables, c'est-à-dire les maladies qu'on peut traiter une fois déclarées.</p> <p><strong>Parlez-nous de la vision de l'OMS sur les Maladies tropicales négligées ?</strong></p> <p>Dr Mamoudou Harouna Djingarey : La lutte contre les MTN est une priorité pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS).Tout le monde a droit à l'accès universel aux soins. Tout comme les populations urbaines, les populations rurales ainsi que les populations vivant sous les tropiques ont droit à l'accès au traitement et aux soins. Donc, les maladies tropicales négligées comme les autres maladies sont une priorité pour l'OMS.</p> <p><strong>Quelles sont les stratégies développées par l'OMS pour éradiquer les MTN en Afrique ?</strong></p> <p>Dr Mamoudou Harouna Djingarey : L'OMS a mis en place à Brazzaville au bureau régional, un groupe organique chargé uniquement de la lutte contre les MTN. C'est un groupe qui travaille avec les conseillers nationaux de l'OMS dans chaque pays. Ils travaillent à définir des objectifs à atteindre pour chaque maladie ; élaborer une feuille de route ; élaborer des directives techniques, mobiliser des ressources et assurer la disponibilité et la gratuité des médicaments. Donc l'OMS a mis en place un certain nombre de stratégies pour éradiquer ces maladies.<br class='autobr' /> ‘'Éradiquer'' pour l'OMS a une grande signification. Il s'agit de finir complètement avec ces maladies. Ce qui est possible pour deux maladies comme le ver de Guinée et le pian mais pour ce qui concerne les autres, il faut viser à les éliminer ou à les contrôler. Amener le nombre de cas au seuil le plus bas possible de façon à ce que cela ne constitue plus un problème de santé publique.<br class='autobr' /> Donc parmi les stratégies, il y a la polychimiothérapie préventive qui consiste à donner de façon préventive des médicaments aux communautés pour qu'elles évitent les maladies. Au cas où elles ont des vers, des parasites, qu'ils ne développement pas des Maladies. Il y a aussi le traitement curatif. Pour ceux qui ont les maladies, il faut les traiter par des médicaments. Ces médicaments sont distribués gratuitement à ces personnes. Il y a aussi la lutte contre les séquelles et certaines invalidités causées par ces maladies et la lutte contre les vecteurs. La plupart de ces maladies sont transmises par les vecteurs. Et la grande stratégie consiste à lutter contre les vecteurs de ces maladies. Enfin, il y a la sensibilisation des populations sur les mesures préventives et les mesures pour éviter ces maladies-là.</p> <p><strong>Le Bénin fait partie des pays qui se sont engagés à éliminer les MTN du continent africain d'ici 2030. Dites-nous ce que vous avez fait pour accompagner le Bénin dans cette lutte au cours des trois dernières années ?</strong></p> <p>Dr Mamoudou Harouna Djingarey : L'OMS a beaucoup travaillé avec les autorités nationales autour de plusieurs axes. L'agence a appuyé le Bénin tant techniquement que financièrement pour l'élaboration de son plan stratégique pour l'élimination des MTN. Ce plan est décliné chaque année en plan opérationnel avec l'ensemble des partenaires notamment certaines Ong qui travaillent ici au Bénin. Le Système des Nations-Unies et la société civile s'assurent de la disponibilité des médicaments et de leur distribution par des campagnes de distribution gratuite. La lutte contre les MTN est multisectorielle et fait appel à plusieurs autres secteurs avec lesquels l'OMS travaille en collaboration avec le gouvernement du Bénin pour pouvoir lutter contre les MTN. L'OMS réalise aussi des enquêtes par rapport à la distribution et la digitalisation des données pour savoir les régions les plus affectées et celles qui ne le sont pas et qui n'ont plus besoin d'accueillir les campagnes de distribution</p> <p><strong>Qu'avez-vous envisagé comme actions à mener pour appuyer le Bénin dans la lutte contre les MTN dans les trois prochaines années ? </strong></p> <p>Dr Mamoudou Harouna Djingarey : Au cours des années à venir, l'OMS va continuer à appuyer le Bénin conformément aux actions de lutte contre les MTN qui sont planifiées tant au niveau mondial qu'au niveau sous-régional qu'à l'intérieur de chaque pays. De façon spécifique, l'OMS va appuyer le plan d'actions 2014-2025 du Bénin, suivra l'évolution pour l'élimination de la trypanosomiase humaine africaine (maladie du sommeil). Le Bénin est sur la même voie que son voisin du Togo qui a éliminé cette maladie et nous suivons le dossier avec les autorités nationales pour réduire à un niveau plus bas de sorte que la maladie ne constitue plus un problème de santé publique. Alors très bientôt, le Bénin sera déclaré pays où la trypanosomiase humaine africaine a été éliminée.</p> <p><strong>La communauté internationale célèbre ce 30 janvier 2021, la deuxième édition de la journée mondiale de lutte contre les MTN avec le soutien de l'OMS. Quelles sont les grandes manifestations officielles prévues ? </strong></p> <p>Dr Mamoudou Harouna Djingarey : La journée mondiale de lutte contre les MTN n'est pas encore entérinée pas l'OMS. Cependant, il y a un groupe d'organisations non gouvernementales, des gouvernements, des partenaires qui, vu l'importance du sujet se réunissent chaque fois pour célébrer cette journée et faire des activités pour pouvoir sensibiliser les populations et faire des distributions de médicaments. L'OMS appuie ces initiatives et accompagne entièrement ces partenaires en attendant que la journée ne soit entérinée par l'OMS.</p> <p><strong>Quelle est l'utilité sinon l'impact de cette journée mondiale sur l'élimination des MTN ?</strong></p> <p>Dr Mamoudou Harouna Djingarey : La célébration de la journée mondiale de lutte contre les maladies tropicales négligées a un impact positif sur l'élimination et l'éradication des MTN grâce aux séances de sensibilisation et les campagnes de distribution gratuite de médicaments. C'est une journée qui draine beaucoup de partenaires et beaucoup d'acteurs sociaux (maires, élus locaux…) pour le bien-être des populations.</p> <p><strong>Quel message avez-vous à adresser aux autorités sanitaires du Bénin à l'occasion de cette deuxième Journée mondiale de lutte contre les MTN ?</strong></p> <p>Dr Mamoudou Harouna Djingarey : Le Bénin fait partie des pays qui ont attribué une ligne budgétaire pour la lutte contre les MTN. Nous saluons cette initiative et demandons encore au gouvernement de continuer à soutenir cette ligne pour que les MTN ne soient pas une fatalité. Qu'on puisse accorder à ces maladies l'importance que cela mérite. Nous invitons également tous les autres partenaires à continuer à appuyer le gouvernement du Bénin dans le cadre de l'élimination des MTN.</p> <p><strong>Propos recueillis par Juliette MITONHOUN</strong></p></div> Le Bénin est en train d'aller vers une électrification à 100% https://www.24haubenin.info/?Le-Benin-est-en-train-d-aller-vers-une-electrification-a-100 https://www.24haubenin.info/?Le-Benin-est-en-train-d-aller-vers-une-electrification-a-100 Mon, 28 Dec 2020 11:44:10 +0100 fr Ignace B. Fanou <p>La 3ème édition de la conversation sur les enjeux de l'énergie en Afrique couplée à la projection du film documentaire ‘'Energy 2020'' s'est déroulée le 23 décembre 2020 à Canal Olympia à Cotonou. Les apprenants de l'école primaire de Tori Bossito, des étudiants et autres acteurs étatiques et non étatiques du secteur énergétique ont participé au débat qui vise à apporter une solution durable au déficit de l'énergie en Afrique. A l'issue de la cérémonie, Mme Estelle Gbénou, organisatrice de la rencontre a, dans une (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L119xH150/arton28815-2d19f.jpg?1634309172' width='119' height='150' /> <div class='rss_texte'><p>La 3ème édition de la conversation sur les enjeux de l'énergie en Afrique couplée à la projection du film documentaire ‘'Energy 2020'' s'est déroulée le 23 décembre 2020 à Canal Olympia à Cotonou. Les apprenants de l'école primaire de Tori Bossito, des étudiants et autres acteurs étatiques et non étatiques du secteur énergétique ont participé au débat qui vise à apporter une solution durable au déficit de l'énergie en Afrique.<br class='autobr' /> A l'issue de la cérémonie, Mme Estelle Gbénou, organisatrice de la rencontre a, dans une interview, apprécie les réalisations du gouvernement Talon dans le domaine de l'énergie. La responsable de l'Association le Droit à l'Energie (LDE)<br class='autobr' /> invite les gouvernants africains à électrifier tout le pays avant la fin de leur mandat.</p> <p><strong>24 Heures au Bénin : L'électrification est l'un des piliers phares du PAG. Quel est votre regard sur ce qui se fait par le régime de la Rupture depuis 4 ans dans le secteur énergétique ? </strong></p> <p><strong>Estèle Gbénou</strong> : Nous avons eu la chance pendant cette conversation, d'avoir la présence du Directeur de cabinet du ministre de l'énergie. Il a expliqué au public les actions qui ont été mises en place depuis l'avènement du gouvernement de la Rupture. Ils sont en train d'aller vers une électrification à 100% du Bénin. Là, nous en sommes déjà à 60%. Ce qui était important pour moi à la suite de cette rencontre, c'est de mesurer l'accessibilité du ministère de l'énergie. C'est de voir si par exemple les jeunes du village de Tori Bossito qui étaient présents dans mon documentaire et qui n'ont pas d'énergie pour l'instant peuvent faire un dossier et se rapprocher du ministère de l'énergie et avoir des kits scolaires en attendant qu'on puisse raccorder leur village avec le réseau électrique. Et j'ai eu une réponse assez positive du gouvernement. Nous allons donc faire ensemble les démarches de demande de kits d'appoint pour cette localité puis nous pourrions apprécier en temps et en heure si les actions sont vraiment à la hauteur des promesses.</p> <p><strong>Un appel à lancer aux gouvernants africains et aux communautés ?</strong></p> <p><img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1634307389' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Si vous êtes président de la République en Afrique subsaharienne aujourd'hui en 2020 peu importe le pays, si vous devez faire une seule chose pour votre pays, électrifiez au moins tout le pays avant la fin de votre mandat. Ce sera déjà quelque chose de mémorable et vous ne serez pas oublié par rapport à l'héritage que vous aurez laissé au pays. Mais nous ne demandons pas aux États de prendre des décisions coûteuses parce qu'ils veulent régler un problème immédiat. Nous les encourageons plutôt à travailler ensemble pour donner une réponse africaine. C'est-à-dire que le Bénin se mette avec le Burkina-Faso et le Niger pour utiliser les grands lacs et produire l'énergie. Nous préférons ce type de solution là et des kits solaires que de faire des grandes centrales et de nous revendre l'énergie chère parce que le coût est aussi un facteur qui empêche l'accès à l'énergie.</p> <p> <strong>Activiste de l'énergie, parlez-nous un peu de vos actions pour la cause énergétique ?</strong></p> <p> - La cause énergétique est une cause importante pour la jeunesse. Mon association organise des conversations sur l'énergie en Afrique pour parler avec des décideurs politiques. Nous essayons de les influencer et de les sensibiliser davantage sur la question de l'électrification en Afrique afin que d'ici peu de temps, l'Afrique subsaharienne rattrape son retard énergétique par rapport à l'Afrique du Nord pour que nous soyons à 100% d'électrification dans toute l'Afrique.</p> <p><strong>Vous avez réalisé un film documentaire sur la question. Cette œuvre réalisée sur fonds propres prend en compte 5 pays. Quel est votre intérêt à travers ce projet ?</strong></p> <p><img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1634307389' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> J'ai réalisé en début de cette année, un documentaire sur l'électrification de l'Afrique pour montrer à quel point ces questions étaient une source de disparité entre personnes vivant dans un milieu rural et personnes vivant dans un milieu urbain. Le non accès à l'électricité impacte l'avenir de génération en génération. C'est pour ça que j'ai réalisé ce documentaire d'une vingtaine de minutes afin que les gens puissent voir de leurs yeux et surtout que la jeunesse comprenne l'enjeu essentiel de ces questions d'électrification pour son propre avenir. Qu'elle prenne les choses en main et décide à chaque fois qu'il y a des élections ou à chaque fois qu'elle a l'occasion de s'exprimer, qu'elle le fasse en faveur d'une électrification à % rapide de toute l'Afrique.</p> <p><strong>Pourquoi pas un combat pour l'eau et l'éducation pour tous et c'est la question de l'énergie qui vous préoccupe ?</strong></p> <p><img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif?1634307389' width='8' height='11' class='puce' alt="-" /> Lorsque vous avez mille problèmes, ce que vous pouvez faire en général c'est trouver le problème dont la solution pourra solutionner les autres. L'électrification se retrouve au centre de tous les domaines (agriculture, élevage, éducation, santé). Si vous n'avez pas l'électricité, vous ne pouvez pas pomper l'eau, si vous n'avez pas d'électricité vous ne pouvez pas dans le domaine agricole pomper l'eau de source parce que la volaille ne boit pas l'eau de la pompe mais plutôt l'eau de source donc il faut pouvoir pomper l'eau du sous-sol et pour y arriver il faut de l'énergie. Dans la santé, je n'ai plus à vous expliquer pourquoi il faut de l'énergie et surtout la question centrale, c'est pour l'avenir des jeunes parce que aujourd'hui tous les jeunes doivent s'auto entreprendre. 90% de la jeunesse africaine devra se lancer dans l'entrepreneuriat pour s'en sortir. Imaginez-vous donc l'entreprenariat sans électricité ? Le jeune qui entreprend dans un village sans électricité n'a pas la même chance que celui qui est dans un milieu urbain. Le manque d'électricité est aussi un grand facteur d'exode rural.</p> <p><strong>Propos recueillis par Juliette MITONHOUN</strong></p></div> ‘' Nous sommes certes de 24 nationalités ici, nous avons eu à faire un brassage culturel important, mais nous avons appris à nous connaitre, à vivre ensemble'' https://www.24haubenin.info/?Nous-sommes-certes-de-24-nationalites-ici-nous-avons-eu-a-faire-un-brassage https://www.24haubenin.info/?Nous-sommes-certes-de-24-nationalites-ici-nous-avons-eu-a-faire-un-brassage Fri, 25 Dec 2020 09:00:00 +0100 fr Judicaël ZOHOUN <p>Premier artisan de la sortie des étudiants à travers le bureau qu'il préside, Niandou Nassirou se dit pleinement satisfait. Satisfait par la discipline observée par ses collègues au cours des visites et satisfait aussi par les retombées en termes pédagogiques de la sortie. Il en appelle à un à un brassage culturel malgré les différences d'origine des auditeurs. Il a partagé avec nous ses sentiments à travers un entretien qu'il a bien voulu nous accorder. Pour rappel, Moussa Niandou Nassirou est le (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH150/arton28792-c527c.jpg?1634309172' width='150' height='150' /> <div class='rss_texte'><p>Premier artisan de la sortie des étudiants à travers le bureau qu'il préside, Niandou Nassirou se dit pleinement satisfait. Satisfait par la discipline observée par ses collègues au cours des visites et satisfait aussi par les retombées en termes pédagogiques de la sortie. Il en appelle à un à un brassage culturel malgré les différences d'origine des auditeurs. Il a partagé avec nous ses sentiments à travers un entretien qu'il a bien voulu nous accorder.<br class='autobr' /> Pour rappel, Moussa Niandou Nassirou est le Président du Bureau des Etudiants de l'Université Senghor à Alexandrie. Il est de nationalité nigérienne et fais un Master2 en Management des Projets.</p> <p><strong>24 Heures au Bénin</strong> : Quels sont vos sentiments après cette visite à Louxor ?<br class='autobr' /> Niandou Nassirou : C'est un sentiment de satisfaction totale parce que depuis un certain temps, l'Université a été un peu fermée pour cause de covid-19 et puis réouverte. Après la réouverture, les étudiants ont eu cette pression de cours et n'avaient pas assez de temps pour vraiment se divertir. Et là, nous avons pu organiser cette excursion avec l'appui du rectorat qui a fait en sorte que les étudiants puissent s'épanouir. Donc pour l'instant c'est vraiment un sentiment de satisfaction et quand on regarde sur le visage de chacun, on voit des visages radieux. Les gens sont très contents de cette sortie.</p> <p><strong>Qu'avez-vous capitalisé au cours de cette sortie ?</strong></p> <p>L'Egypte ne cesse jamais d'émerveiller les gens. Donc en terme de gain, ce que je peux retenir, nous avons pu visiter beaucoup de sites tant historiques qu'archéologiques où des grands hommes, les grands Pharaons, ont eu à passer leur vie. Cela nous a permis de revivre l'histoire de l'Egypte antique. Donc en termes d'un plus, c'est le fait que nous avons eu à être présents sur ces lieux. C'est vraiment exceptionnel. C'est une histoire que tu vois à la télé et là tu viens et tu vis cela. On est passé par le temple de Karnak, ensuite les différents temples, la vallée des rois…donc vous voyez la visite de ces sites archéologiques et historiques constitue un gain sur le plan pédagogique parce que cela nous a permis d'apprendre beaucoup de plus de l'Egypte.</p> <p><strong>Quel lien pouvez-vous alors faire entre votre formation et la visite ?</strong></p> <p>Ce que j'ai vu au cours de cette visite est une sorte de management un peu différent de ce qu'on connait. Les Egyptiens sont beaucoup organisés et leur façon de faire le management me plait beaucoup. Certes il y a le management autocratique comme on le dit, mais on sent de la créativité dans ce qu'ils sont entrain de faire. Or en management, nous avons vraiment besoin de la créativité. On sent que chaque fois, ce peuple essaie de créer de nouvelles choses, d'amener une touche nouvelle à la façon de faire. Et là on a senti que les choses bougent et ne sont pas statiques. Il y a un dynamisme qui est là et à chaque fois que vous visitez un site vous voyez qu'il y une nouvelle touche, il y a quelque chose de différent qui amène de la créativité, qui donne un sens à ce qu'on aime dans le management. Un manager doit être créatif et on sent de la créativité au niveau de ce peuple.</p> <p><strong>Un appel en guise de mots de fin</strong></p> <p>L'appel que je peux lancer surtout au niveau de l'administration, c'est de perpétuer ces genres de sortir pour les auditeurs parce que cela leur permet vraiment de découvrir, de voir un peu à quoi ressemble l'Egypte antique, à quoi ressemble la civilisation égyptienne. Et aussi cela permet aux étudiants de rentrer en contact avec ce peuple bien qu'il y a la barrière linguistique, cela nous permet de nous frotter avec ce peuple, voir comment il est entrain de vivre et surtout d'apprendre de son savoir-faire. Il faut donc que ces genres d'initiatives, ces genres d'activités puissent continuer dans le temps. Et si je peux me le permettre, depuis le 14 mars 2020, les étudiants sont confinés. Certes il y a eu déconfinement mais certains n'ont pas pu rentrer chez eux. Donc il y a un stress emmagasiné et donc ces sorties permettent aux étudiants d'épanouir et d'avoir plus d'envie d'étudier. A l'endroit des collègues, je leur dis que nous sommes dans un pays magnifique qui nous a accueillis. Ce qu'il faut retenir, nous sommes certes de 24 nationalités ici, nous avons eu à faire un brassage culturel important, mais nous avons appris à nous connaitre, à vivre ensemble et je pense que ce vivre ensemble va continuer. Nous sommes dans une situation mondiale qui est marquée par la covid-19, alors je demande aux auditeurs de continuer à respecter les gestes barrières car en se protégeant, nous nous protégeons et nous protégeons les autres.</p> <p>Propos recueillis et transcrits par Cokou Romain COKOU</p></div> Le groupe Teriba s'engage pour les sans espoir https://www.24haubenin.info/?Le-groupe-Teriba-s-engage-pour-les-sans-espoir https://www.24haubenin.info/?Le-groupe-Teriba-s-engage-pour-les-sans-espoir Mon, 16 Nov 2020 10:58:35 +0100 fr Ignace B. Fanou <p>Quatre (04) artistes-musiciens et groupes musicaux du Bénin (Teriba, Fati, Nikanor, Zeynab, Pépit'art et les Gangbé Brass Band) ont lancé le 14 Octobre 2020, à Cotonou la campagne dénommée ‘'L'Afrique remercie Mercy Ships. Une initiative coordonnée par Tatiana Ahissou du groupe Teriba. Dans cet entretien, elle explique l'engagement des artistes pour ladite campagne et annonce la sortie de leur nouvel album ‘'Atèléni''. <br class='autobr' /> Le groupe Teriba a été associé, il y a un mois, à une campagne dénommée ‘'L'Afrique (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH79/arton28181-8d6a2.jpg?1634309172' width='150' height='79' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Quatre (04) artistes-musiciens et groupes musicaux du Bénin (Teriba, Fati, Nikanor, Zeynab, Pépit'art et les Gangbé Brass Band) ont lancé le 14 Octobre 2020,<br class='autobr' /> à Cotonou la campagne dénommée ‘'L'Afrique remercie Mercy Ships. Une initiative coordonnée par Tatiana Ahissou du groupe Teriba. Dans cet entretien, elle explique l'engagement des artistes pour ladite campagne et annonce la sortie de leur nouvel album ‘'Atèléni''.</strong></p> <p><strong>Le groupe Teriba a été associé, il y a un mois, à une campagne dénommée ‘'L'Afrique dit merci Mercy Ships''. De quoi retourne cette campagne ?</strong></p> <p><strong>Tatiana Ahissou</strong> : L'œuvre de Mercy Ships est une œuvre qui est digne de remerciements. C'est pour cela que le mot ‘'merci'' est pour nous très peu vu ce que Mercy Ships, par son organisation, met en place. Vous n'êtes pas sans savoir que Mercy Ships depuis déjà 1978 a commencé à côtoyer les côtes africaines pour apporter la guérison et l'espoir aux plus démunis puisque les soins chirurgicaux, les soins de qualité sont devenus très coûteux et presque inaccessibles. Dans les pays en voie de développement, Mercy Ships dans sa quête de bien-être pour tous a mis en place des bateaux hôpitaux qui vont partout sur les côtes africaines pour apporter des soins chirurgicaux comme des soins de première nécessité pour rendre heureux les plus démunis. Alors, nous les artistes, c'est notre rôle aussi parce que c'est nous qui portons la voix de toutes ces personnes qui ont retrouvé le sourire grâce aux soins de Mercy Ships. Nous, par notre contribution, portons la voix de ces personnes et nous disons simplement ‘'merci'' à Mercy Ships. C'est à cet exercice que Teriba s'est attelé aux côtés de Gangbé Brass Band, de Fati, de Nikanor, de Zeynab, et des Pépit'arts. Donc, ce sont six artistes qui ont mis la main à la pâte de cette initiative pour dire ‘'merci'' à Mercy Ships.</p> <p><strong>De quelle façon avez-vous organisé cette reconnaissance à Mercy Ships ?</strong></p> <p><strong>Tatiana Ahissou</strong> : Chacun de nous (Gangbé Brass Band, Fati, Nikanor, Zeynab, les Pépit'arts et nous-mêmes Teriba) a dit ce merci à Mercy Ships dans sa discipline mais essentiellement dans la chanson. Beaucoup d'instruments, beaucoup de chansons. Les Gangbé Brass Band l'ont dit avec les brass, Teriba l'a dit avec le chant et les percussions à la calebasse, Nikanor l'a dit de sa plus belle voix tout comme Fati et Zeynab. Le groupe les Pépit'arts qui ont porté la voix de tous les enfants soignés par les bateaux Mercy Ships ont eux aussi, au son des tambours dit merci à Mercy Ships. De façon variée, nous l'avons dit et à différents endroits aussi pour montrer un peu au reste du monde la diversité culturelle béninoise. Les Teriba l'ont fait à travers un extrait du titre ‘'Tololo'' (toute suite) qui voudrait que la paix, l'amour, et l'harmonie règnent dans le monde entier et ce souhait n'est possible qu'en se donnant la main.</p> <p><strong>Quelles sont les actions de Mercy Ships au Bénin qui vous ont le plus marqué ?</strong></p> <p><strong>Tatiana Ahissou</strong> : Mercy Ships a soigné des milliers de malades à travers le Bénin, du nord au sud sans distinction aucune en leur offrant des soins chirurgicaux gratuitement mais aussi Mercy Ships a formé du personnel médical pour renforcer leurs capacités. Il développe des cours de formation des formateurs, Il forme le personnel de ces hôpitaux afin que une fois le bateau parti, ces agents de santé continuent à offrir des soins de qualité aux populations. C'est aussi des équipements qu'ils donnent pour équiper beaucoup d'hôpitaux. Pour contrer la pandémie du nouveau coronavirus, Mercy Ships a aussi contribué dans la lutte contre la Covid-19 avec des dons de masques, des équipements de protection pour les personnels de santé. Autant d'actions concrètes. Nous avons reçu déjà cinq missions de Mercy Ships au Bénin et nous souhaitons vivement que ce bateau revienne, ils sont chez eux au Bénin.</p> <p><strong>Comment pensez-vous impliquer les artistes des autres pays dans la campagne ? </strong> <br class='autobr' /> <strong>Tatiana Ahissou</strong> : Aucune mère ne reste insensible aux cris de son enfant. Et nous, nous ne pouvons pas rester insensibles non plus. Nous avions foi et nous pensions que les artistes des autres pays d'Afrique ne resteront pas insensibles à ce projet et vont nous rejoindre dans cette noble campagne. Nous irons à Lomé, Accra, Conakry, Dakar, Monrovia, Yaoundé, Kinshasa et Tana et ensemble. Tout comme nous, ils vont donner de la voix, ils vont jouer de leurs instruments pour dire merci à Mercy Ships.</p> <p><strong>Comment pensez-vous que les populations bénéficiaires puissent dire merci pour vous accompagner dans cette campagne ?</strong></p> <p><strong>Tatiana Ahissou </strong> : Nous sommes d'une certaine façon les voix des populations, ce sont elles qui nous ont fait. Nous sommes donc leurs voix pour Mercy Ships et dans le monde parce que ce sont elles qui consomment notre musique, achètent nos produits, sont nos « followers » sur les réseaux sociaux. Ce sont elles qui nous accompagnent et assistent à nos spectacles. Ce sont elles, qui nous inspirent encore.</p> <p><strong>Que demanderiez-vous d'autres à Mercy Ships pour le bonheur de la population ?</strong><br class='autobr' /> <strong>Tatiana Ahissou</strong> : Pour une fois, on a déjà vu des bateaux passer et ravager les côtes en Afrique, le navire hôpital de Mercy Ships, lui apporte espoir et transforme des vies. Teriba et tous les autres artistes ont été particulièrement touchés par le geste de Mercy Ships. Alors, nous demandons à Mercy Ships de continuer à visiter les côtes du Bénin et d'Afrique afin d'apporter encore plus de guérison et d'espoir aux plus démunis. C'est beaucoup de milliards qui sont dépensés dans chaque pays et pour qu'on puisse espérer que ces bateaux reviennent, je pense qu'il faut vraiment que les pays africains qui accueillent ces bateaux hôpitaux puissent également tendre la main.</p> <p><strong>Parlez-nous de votre tout nouvel album Atèléni mis sur le marché en septembre dernier ?</strong><br class='autobr' /> <strong>Tatiana Ahissou </strong> : Atèléni qui est un nom en yoruba veut dire ‘'le fidèle compagnon'' ; celui qui ne se détourne jamais de toi, celui sur qui tu peux compter, celui avec qui tu marches tous les jours. Ce titre de l'album a rapport à une chanson sur l'album et s'explique par tout ce que nous avons vécu récemment en termes de difficultés mais que nous avons eues la force de surmonter. Cet album, on l'a repris au moins trois fois et avant sa sortie notre manager est décédé puis après le départ de notre sœur Zékiath. Ce n'était donc pas évident. Mais nous avons compris qu'il y a une main au-dessus de nous qui nous guidait, qui nous redonnait espoir et nous permettait de ne pas baisser les bras. Voilà pourquoi on a donné ce nom ‘'Atèléni man kpada loba oluwa''. Teriba, c'est la voix ; ce sont les percussions. Atèléni parle de la femme et des enfants sous d'autres angles mais sans changer la couleur de Teriba. Dans Atèléni, Il y a de la voix, il y a de la percussion. En voulant parler de la femme, cette fois-ci, nous avons rapproché la femme à la terre. Notre terre est une femme et tout homme qui sait prendre soin de sa fille, de sa femme à la maison saura prendre soin de sa terre. Ce type d'homme ne pourra donc plus y jeter les ordures car, toute personne qui maltraite la terre, maltraite sa mère, sa femme et sa fille. Ecoutez cet album vous allez voir que Teriba reste et demeure le même.</p> <p><strong>Propos recueillis par Juliette MITONHOUN </strong></p></div> « Boni Yayi ne peut pas dire qu'il ne nous doit pas des arriérés » https://www.24haubenin.info/?Boni-Yayi-ne-peut-pas-dire-qu-il-ne-nous-doit-pas-des-arrieres https://www.24haubenin.info/?Boni-Yayi-ne-peut-pas-dire-qu-il-ne-nous-doit-pas-des-arrieres Mon, 19 Oct 2020 13:37:05 +0200 fr Judicaël ZOHOUN <p>Invité sur les antennes de URBAN FM ce 19 octobre 2020, *Paul Essè Iko, actuel Secrétaire Général du syndicat des retraités déclare : <br class='autobr' /> Boni Yayi ne peut pas dire qu'il ne nous doit pas des arriérés. Il a été reçu par Paterno GOMEZ sur l'émission LE PAQUET. <br class='autobr' /> Extrait de l'interview qu'il a accordée.</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Interview-" rel="directory">Interview</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH100/arton27731-eabf8.jpg?1634309172' width='150' height='100' /> <div class='rss_texte'><p>Invité sur les antennes de URBAN FM ce 19 octobre 2020, *Paul Essè Iko, actuel Secrétaire Général du syndicat des retraités déclare : <br class='autobr' /> Boni Yayi ne peut pas dire qu'il ne nous doit pas des arriérés. Il a été reçu par Paterno GOMEZ sur l'émission LE PAQUET.<br class='autobr' /> <strong>Extrait de l'interview qu'il a accordée.</strong></p> <div class='spip_document_7038 spip_document_audio spip_documents spip_documents_center' style='width:400px'> <div class="audio-wrapper" style='width:400px;max-width:100%;'> <audio class="mejs mejs-7038 " data-id="0462412331d78cf2132eee9c8d2b8424" src="IMG/mp3/invite_paul_esse_iko_urban_fm_19-10-20.mp3" type="audio/mpeg" preload="none" data-mejsoptions='{"alwaysShowControls": true,"loop":false,"audioWidth":"100%"}' controls="controls" ></audio> </div> <div class="base64javascript1469607739616bfd5febc008.02567684" title="PHNjcmlwdD4vKjwhW0NEQVRBWyovdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNjE2NzczNDMyJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE2MTY3NzM0MzInOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOy8qXV0+Ki88L3NjcmlwdD4="></div> </div></div>