24 Heures au Bénin https://www.24haubenin.info Webzine, Quotidien Béninois indépendant, d'analyses et d'information en ligne Wed, 03 Jun 2020 08:00:00 +0000 fr-FR hourly 1 Spip 24 Heures au Bénin https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L144xH117/siteon0-fad27.png?1590753052 https://www.24haubenin.info 117 144 Acquéreurs de parcelle, la peur au ventre https://www.24haubenin.info/?Acquereurs-de-parcelle-la-peur-au-ventre https://www.24haubenin.info/?Acquereurs-de-parcelle-la-peur-au-ventre Sat, 30 May 2020 00:00:00 +0000 fr Dg24h <p>Immersion dans le dédale foncier</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Societe-" rel="directory">Société</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH100/arton14187-34a6c.jpg?1590796805' width='150' height='100' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Dans le cadre des opérations de lotissement dans la commune d'Abomey-Calavi, la mafia locale capte la rente foncière, au détriment des réserves administratives et sociales, faisant des acquéreurs de parcelles, les vrais dindons de la farce.</p> <p>Par Maryse ASSOGBADJO</strong></p> <p>Les acquéreurs de parcelles à Abomey-Calavi n'ont pas le cœur tranquille. Ils vivent dans la hantise permanente des litiges domaniaux. Le spectre d'une remise en cause de leur titre de propriété est permanent. En cause, les histoires récurrentes de vente multiple de la même parcelle à plusieurs acquéreurs. La machine de l'escroquerie est des plus huilées. « Les héritiers de certaines collectivités sont prêts à revendre les mêmes terres que leurs parents avaient vendu, il y a 20 ans voire 40 ans. Ils montent des conventions de vente de toute pièce sur lesquelles, ils apposent leur signature pour revendre les mêmes parcelles vendues par leurs parents à d'autres acquéreurs », explique Patrice Hounsou-Guêde, ancien maire d'Abomey-Calavi. Dans l'arrondissement d'Abomey-Calavi qui a donné son nom à la commune, les messages d'avertissement ou de menace sur certains murs sont assez évocateurs. ‘'Danger de mort'', ‘'terrains litigieux'', ‘'à ne pas vendre'', des contre-indications qui renseignent sur les risques potentiels de trouble à l'ordre public. Ici, le tout ne suffit pas d'acquérir sa parcelle. Il faut avoir les coudées franches pour en bénéficier ad vitam aeternam. Autrefois garant du droit absolu de propriété, le titre foncier fait aujourd'hui l'objet de contestations. A Akassato, un carré au titre foncier N°2657, volume XIV folio 47 du 05 avril 2002 a été revendu à un autre qui bénéficie d'un 2è titre foncier au N°9541, volume XIV folio 56 du 18 octobre 2010. Dans ce jeu d'arnaque, même les infrastructures d'intérêt public ne sont plus épargnées. Le marché principal de Cocotomey vient de subir également le sort de la vente multiple. Don de la collectivité Coco au lendemain des indépendances, il serait vendu pour la 3è fois par le sieur Médard Coco qui en a fait son bien propre. Une première assise de conciliation relative au dossier de ce marché a déjà eu lieu. D'autres suivront.</p> <p><strong>4 000 parcelles en 2002 </strong> <br class='autobr' /> Le renchérissement des coûts des parcelles donne de l'appétit aux arnaqueurs qui font feu de tout bois. « Les coûts des parcelles ont connu une évolution très rapide, passant de 20 000FCFA en 1970 à 2 000 000 FCFA en 2000 pour des parcelles de 900m2. Pour des parcelles de 1200m2, les prix sont passés de 60 000 FCFA en 1970 à 3 500 000 FCFA en 2000 pour des dimensions de plus en plus réduite (625, 500, 400 m2). Et le nombre de parcelles vendues dans la commune de Calavi est passé de 500 en 1992 à près de 4000 en 2002 », soutient Justine Tchokpon dans son mémoire de Dea sur la gestion des ressources naturelles, aménagement du territoire et politique environnementale. Et pourtant, le nouveau Code foncier prévoit que toute vente immobilière doit obligatoirement se faire par voie de notaire. Ainsi, le manque de connaissance et d'accompagnement par un professionnel de l'immobilier peut entraîner l'insécurité foncière. Toutefois, « les acquéreurs ne réalisent toujours pas qu'il faut faire un minimum de vérifications préalables avant d'acheter un bien immobilier et ne savent pas quelles pièces réclamées au vendeur, présumé propriétaire. Une fois le prix entièrement payé au vendeur, il leur sera difficile d'obtenir des pièces complémentaires et nécessaires pour effectuer la mutation du bien acquis en leur nom », relève Me Aline Dossou-Yovo, notaire à Parakou.<br class='autobr' /> En son article 512, le Code foncier et domanial stipule : « Quiconque vend une parcelle lui appartenant à plusieurs personnes court une peine d'amende de cinq millions (5 000 000 ) de franc cfa à dix millions (10 000 000) de franc Cfa et d'une peine d'emprisonnement de cinq à dix ans ou de l'une ou l'autre des deux peines seulement, sans préjudice des dommages et intérêts ». Il en faudra peut-être plus pour décourager la pratique, les auteurs sont tapis dans l'ombre.</p> <p><strong>(Enquête réalisée dans carde du projet : « Pour des Médias plus professionnels au Bénin) de la Maison des Médias des Médias financé par OSIWA) </strong></p></div> 300 kilomètres pour une poche de sang https://www.24haubenin.info/?300-kilometres-pour-une-poche-de-sang https://www.24haubenin.info/?300-kilometres-pour-une-poche-de-sang Fri, 29 May 2020 10:30:00 +0000 fr Dg24h <p>Equipements et infrastructures vétustes, accès pénibles des populations aux soins de santé de qualité, pénurie d'agents de santé qualifiés. Le cocktail est bouleversant mais n'émeut pas encore les autorités qui résistent à attaquer le mal par la racine. Ci-dessous, le visage au quotidien du système sanitaire au Bénin. <br class='autobr' /> Pour être transfusées, les populations de Karimama doivent parcourir 300 kilomètres. Soit effectuer plus que la distance, Cotonou-Abomey-Cotonou. <br class='autobr' /> Vadim QUIRIN <br class='autobr' /> A Karimama, pour bénéficier (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Societe-" rel="directory">Société</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH86/arton14184-42115.jpg?1590760844' width='150' height='86' /> <div class='rss_chapo'><p>Equipements et infrastructures vétustes, accès pénibles des populations aux soins de santé de qualité, pénurie d'agents de santé qualifiés. Le cocktail est bouleversant mais n'émeut pas encore les autorités qui résistent à attaquer le mal par la racine. Ci-dessous, le visage au quotidien du système sanitaire au Bénin.</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong>Pour être transfusées, les populations de Karimama doivent parcourir 300 kilomètres. Soit effectuer plus que la distance, Cotonou-Abomey-Cotonou</strong>.</p> <p>Vadim QUIRIN</p> <p>A Karimama, pour bénéficier d'une poche de sang, il faut avoir parcouru, en aller-retour, 300 kilomètres. Tel est le sort réservé aux enfants anémiés et aux femmes qui saignent après l'accouchement, dans l'arrondissement de Pétchinga. La première formation sanitaire de référence, la plus proche de l'arrondissement, à savoir le centre de santé de Karimama, est à 75 kilomètres et n'est malheureusement pas agréée pour la transfusion sanguine. Conséquence, le centre réfère aussi, à son tour, le malade à l'hôpital de zone de Malanville, situé également à 75 kilomètres. Le patient doit donc parcourir 300 kilomètres en aller-retour, dans une charrette tractée par deux bœufs, ou sur une moto, ou pour les plus chanceux, à bord d'une voiture de fortune. Ce véhicule à quatre roues mettra un peu moins de cinq heures de temps pour atteindre Guéné, localité située à 120 kilomètres de Pétchinga et qui donne accès à la toute première voie bitumée la plus proche de l'arrondissement. En saison pluvieuse, de juillet à septembre, il faut multiplier ce temps de route par deux à cause de la dégradation de la voie. Cette peine pourrait être atténuée par l'ambulance de dernière génération équipée de matériels de pointe offerte au centre de santé de Karimama. Seulement, elle n'est pas adaptée à l'état de cette route et ne peut guère aller au-delà des 20 kilomètres, de peur de s'embourber.</p> <p>Sans émettre de réserves majeures sur ces constats, le docteur Denis Ouorou Bagnan, médecin-chef du centre de santé de Karimama, souligne : « nos problèmes seraient résolus à 50% si la voie Karimama – Guéné, longue de 45 kilomètres, était bitumée ». Sur cette même lancée, le médecin-chirugien Bouraïma Mama Adamou, directeur départemental de la santé de l'Alibori (DDS), affirme qu'une « chose est de soigner les patients et l'autre est de les tuer en voulant les soigner. Il faut donc peser le pour et le contre avant l'implantation d'une unité de transfusion sanguine ». Toutefois, une étude est déjà faite et favorisera l'ouverture d'un laboratoire de transfusion sanguine à Karimama, promet-il.</p> <p><strong>Satisfaire les besoins en sang avant les catastrophes</strong></p> <p>Néanmoins, il serait difficile de perdre de vue que dans le secteur de la transfusion sanguine, les fruits ne tiennent pas encore la promesse des fleurs en matière de financement. De juin 2015 à juin 2016, la table ronde organisée pour mobiliser les ressources auprès des opérateurs économiques a accouché d'une souris. A côté, les ressources allouées à l'Agence nationale pour la transfusion sanguine, quoi qu'en hausse entre la période 2011-2015 (de 321 millions de FCFA à plus d'un milliard de FCFA), sont en deçà des attentes formulées dans le plan stratégique de la transfusion sanguine 2014-2018. Pour le plan, il faut un investissement de près de 14 milliards de FCFA pour couvrir les besoins d'acquisition d'équipement et de rénovations infrastructurelles.</p> <p>Un gap qui peut s'avérer fatal en cas de catastrophe. « Il ne faut pas attendre les grandes catastrophes, pour commencer à s'occuper de l'agence de collecte du sang dans le pays », conseille le docteur Pierre M'Péle-Kilébou, l'un des anciens représentants résidents de l'Organisation mondiale de la santé au Bénin. Surtout, ajoute-t-il, qu'elle n'arrive pas encore à satisfaire toutes les demandes en sang, seulement 80,14% des requêtes ayant été satisfaites en 2015 contre 90,62% en 2014. Ludovic Anani, directeur général de l'Agence nationale pour la transfusion sanguine reconnaît que la couverture des hôpitaux est largement insuffisante. Un cas concret : « du lundi 20 au dimanche 26 juin 2016, l'antenne départementale de la transfusion sanguine de l'Atlantique-Littoral a enregistré près de 1062 demandes. Mais nous n'avons pu satisfaire que 807 sollicitations », affirme Edgard Padonou, chef de ladite antenne départementale. Donc, près de 255 malades ont été laissés en rade au cours de cette courte période.</p> <p><strong>Enquête réalisée dans le cadre du projet « Pour des médias plus professionnels » de la Maison des Médias avec l'appui financier de OSIWA.</strong></p></div> Les lesbiennes sortent de l'ombre à cœur ouvert https://www.24haubenin.info/?Les-lesbiennes-sortent-de-l-ombre-a-coeur-ouvert-14391 https://www.24haubenin.info/?Les-lesbiennes-sortent-de-l-ombre-a-coeur-ouvert-14391 Thu, 28 May 2020 23:30:00 +0000 fr Dg24h <p>Rosine et Francine vivent en couple depuis bientôt deux ans. Très amoureuses et vivant en concubinage, les deux tourtereaux ne se soucient plus des qu'en-dira-t-on et de la parentalité et envisagent adopter des « enfants » au moment opportun. Un couple homosexuel à Cotonou alors même qu'aucune disposition légale ne l'autorise. <br class='autobr' /> Tout part des regards profonds, des mains autour des cous, têtes légèrement penchées de côtés, des lèvres qui se collent, des langues qui se mélangent, l'autre main baladeuse le (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Societe-" rel="directory">Société</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH117/arton14391-d4a9d.png?1590753070' width='150' height='117' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Rosine et Francine vivent en couple depuis bientôt deux ans. Très amoureuses et vivant en concubinage, les deux tourtereaux ne se soucient plus des qu'en-dira-t-on et de la parentalité et envisagent adopter des « enfants » au moment opportun. Un couple homosexuel à Cotonou alors même qu'aucune disposition légale ne l'autorise. <br class='autobr' /> </strong></p> <p>Tout part des regards profonds, des mains autour des cous, têtes légèrement penchées de côtés, des lèvres qui se collent, des langues qui se mélangent, l'autre main baladeuse le long du corps descendant jusqu'aux fesses, des déclamations de textes sentimentaux et amoureux, le déshabillement en douceur, toutes nues avec des caresses interminables suivies des cris d'amour, l'accélération des mouvements, des ébats amoureux et au finish, l'atteinte de l'orgasme. Tel est le bref aperçu du scénario qu'offrent les filles ayant opté pour une vie amoureuse avec leurs sœurs décrite par Romaine, une jeune fille d'une trentaine d'années rencontrée dans une des résidences de l'Université d'Abomey-Calavi.<br class='autobr' /> Tout comme Romaine, elles sont nombreuses à opter pour cette vie sentimentale, l'homosexualité. Elles, on les appelle des lesbiennes. Plus de doute aujourd'hui, le phénomène a court désormais au Bénin et surtout à Cotonou et elles ne s'en cachent plus. <br class='autobr' /> Annette est une étudiante béninoise en troisième année de comptabilité et de gestion dans une université privée de Cotonou. Dans son uniforme d'école, elle revenait des cantines ce vendredi soir avec son sac en bandoulière, un calepin en main dans une démarche nonchalante. Des pas qui prouvent tout le stress dû aux différents enseignements universitaires reçus tout le long de la semaine. <br class='autobr' /> Consciente de son statut d'homosexuelle, Annette ne cache pas qu'elle sort avec Edwige, aussi étudiante dans la même université mais en deuxième année de communication. « Nous nous entendons bien et nous vivons notre passions sans gêne. Nous sommes bien épanouies dans notre relation sentimentale », affirme fièrement Annette. L'expression de son visage, le sourire observé au bout de ses lèvres, le regard déterminé de la jeune fille ne laissent aucun doute sur son choix et son statut. « Je m'en moque, je le suis et je l'assume », rétorque Annette à la question de savoir l'opinion qu'ont les autres sur son choix. <br class='autobr' /> Quelques minutes plus tard, on aperçoit, à une vingtaine de mètres, une jeune fille, teint clair, cheveux tressés, chemise dossiers dans la main gauche, son portable dans l'autre main, aussi en uniforme s'avançant vers Annette. <br class='autobr' /> Des centaines d'étudiants qui se trouvent dans la cour de l'établissement, les regards d'Annette ne sont fixés que sur cette fille qui s'empresse à la rejoindre. A son arrivée et lançant un léger bonsoir, les deux filles se rapprochent et s'embrassent à la bouche. La courte scène confirme qu'il s'agit bien de la jeune Edwige, la petite amie d'Annette. « Presque toute l'école le sait déjà. Plus besoin de se cacher », déclarent-elles. <br class='autobr' /> <span class='spip_document_3102 spip_documents spip_documents_center'> <img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L500xH332/lesbiennes_4-62eea.jpg?1590753070' width='500' height='332' alt="" /></span><i>Des étudiantes lesbiennes dans une cabine des résidences à l'UAC</i><br class='autobr' /> En dehors de cette université, il n'est pas rare de découvrir d'autres lieux de rencontre des amoureuses de même sexe. Il sonnait 22h10 ce samedi, à quelques encablures du stade de l'amitié Mathieu Kérékou à Kouhounou (Cotonou). Les voies sont presque désertes et les quelques rares passants ne sont concentrés que sur leur chemin. Dans cette ambiance de calme et de fraîcheur, un véhicule de marque Toyota s'immobilisa à la devanture du complexe hôtelier à peine éclairé par des lampes bleues. Deux femmes, habillées de manière sexy, entrent dans l'hôtel, les bras dessous bras dessous. Une fois à l'intérieur, elles prennent place au fond du restaurant et quelques minutes après, ellesfont leur commande pour la soirée. La façon de se comporter, les gestes d'attouchement et les caresses qui s'observent de loin ne laissent aucun doute sur la nature des relations entre ces deux tourtereaux. Il s'agit en fait de Rosine (48 ans) et de Francine (45 ans). Rosine est caissière dans une structure bancaire à Cotonou et Francine, Camerounaise de nationalité, est une ancienne religieuse expulsée du couvent pour manque de contrôle d'envies libidinales. Les deux sont ensemble, selon leurs témoignages, depuis un (01) an. Ce21 mars 2017, c'est leur premier anniversaire de fiançailles qu'elles ont préféré célébrer, comme tout bon couple, dans ce lieu afin de « se témoigner, pour une nouvelle fois, leurs amours et confirmer leurs sentiments dans la prise d'un nouvel engagement ». <br class='autobr' /> <span class='spip_document_3100 spip_documents spip_documents_center'> <img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L500xH593/lesbiennes_2-2-b7e28.jpg?1590753071' width='500' height='593' alt="" /></span><i>Nadia, une lesbienne épanouie sexuellement </i> <br class='autobr' /> Des scènes et des témoignages du genre, on en rencontre souvent dans les villes de Cotonou et d'Abomey-Calavi. Ce qui était jadis, un sacrilège, se fait aujourd'hui à visage découvert et avec une certaine fierté.</p> <p><strong>L'environnement détermine le choix du partenaire<br class='autobr' /> </strong><br class='autobr' /> « Les raisons qui pourraient conduire à l'homosexualité de façon générale, sont les crises mal résolues au niveau des stades de développement de l'enfant », diagnostique le psychologue Nicanor,qui trouve que les périodes scolaires et d'adolescence sont souvent marquées par des crises œdipiennes.<br class='autobr' /> « J'ai été vraiment curieuse et j'ai découvert, une fois approchée, que c'était ce qu'il me fallait pendant tout ce temps », confie Romaine, étudiante à l'Université d'Abomey-Calavi. Pour cette adolescente de 23 ans, l'envie d'une compagnie féminine est survenue après quelques jeux beaucoup plus intimes avec les camarades depuis le cours secondaire. « On était toujours ensemble, on faisait tout ensemble. On se racontait tout et on se touchait même », raconte-t-elle en désignant une de ses camarades d'antan avec qui elle s'entendait bien. Selon ses dires, des caresses ont été même plus intimes et elles en jouissaient toutes. De ce témoignage, il est évident d'établir, selon Nicanor Isaïe, psychologue clinicien que la période scolaire est souvent marquée par le phénomène de l'homosexualité infantile. Ce qui, à l'entame, n'a rien de sexuel, mais qui est caractérisée par le plaisir que les enfants de même sexe ont à traîner ensemble. Bande de garçon contre celle des filles. En somme, précise le psychologue, c'est la période de la poterie, de la camaraderie faite avec les autres enfants de sexe analogue.<br class='autobr' /> Etant donné que cette période couvre l'âge scolaire, la tendance de l'homosexualité pourrait généralement commencer à s'installer chez l'individu au cours de cette période très sensible. <br class='autobr' /> Comme Romaine, Nadia a débuté sa relation sexuelle avec une camarade de sa classe. Nadia, 19 ans, est élève dans un complexe scolaire privé d'Akpakpa, dans la ville de Cotonou. En classe de1ère, elle est fiancée depuis un an environ à sa camarade dont elle a souhaité garder en anonymat. « Au début, nous avions peur de passer véritablement à l'acte. On ne savait pas réellement ce qu'on devrait faire de nos sentiments, de ce que nous éprouvons l'une pour l'autre. Ce n'est qu'après des mois, lors d'une sortie à deux, qu'on a osé se caresser si amoureusement », raconte Nadia tout en révélant que sa partenaire est aussi hétérosexuelle puisqu'ayant son copain.<br class='autobr' /> <span class='spip_document_3101 spip_documents spip_documents_center'> <img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L500xH389/lesbiennes_3-d3d7f.png?1590753071' width='500' height='389' alt="" /></span><i>Romaine, une ex religieuse désormais lesbienne </i> <br class='autobr' /> « Oui, nous recevons souvent lors des consultations des filles homosexuelles mais ayant régulièrement des rapports sexuels avec les hommes », confirme Atanrès Adjibi, coach en psychologie sexuelle. <br class='autobr' /> Ce double choix pour certaines lesbiennes résulte, selon le psychothérapeute Romaric Agbofoun, « de la société dans laquelle elles évoluent, étant donné que ce phénomène n'est pas encore totalement accepté dans les pays occidentaux encore moins au Bénin qui est un pays attaché à ses valeurs culturelles et traditionnelles ». <br class='autobr' /> A l'unanimité des spécialistes de la question et aussi des actrices elles-mêmes, les probables causes de ce choix sont nombreuses et multiformes. Dans la plupart des cas, les femmes optent pour cette orientation sexuelle, compte tenu de leurs propres orientations dans la découverte de leur propre sexualité et des facteurs gratifiant ou inhibant qui ont malheureusement marqués leur processus de maturation physique et psychologique depuis l'âge scolaire à l'âge adulte en passant par la période de leur adolescence. « Tout est lié à l'expériences de ces femmes », conclut Nicanor Aimé Isaïe. <br class='autobr' /> « Le plus souvent, les personnes que nous recevons ont été marquées par une expérience douloureuse ou décevante et de rare fois traumatisante de leur hétérosexualité », confie Antarès Adjibi, psychologue sexuelle. <br class='autobr' /> Cette expérience douloureuse, décevante ou traumatisante fait remonter à l'esprit de ces femmes des souvenirs de bien-être et d'attirance sexuelle ou affective pour d'autres personnes de même sexe.<br class='autobr' /> Samuel, psycho sexologue, explique que l'environnement détermine le choix sexuel. On remarque aisément que la plupart de ces femmes lesbiennes ont grandi dans des endroits qui ont favorisé, encouragé ou entretenu leur penchant pour le "lesbianisme".<br class='autobr' /> C'est le cas de Francine, partenaire sexuelle de Rosine.Cette femme camerounaise raconte qu'elle avait eu les premiers signes lors de son séjour au couvent des sœurs religieuses dans son pays natal. « J'avais toujours eu de folles envies sexuelles », avoue-t-elle. Et puisque le couvent n'est composé que de femmes, elle se donne satisfaction en faisant des auto-attouchements et en se caressant avec la présence imaginaire d'une autre sœur qu'elle affectionne si tant dans la cour. Selon ses dires, elle n'arrivait même pas, à des moments donnés, de contrôler ses désirs et se laisse à des cris d'amour. Pour éviter de s'exposer et de se faire ridiculiser par les autres religieuses, elle confie qu'elle s'isolait en restant le plus loin possible. « Je n'avais jamais su qu'une sœur me guettait et me suivait de près. Un jour, j'étais en plein « ébat sexuel » moi seule quand elle apparaît devant moi. Etant donné que j'étais déjà dans « ma folie », je n'avais même pas vite remarqué sa présence. Mais elle se déshabilla et entama l'œuvre avec moi », se souvient Francine qui confie que ce fut le début d'une aventure amoureuse entre deux sœurs dans un couvent religieux. <br class='autobr' /> Mais malheureusement pour ces deux femmes, leur relation n'a été que de courte durée puisque toutes deux ont été expulsées du couvent pour manque de contrôle d'envies libidinales. Frustrée et très choquée par cette nouvelle, elle quitte le Cameroun et trouve refuge au Bénin où elle a rencontré Rosine avec qui elle vit son homosexualité aujourd'hui.</p> <p><strong>Les facteurs déterminants dans ce choix sexuel<br class='autobr' /> </strong><br class='autobr' /> Selon une théorie développée par le psychanalyste Freud, l'enfant, avant l'âge adulte, évolue selon les stades qui partent du stade oral en stade œdipien en passant par ceuxanal et phallique. A ce dernier stade, l'enfant fait la reconnaissance des sexes et l'orientation part déjà de là. « Si l'enfant, après avoir découvert les deux sexes de ses parents, se dirige plus vers le sexe analogue ou a un penchant pour ce dernier, c'est déjà le flair de l'homosexualité qui s'installe à petit coup », ajoute le psychothérapeute Romaric Agbofoun. <br class='autobr' /> De son côté, le sexologue Samuel y voit un choix caractérisé par les premiers rapports sexuels de l'individu, surtout la femme. Pour lui, les crises qui surviennent à cette période et surtout les douleurs qui en résultent sont des facteurs très déterminants pour la femme dans le choix de sa préférence sexuelle.<br class='autobr' /> Aussi, évoquent-ils les crises conjugales mal résolues entre les parents. Et c'est cet aspect qui a le plus marqué Nadia qui, se basant sur les disputes incessantes de ses parents et au cours desquelles elle trouve son père extrêmement méchant et violent, a opté pour n'avoir à faire sexuellement qu'avec les femmes « pour plus de douceur, de tendresse et de plaisirs ». <br class='autobr' /> Il convient également d'évoquer l'évolution des nouvelles technologies de l'information et de la communication qui sont en majorité les facteurs déterminants dans ce choix sexuel. « Il y des sites de rencontres entre les lesbiennes, des groupes whatsapp et facebook, des fora de discussions et d'échange d'expérience », témoignent de nombreuses lesbiennes.<br class='autobr' /> Etant donné que le phénomène est inné en certaine, le lesbianisme ne leur apparaît plus comme une question de choix mais une imposition sexuelle ou un passage obligatoire dans la découverte de leur propre sexualité. Par contre, selon le psychologue clinicien Nicanor Isaïe, certaines femmes développement la bisexualité pour exprimer qu'elles sont à la fois hétérosexuelles et lesbiennes. Mais en réalité, ces adolescentes traversent une phase de transition. Cependant, vu que la sexualité est avant tout un comportement, selon la personnalité en devenir chez l'adolescente, cette ambivalence sexuelle peut devenir permanente ou non à l'âge adulte.« Tout part de la psychologie et il y a une prédisposition à cet état de chose », signale Romaric, le psychothérapeute.<br class='autobr' /> En somme, ce choix sexuel de ces femmes influence sur leur comportement dans la société. « Il nous arrive de piquer souvent de colère parce qu'à chaque regroupement des autres, notre sujet est le principal angle de discussion et ils se moquent de nous et de notre orientation sexuelle », déplore Romaine, lesbienne et étudiante à l'Université d'Abomey-Calavi. <br class='autobr' /> Le regard parfois étrange que portent les autres sur ces lesbiennes témoigne du fait que la société béninoise, toujours ancrée dans la culture et la civilisation de ses aïeux, n'est pas encore prête à les accepter. <br class='autobr' /> Annette et Edwige assument certes leur homosexualité, mais l'acceptation n'est pas encore un acquis, non seulement dans leur environnement d'études, mais encore moins dans leur famille respective. Les différentes pressions que subissent ces femmes dans leurs familles contraignent certaines à se demander s'il ne vaudrait pas mieux de repenser autrement leur vie sexuelle. Mais hélas, c'est un phénomène parfois inné ou ce sont des sentiments qui sont déjà si forts qu'il leur est presque impossible d'abandonner.<br class='autobr' /> « C'est aujourd'hui possible qu'en fonction des motivations qui poussent au changement et de la médiation faite avec les raisons qui avaient orientées vers le lesbianisme, des femmes pourraient éventuellement changer d'orientation sexuelle avec le temps », fait remarquer Nicanor Isaïe. « Avec souvent notre aide, le pronostic pour le changement est davantage favorable », renchérit le sexologue Samuel. Pour nombre de lesbiennes interrogées sur la question d'un possible revirement sexuel, « ce n'est pas évident à leur étape actuelle » mais elles reconnaissent qu'un changement pourrait subvenir avec le temps.</p> <p><strong>Plaidoyer pour la reconnaissance des homosexuels <br class='autobr' /> </strong></p> <p>« Une bonne éducation part toujours de celle donnée par les parents à leur progéniture dès leur bas âge à la maison », expliqueAbdon Ahissou, sociologue et instituteur au cours primaire. Pour cet acteur du système éducatif, l'éducation d'un enfant doit être suivie de près par les parents qui sont les premiers exemples que copient les enfants dans leur évolution dans la société.<br class='autobr' /> Le psychologue Nicanor trouve dans ce choix sexuel que la responsabilité, pour la plupart des cas, incombe aux parents qui, à un moment donné, n'arrivent plus à « être attentifs à la croissance et au développement psychologique et affectif de leurs enfants ».<br class='autobr' /> Antarès Adjibi, coach en psychologie sexuelle, recommande que « les parents soient des confidents, des guides et des modèles à leurs enfants en évitant les situations qui entretiennent l'homosexualité primaire après l'âge scolaire ». <br class='autobr' /> Les parents doivent être constamment présents et attentifs à la maturité psychoaffective et psychosexuelle des enfants. Si malgré ce rôle bien joué dans le sens "hétérosexuel" de l'éducation, les enfants choisissent la voie de l'homosexualité, les accepter tels qu'ils sont avec leur choix de vie serait la meilleure option pour leur épanouissement.<br class='autobr' /> « Si seulement les mentalités des Béninois pouvaient changer à notre égard, on sera encore plus épanouies », souhaite vivement Rosine. Puisqu'elles ont du mal à s'afficher dans la société et compte tenu du fait qu'elles soient stigmatisées en constance, ces femmes souhaitent, de tous leurs vœux, une reconnaissance légale. « Des pays ont déjà voté des lois pour la reconnaissance des homosexuels. Les habitants de ces pays sont quand même aussi des créatures de Dieu et biologiquement, nous possédons les mêmes organes et donc, les mêmes envies sexuelles. Pourquoi le Bénin ne peut-il pas leur emboîter les pas ? », s'interrogent-elles tout en promettant faire le plaidoyer auprès des parlementaires pour l'introduction d'une loi à l'Assemblée nationale.</p> <p><strong>Josaphat DAH-BOLINON<br class='autobr' /> </strong></p></div> La fondation ABAKÈ fait don de masques et de dispositifs de lavage des mains au Ceg 1 de Dassa-Zoumè https://www.24haubenin.info/?La-fondation-ABAKE-fait-don-de-masques-et-de-dispositifs-de-lavage-des-mains-au https://www.24haubenin.info/?La-fondation-ABAKE-fait-don-de-masques-et-de-dispositifs-de-lavage-des-mains-au Thu, 28 May 2020 18:21:00 +0000 fr Hubert Marcel Houéto <p>La Fondation ABAKÈ poursuit sa lutte contre la propagation du coronavirus en milieu scolaire. Ce jeudi 28 mai 2020, ce sont les élèves du collège d'enseignement général 1 de Dassa-Zoumè et les écoliers de l'école primaire publique d'Arigbokoto qui ont reçu la visite de l'équipe conduite par la coordinatrice nationale de la Fondation Abakè, Chérita Walter. <br class='autobr' /> Après les écoles et collèges des départements du Littoral, de l'Atlantique et de l'Ouémé, c'est au tour des écoliers et élèves du département des collines (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Societe-" rel="directory">Société</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH85/arton25572-e3730.jpg?1590753068' width='150' height='85' /> <div class='rss_texte'><p><strong>La Fondation ABAKÈ poursuit sa lutte contre la propagation du coronavirus en milieu scolaire. Ce jeudi 28 mai 2020, ce sont les élèves du collège d'enseignement général 1 de Dassa-Zoumè et les écoliers de l'école primaire publique d'Arigbokoto qui ont reçu la visite de l'équipe conduite par la coordinatrice nationale de la Fondation Abakè, Chérita Walter.</strong></p> <p>Après les écoles et collèges des départements du Littoral, de l'Atlantique et de l'Ouémé, c'est au tour des écoliers et élèves du département des collines de recevoir les masques de protection contre le coronavirus distribués gratuitement par la Fondation ABAKÈ. « Notre action est de venir en appui à ce que fait l'exécutif. Si les enfants disposent de deux masques c'est pour leur bien. Ils pourront les échanger le temps de laver ce qui est sale », a expliqué la coordinatrice nationale de la Fondation Mme Walter.<span class='spip_document_6289 spip_documents spip_documents_center'> <img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L500xH282/dsc0-726dc.jpg?1590753069' width='500' height='282' alt="" /></span><br class='autobr' /> Au total 3500 masques et deux dispositifs de lavage des mains ont été mis à la disposition des apprenants du Ceg 1 de Dassa-Zoumè.<br class='autobr' /> Pour le Directeur départemental de la culture des arts et des sports, Adjinda Olu-Segun, c'est un grand honneur pour la jeunesse de Dassa-Zoumè. « Nous ne saurons vraiment vous remercier pour votre action, parce qu'elle est très importante et vient compléter ce que fait le gouvernement. La jeunesse de Dassa-Zoumè est très heureuse et vous en remercie », a-t-il précisé.<br class='autobr' /> Le directeur du ceg 1 Dassa-Zoumè, Obossou André très heureux, a apprécié le don à sa juste valeur. Mais il a profité de l'occasion pour exprimer d'autres doléances de son établissement. « Cette action est le témoignage de la force de votre engagement aux côtés du gouvernement. Nous vous en remercions et nous vous sollicitons pour nous aider à construire la clôture de notre établissement ... », a lancé monsieur Obossou. Une doléance qui a été bien enregistrée et qui sera étudiée dans les prochains jours.<span class='spip_document_6290 spip_documents spip_documents_center'> <img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L500xH282/dsc006-2e637.jpg?1590753069' width='500' height='282' alt="" /></span><br class='autobr' /> Après le Ceg 1 de Dassa-Zoumè, les écoliers de l'école primaire publique d'Arigbokoto ont été dotés également de masques et d'un dispositif de lavage des mains. Un geste que le directeur de l'école Ahouansè Constantin a beaucoup apprécié. Pour lui, c'est un grand jour, désormais tous les élèves disposent de masques de protection et sont donc protégés. « Nous pouvons travailler maintenant en toute sérénité », a-t-il fait savoir.<br class='autobr' /> Il faut souligner que le choix de Dassa-Zoumè n'est pas anodin. En réalité, la présidente de la fondation ABAKÈ, madame Abakè Assongba de Rosa est originaire de Dassa-Zoumè. Parce que sa grande mère, Catherine Wandji née Djotan est native de cette localité. Ce don aux élèves et écoliers de la commune de Dassa-Zoumè est comme un retour à ses origines.</p></div> Aboubacar Yaya n'obtient pas la majorité pour se faire élire Maire https://www.24haubenin.info/?Aboubacar-Yaya-n-obtient-pas-la-majorite-pour-se-faire-elire-Maire https://www.24haubenin.info/?Aboubacar-Yaya-n-obtient-pas-la-majorite-pour-se-faire-elire-Maire Thu, 28 May 2020 17:08:44 +0000 fr Dg24h <p>Seul candidat au poste, le candidat des FCBE n'a pu se faire élire au poste de maire. Lors du vote, il n'a obtenu que 15 voix pour, 17 contre et 01 nul. Le vote est reportée. Dans le cas d'espèce voici ce que dit la loi. <br class='autobr' /> CHAPITRE II : DE L'ELECTION DU MAIRE ET DE SES ADJOINTS <br class='autobr' /> Article 189 : Le maire et ses adjoints sont élus par le Conseil communal en son sein, au scrutin uninominal secret et à la majorité absolue. <br class='autobr' /> Le candidat aux fonctions de maire ou d'adjoint au maire est présenté par le parti (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Societe-" rel="directory">Société</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH113/arton25565-03d26.jpg?1590753069' width='150' height='113' /> <div class='rss_texte'><p>Seul candidat au poste, le candidat des FCBE n'a pu se faire élire au poste de maire. Lors du vote, il n'a obtenu que 15 voix pour, 17 contre et 01 nul. Le vote est reportée. Dans le cas d'espèce voici ce que dit la loi.</p> <p><strong>CHAPITRE II : DE L'ELECTION DU MAIRE ET DE SES ADJOINTS</strong></p> <p><strong>Article 189 </strong> : Le maire et ses adjoints sont élus par le Conseil communal en son sein, au scrutin uninominal secret et à la majorité absolue.</p> <p>Le candidat aux fonctions de maire ou d'adjoint au maire est présenté par le parti ayant obtenu la majorité absolue des conseillers.</p> <p><strong>Article 190 </strong> : Pour chacune de ces fonctions, en cas d'absence de majorité absolue lors du premier tour de scrutin, il est procédé, en cas d'égalité de voix, à autant de tours qu'il sera nécessaire pour que le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages exprimés soit déclaré élu.</p> <p><span class='spip_document_6288 spip_documents spip_documents_center'> <img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L500xH667/0184e246-13a4-4751-aa9c-7afeea3442b8-8d3a3.jpg?1590753069' width='500' height='667' alt="" /></span></p></div> Yaya Aboubacar prochain maire de Parakou https://www.24haubenin.info/?Yaya-Aboubacar-elu-maire-de-Parakou https://www.24haubenin.info/?Yaya-Aboubacar-elu-maire-de-Parakou Thu, 28 May 2020 10:37:38 +0000 fr Dg24h <p>Les conseillers municipaux Fcbe de Parakou ont tenu une réunion pour élire le Maire et ses adjoints. Au terme de leur conclave, la liste ci-après se dégage. <br class='autobr' /> Commune de Parakou <br class='autobr' /> Maire : YAYA Boubacar <br class='autobr' /> PAM : AMADOU Issifou <br class='autobr' /> DAM : IDRISSOU Arouna Alassane <br class='autobr' /> TAM : MAMA Abdou Razak <br class='autobr' /> CA1 : CHABI SEKO Idrissou <br class='autobr' /> CA2 : YACOUBOU Aboubacari. <br class='autobr' /> CA3 : ABOUMON Raoufou. <br class='autobr' /> Il faut attendre l'installation du conseil municipal pour voir si la liste sera validée ou (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Societe-" rel="directory">Société</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH97/arton25549-3f529.jpg?1590753070' width='150' height='97' /> <div class='rss_texte'><p>Les conseillers municipaux Fcbe de Parakou ont tenu une réunion pour élire le Maire et ses adjoints. Au terme de leur conclave, la liste ci-après se dégage.</p> <p>Commune de Parakou<br class='autobr' /> Maire : YAYA Boubacar</p> <p>PAM : AMADOU Issifou</p> <p>DAM : IDRISSOU Arouna Alassane</p> <p>TAM : MAMA Abdou Razak</p> <p>CA1 : CHABI SEKO Idrissou</p> <p>CA2 : YACOUBOU Aboubacari.</p> <p>CA3 : ABOUMON Raoufou.</p> <p>Il faut attendre l'installation du conseil municipal pour voir si la liste sera validée ou pas</p></div> 95 404 candidats inscrits au Baccalauréat 2020 https://www.24haubenin.info/?95-404-candidats-inscrits-au-Baccalaureat-2020 https://www.24haubenin.info/?95-404-candidats-inscrits-au-Baccalaureat-2020 Wed, 27 May 2020 23:03:10 +0000 fr Akpédjé Ayosso PROPOSÉ À LA LECTURE <p>L'examen du Baccalauréat 2020 aura lieu en dépit de la pandémie du coronavirus. La cellule de communication de l'office du BAC a présenté le point des préparatifs de l'organisation de l'examen qui enregistre 95 404 candidats. <br class='autobr' /> Selon la cellule de communication de l'Office du Baccalauréat, 95 404 candidats sont inscrits au titre de l'année 2020 dont 35 049 filles et 60 355 garçons contre 100 024 en 2019, soit une baisse de 4 620 candidats. <br class='autobr' /> Pour l'examen de cette année, 137 centres sont retenus contre 142 (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Societe-" rel="directory">Société</a> / <a href="https://www.24haubenin.info/?+-PROPOSE-A-LA-LECTURE-+" rel="tag">PROPOSÉ À LA LECTURE</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH65/arton25541-e48ba.jpg?1590753071' width='150' height='65' /> <div class='rss_texte'><p>L'examen du Baccalauréat 2020 aura lieu en dépit de la pandémie du coronavirus. La cellule de communication de l'office du BAC a présenté le point des préparatifs de l'organisation de l'examen qui enregistre 95 404 candidats.</p> <p>Selon la cellule de communication de l'Office du Baccalauréat, 95 404 candidats sont inscrits au titre de l'année 2020 dont 35 049 filles et 60 355 garçons contre 100 024 en 2019, soit une baisse de 4 620 candidats. <br class='autobr' /> Pour l'examen de cette année, 137 centres sont retenus contre 142 en 2019. Il y a 7 centres fermés (Lycée technique de Natitingou, CEG Lalo, Collège Catholique Notre Dame de Klouékanmey, CEG Littoral de Cotonou, CEG Djassin de Porto-Novo, CEG Application de Porto-Novo, CEG 2 Pobè) et 02 nouveaux centres dans la commune d'Abomey-Calavi (CEG Houèto d'Abomey-Calavi et le Collège privé Le Savoir d'Abomey-Calavi).<br class='autobr' /> En raison de la pandémie du coronavirus, les mesures barrières seront respectées. Chaque candidat occupera une table pour la composition. <br class='autobr' /> A.A.A</p></div> Des homosexuels parlent de leur vie https://www.24haubenin.info/?Des-homosexuels-parlent-de-leur-vie-5173 https://www.24haubenin.info/?Des-homosexuels-parlent-de-leur-vie-5173 Tue, 26 May 2020 21:30:00 +0000 fr Dg24h <p>Le doute ne doit plus être permis aujourd'hui et les parents doivent encore multiplier leur contrôle sur leur progéniture. L'homosexualité se développe actuellement chez nous au Bénin avec une vitesse qui donne l'effroi. <br class='autobr' /> Les Béninois ont toujours pensé que cette déviance morale est une maladie des seuls Blancs et que cela ne pourra jamais franchir nos frontières. La réalité, malheureusement, est tout autre car se développent depuis longtemps au Bénin, de petits groupes d'extravertis qui ont déjà pris (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Societe-" rel="directory">Société</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH91/arton5173-e46b4.jpg?1590753088' width='150' height='91' /> <div class='rss_texte'><div style="text-align: justify;"><b>Le doute ne doit plus être permis aujourd'hui et les parents doivent encore multiplier leur contrôle sur leur progéniture. L'homosexualité se développe actuellement chez nous au Bénin avec une vitesse qui donne l'effroi.</b></div><div style="text-align: justify;">Les Béninois ont toujours pensé que cette déviance morale est une maladie des seuls Blancs et que cela ne pourra jamais franchir nos frontières. La réalité, malheureusement, est tout autre car se développent depuis longtemps au Bénin, de petits groupes d'extravertis qui ont déjà pris goût à cette pratique célébrée chez les Occidentaux. Il est vrai que certains pays africains comme la Côte d'Ivoire et le Sénégal ont connu la naissance de leurs associations d'homosexuels il y a de nombreuses années. Il est également connu que cette pratique sexuelle se commet chez nous depuis fort longtemps. On dénombre près de 3000 homosexuels sur tout le territoire. Au début de 2013, il existait au moins neuf associations pour les homosexuels à Cotonou, Porto Novo, et Parakou. Il s'agit de Bénin Synergie Plus (BESYP), l'Union pour la Solidarité, l'Entraide et le Développement (USED), les Amis de Sans Voix, Hirondelle Club Bénin, et Tous Nés Libres et Egaux. Le quatrième recensement général de la population et de l'habitat RGPH4 a permis de dénombrer 9.982.884 de Béninois. Le traitement des données issues des enquêtes sur les conditions de vie des ménages, révèle que 76% des informaticiens béninois sont Homosexuels. Selon les données consolidées de l'Institut National de la Statistique et de l'Analyse Économique (INSAE) plus de 80% des informaticiens se déclarent favorables au mariage pour tous et 76% affirment avoir des mœurs "différentes". Le phénomène est aussi répandu dans les villes qu'en milieu rural. Ces résultats sont très étonnants au regard des valeurs traditionnelles africaines.</div><div style="text-align: justify;"><b>Une pratique sans tabou</b></div><div style="text-align: justify;">Les ‘'homosexuels'' s'affichent désormais de plus en plus au Bénin. Sans tambours ni trompettes, on les rencontre dans les coins les plus chauds du pays flairant désirs et convictions sentimentaux. Leur vœu, vivre en harmonie avec une société béninoise visiblement allergique à la chose. Un tour dans leur jardin intime pour percer le mystère d'un phénomène en vogue dans les grandes villes du Bénin.</div><div style="text-align: justify;"><b>Sous l'œil des normes sociales</b></div><div style="text-align: justify;">L'homosexualité érigée en principe de vie est une anomalie, un rejet de sa qualité d'homme raisonnable. Les grandes religions monothéistes, le christianisme et l'islam, considèrent cette pratique comme un péché. "Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination " disent les Saintes Ecritures (Lévitique : 18-22). Malheureusement, il y a de ces mécréants qui s'amusent à défier les normes et à verser dans l'insensé. Des femmes lesbiennes, qui se frottent sans vergogne et des hommes en pleins ébats dits amoureux avec les yeux mouillés de désir pour l'acte scabreux. Les pseudos roucoulements de cette espèce investie dans des démonstrations salaces et la pollution sonore qui en découle, dégradent bien nos mœurs.</div><div style="text-align: justify;"><b>Dans la peau des homosexuels</b></div><div style="text-align: justify;">Nous avons réussi à avoir un témoignage d'un homosexuel. Freud, jeune étudiant béninois en 3ème année d'Anglais à l'UAC, est un homosexuel depuis 8ans. Il a manifesté le désir de se confier à nous à une seule condition : taire son nom dans nos commentaires et analyses. Partant de cette clause, il nous a expliqué que cette passion s'est développée depuis son internat dans un Lycée. Ces parents ont piqué une crise de nerfs en apprenant la nouvelle. Depuis lors, la relation est restée tendue avec ses parents qui l'ont presque renié. Bras-dessus bras-dessous, Freud apparaît sur ces photos en compagnie d'Eli, son ‘'amant''. Aussitôt un lien fort s'est établi entre eux. « Pas un jour où nous ne nous croisons. Nous sommes devenus tellement proches l'un de l'autre, tellement liés que très tôt nous avons décidé d'écouter nos cœurs et de donner une chance à cette relation naissante », nous a-t-il confié. Et depuis, le couple ne cesse d'essuyer des injures de la part de leurs amis homophobes qui trouvent cette pratique barbare et ruineuse ; il en est de même pour le jeune Pierre qui fréquente depuis peu Laurent, tous Béninois homosexuels. Discrètement, ils font le jeu. Sans très grande prétention sentimentale, ils se rencontrent une fois par semaine pour « échanger, se distraire et s'amuser ». « Actuellement, je ne me suis pas encore engagé avec lui. Mais cela ne saura tarder », a lâché Laurent, plein de confiance. Dans le jardin intime de ces jeunes homosexuels rencontrés à l'Université d'Abomey Calavi et à Cotonou et environs, il y a le spectre du déshonneur qui plane sur leurs têtes. Déshonneur à eux infligé par la société dans laquelle ils vivent.</div><div style="text-align: justify;"><b>Une activité lucrative de la jeunesse</b></div><div style="text-align: justify;">Il se trouve effectivement qu'aujourd'hui, la pratique de l'homosexualité donne à manger à des dizaines de nos compatriotes des deux sexes qui satisfont une clientèle particulière. De nombreuses confidences ne laissent plus la place au doute puisque les écoles secondaires sont déjà devenues des lieux où certains dépravés viennent chercher des proies faciles.</div><div style="text-align: justify;">Ils sont donc innombrables ces enfants qui ont découvert et s'adonnent librement à cette pratique dans l'ignorance absolue de leurs géniteurs qui continuent de croire avoir donné la bonne éducation à leur progéniture. Erreur ou naïveté ? La responsabilité semble partagée dans la mesure où on dénombre des parents qui sacrifient le suivi de l'éducation de leurs propres enfants au profit de la recherche sans cesse effrénée de l'argent ou de la promotion sociale. Alors, ils doivent comprendre que des réseaux organisés sillonnent les établissements scolaires, singulièrement ceux du secondaire, à la recherche de chaire fraîche afin d'assouvir leur passion et leur vice. Mais il paraît que le Bénin serait un véritable paradis sexuel pour ces messieurs car aucune loi n'existerait, pour l'heure, mettant hors la loi les auteurs voire complices de cette nouvelle forme d'esclavage. D'où la floraison des proxénètes qui en font leur commerce. Voilà qui au lieu de réarmer moralement la jeunesse, lui offre par contre des possibilités de tomber dans la pratique de l'homosexualité. </div><div style="text-align: justify;"><b>Les stigmatisés de la société béninoise</b></div><div style="text-align: justify;">On les pointe du doigt à partir de leur démarche féline, faits et gestes discrets et efféminés. On rumine, on crache à chaque passage de leur silhouette. Devenus la cible à abattre par les homophobes, les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres du Bénin arpentent, bon gré mal gré, les couloirs des universités et établissements scolaires de notre pays. Ils sont « les nouveaux envahisseurs ». Plus « indésirables » encore au Bénin, les homosexuels portent des stigmates. Malgré cela, leur nombre grimpe et laisse perplexe cette même société qui les repousse. Méfiance, amertume au cœur, désolation, pudibondes et timides caractérisent les homosexuels béninois. Ils confirment la grande stigmatisation dont ils sont victimes ainsi que les nombreuses « déviances médiatiques » qui les clouent au pilori. Sous le choc de l'insémination homosexuelle, la société béninoise -la leur- ne les ménage point. « On nous brandit la malédiction, la mort, l'extermination et le feu de l'enfer depuis que cette loi a été votée en France », nous a confié le jeune Steve qui affirme vivre son homosexualité depuis une décennie.</div><div style="text-align: justify;"><b>Une confrérie entre homosexuels</b></div><div style="text-align: justify;">Les homosexuels s'épanouissent un peu partout au Bénin. Il existe des boîtes de nuit, des Karaoké, des buvettes, des bars spécialement réservés aux homosexuels. Les manifestations gay, sorte d'hérésie, organisées entre eux s'accompagnent de véritable retrouvaille. La morale prend ici l'ascenseur de la crise et on est sous la menace du pire. A cette allure, les ratures immorales du gay vont tout pervertir. Le gouvernement de la Refondation a du pain sur la planche dans un pays trop ouvert à toute chose. Il faut éloigner ces pédés et lesbiennes des enfants. Une sensibilisation contre le phénomène homosexuel devient une nécessité. Le ciel est en train de tomber sur nos têtes.</div><div style="text-align: justify;"><b>Des sanctions divines sur le Bénin ?</b></div><div style="text-align: justify;">Un dignitaire religieux du dieu Sakpata rencontré dans un couvent à HOUTO dans la commune de Djidja s'est indigné de l'ampleur du fléau au Bénin. Souvent pris comme l'apanage des sociétés occidentales, l'homosexualité s'est installée peu à peu dans les pratiques sexuelles des Béninois, depuis quelques années. Chose contre laquelle s'offusque le chef dignitaire de culte Sakpata, qui rappelle les interdits de ce dieu et les conséquences qu'il afflige aux praticiens. L'homosexualité est strictement interdite par le dieu Sakpata. L'impuissance sexuelle, les maladies du corps, la mort, la sècheresse prolongée, les drames populaires, les accidents de circulation sont les retombées de l'homosexualité au Bénin. Les valeurs sociales endogènes doivent être priorisées et le respect des interdits des dieux est un idéal à atteindre. Les relations humaines doivent rester saines au Bénin. Le sexe est le lien qui unit les hommes aux dieux. Il faut donc faire preuve de vigilance. Le Bénin ne mérite pas ce genre d'intrusion érosive et ces vagues lascives d'individus de même sexe.</div><div style="text-align: justify;"> </div><div style="text-align: justify;"> </div><div style="text-align: justify;"><b>Madou Gabin HOUNSA/Le Grand Matin</b></div><div style="text-align: justify;"> </div><div><br></div></div> « De grandes portes ouvertes » pour prêcher l'Évangile dans le monde https://www.24haubenin.info/?De-grandes-portes-ouvertes-pour-precher-l-Evangile-dans-le-monde https://www.24haubenin.info/?De-grandes-portes-ouvertes-pour-precher-l-Evangile-dans-le-monde Tue, 26 May 2020 20:54:57 +0000 fr Dg24h <p>Après 30 ans d'expérience dans les missions à travers le monde et grâce aux nouvelles technologies des médias et d'Internet, le "Séminaire biblique avec le pasteur Ock Soo Park", diffusé dans 94 pays, a touché environ 800 millions de personnes. Il a été diffusé sur un total de 209 chaînes de télévision, stations de radio, médias sociaux.... Les téléspectateurs ont émis des commentaires sur "Les paroles exactes de la Bible", "Des paroles pures et précises". La pandémie de COVID-19 s'étant propagée dans le monde (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Societe-" rel="directory">Société</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH86/arton25520-831ad.jpg?1590753089' width='150' height='86' /> <div class='rss_texte'><p>Après 30 ans d'expérience dans les missions à travers le monde et grâce aux nouvelles technologies des médias et d'Internet, le "Séminaire biblique avec le pasteur Ock Soo Park", diffusé dans 94 pays, a touché environ 800 millions de personnes. Il a été diffusé sur un total de 209 chaînes de télévision, stations de radio, médias sociaux.... Les téléspectateurs ont émis des commentaires sur "Les paroles exactes de la Bible", "Des paroles pures et précises".<br class='autobr' /> La pandémie de COVID-19 s'étant propagée dans le monde entier, de nombreuses personnes inquiètes et en proie à l'insécurité se sont rassemblées devant leur télévision, leur radio, leur PC et leur smartphone avec leur Bible ouverte pour écouter l'évangile.</p> <p><span class='spip_document_6280 spip_documents spip_documents_center'> <img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L452xH640/082c071c-35d6-4edb-af83-bc0bb6bb357b-d15b3.jpg?1590753089' width='452' height='640' alt="" /></span></p> <p>L'orateur principal, le pasteur Ock Soo Park, est actuellement connu comme le pasteur le plus influent qui prêche l'évangile partout dans le monde. Le séminaire biblique en ligne lui a permis de présenter le vrai salut avec l'évangile détaillé.<br class='autobr' /> La Korea Christian Association (KCA) a organisé le "Séminaire biblique avec le pasteur Ock Soo Park", diffusé dans 94 pays sur le thème "Repentance pour la rémission des péchés", du 10 mai (dim.) au 15 mai (ven.). Ce séminaire a été diffusé sur 209 stations, Youtube, Facebook et d'autres moyens de médias sociaux, touchant ainsi près de 800 millions de téléspectateurs.<br class='autobr' /> La mission Good News a organisé ce séminaire biblique en ligne, qui est passé rapidement aux cultes en ligne au cours des premières étapes de la propagation de COVID-19 en Corée. Environ 2 000 missionnaires de la Good News Mission servent dans 100 pays du monde entier. Le séminaire biblique en ligne est traduit en 26 langues, de l'anglais aux langues tribales kenyanes, par le biais de divers réseaux de médias dans chaque pays. <br class='autobr' /> La diffusion de ce séminaire biblique en ligne a été assurée par les principales stations nationales réunissant diverses races, générations et pays. Les téléspectateurs présents comprennent : environ 200 millions de téléspectateurs d'Amérique du Nord grâce à des stations comme ABC et NBC, 100 millions de téléspectateurs d'Amérique centrale et du Sud grâce à des stations comme Enlace, 140 millions de téléspectateurs d'Europe grâce à des stations comme TBN Russie et TBN-ESPANA Espagne, 100 millions de téléspectateurs d'Afrique grâce à des stations comme Ghana GTV et Kenya GBS, 260 millions de téléspectateurs d'Asie, et 2 millions de téléspectateurs d'Océanie grâce aux stations nationales des Fidji et des îles Salomon. Le message a été transmis à environ 800 millions de téléspectateurs au total grâce à ces stations. C'était sans précédent et jamais dans l'histoire du christianisme, jamais autant de personnes n'ont entendu l'évangile en si peu de temps.</p> <p>Le pasteur Park prêche sur la repentance, la foi et l'évangile pendant 11 sessions de 90 minutes chacune</p> <p>Il était initialement prévu que le séminaire biblique se déroule du 10 au 13, mais il a été prolongé de deux jours jusqu'au 15. Cette prolongation est due à l'engouement des téléspectateurs de chaque pays. Le pasteur Ock Soo Park a prêché l'Evangile pendant 11 sessions de 90 minutes chacune. Il a souligné que l'homme n'est pas justifié par les œuvres, mais par le sang de Jésus-Christ et que la vie spirituelle n'est pas par la loi, mais par la grâce.<br class='autobr' /> Le pasteur Ock Soo Park a déclaré : "Aujourd'hui, de nombreux dirigeants chrétiens disent que nous sommes toujours des pécheurs malgré le fait que Jésus a été crucifié pour nos péchés". Il a ensuite demandé si nous ferions confiance aux paroles de la Bible ou aux paroles d'un dirigeant chrétien. Il a ajouté : "Nous devons revenir à la Bible. La Bible dit que nos péchés sont lavés. Nous sommes sanctifiés par la volonté de Dieu, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Si la Bible dit que nous sommes justes, alors nous sommes justes, et si elle dit que nos péchés sont lavés, alors ils sont lavés. Nous ne devons pas croire nos paroles ou nos pensées, mais croire la Bible".<br class='autobr' /> Diffusion en direct en 6 langues, rediffusion TV et radio en 26 langues<br class='autobr' /> Par ailleurs, ce séminaire biblique en ligne a été diffusé sur 26 chaînes de télévision, dont ABC et NBC, et sur 23 stations de radio, rien qu'en Amérique du Nord. TBN Russia couvre 85% des foyers dans toute la Russie, avec une moyenne de 2 millions de foyers qui se connectent régulièrement. De plus, près de 9 millions de téléspectateurs russes répartis dans 186 pays ont pu également se connecter. De plus, ce séminaire a été retransmis sur Youtube, Facebook, VKontakte (médias sociaux russes), les chaînes de diffusion de la Christian Leaders Fellowship (CLF), et bien d'autres sur les terres sibériennes, les régions d'Extrême-Orient, l'ancienne Ukraine et l'Asie centrale.<br class='autobr' /> Le séminaire a été retransmis à 200 millions de téléspectateurs hispanophones par des stations de radiodiffusion chrétiennes telles qu'Enlace et TBN. Il a également été retransmis dans des pays tels que le Mexique, le Pérou, la Colombie, le Paraguay, la Bolivie, le Costa Rica, le Chili, le Honduras et bien d'autres encore. En Afrique, il a été télévisé par GBS Kenya, la station nationale du Ghana GTV, Togo AC TV, Cote d'Ivoire Bénie TV, et d'autres stations de télévision et de radio.<br class='autobr' /> Roger Leon Jimenez, directeur d'Enlace, la plus grande chaîne chrétienne d'Amérique centrale et du Sud, a déclaré : "Je connaissais la Good News Mission de Corée depuis de nombreuses années et j'ai diffusé plusieurs sermons du pasteur Ock Soo Park, comme "Lectures sur la Genèse". Les méthodes de prédication du pasteur Park, les enseignements bibliques et son esprit d'évangélisation sont des modèles à suivre". Il est très reconnaissant à Dieu qu'Enlace puisse servir en première ligne pour diffuser cet évangile en coordination avec la Good News Mission. <br class='autobr' /> Les pasteurs de confessions religieuses d'autres dénominations disent : "Nous prêcherons cet évangile jusqu'aux extrémités de la terre."<br class='autobr' /> Les chrétiens du monde entier ont été unis par l'évangile et le message délivré au cours de ce séminaire a apporté l'espoir et une force nouvelle aux personnes en difficulté dans le cadre de COVID-19.</p> <p>De nombreux pasteurs confessionnels de chaque pays ont participé à ce séminaire : Ronald Harden, évêque Joaquin Pena de l'Église de Dieu aux États-Unis, Alekseev Oleg, président de l'Association baptiste centrale de Voronej, Russie, Rigoberto Vega, président de l'Association chrétienne protestante du Costa Rica, Kiseve Arthur Kitonga, archevêque chrétien du Kenya, président de l'Union pastorale chrétienne et conseiller présidentiel, le révérend Karel Kadhafi. Joseph Serwadda en Ouganda, le président Luther Prasanth Kumar Chatla de la Bethel Baptist Gospel Union en Inde, le président de la Fiji Church Association, le révérend Tevita N Banivanua, et de nombreux autres dirigeants chrétiens dans chaque pays ainsi que 240 000 pasteurs membres de la Christian Leaders Fellowship (CLF) ont écouté le message du séminaire.<br class='autobr' /> Tous les pasteurs ayant participé au séminaire ont exprimé leur cœur pour la prédication de l'évangile jusqu'aux extrémités de la terre. Le pasteur Angel Resendiz, de l'église baptiste Le Nuevo de Mexico, a déclaré : "Il est extraordinaire que ce séminaire ait touché 800 millions de personnes dans 94 pays du monde entier. L'évangile qui a été prêché pendant le séminaire était très précis. En fait, je ne connaissais pas l'évangile avec précision avant de rencontrer le pasteur Park et écouter l'évangile. Maintenant, je peux glorifier Dieu. Mon but est de me joindre à cette œuvre pour répandre l'Évangile dans toute l'humanité".<br class='autobr' /> Le pasteur Tim de l'église de Chiang Mai Bo Sang en Thaïlande a déclaré : "Grâce à ce séminaire, j'ai pu acquérir une compréhension claire de la Bible. Quand je lisais la Bible, elle restait simplement une connaissance. Pour moi, si je fais bien, je suis béni et si je fais mal, je suis maudit. Comme je ne connaissais pas la Bible, j'ai essayé de la comprendre et de l'utiliser par moi-même. Cependant, grâce à ce séminaire, j'ai réalisé que tous mes péchés étaient lavés, et que je suis devenu parfait grâce à la mort de Jésus sur la croix".<br class='autobr' /> Les téléspectateurs du monde entier disent : "Je n'ai jamais rencontré un prédicateur qui enseigne avec cette exactitude,"<br class='autobr' /> Les commentaires de milliers et de dizaines de milliers de personnes sont publiés sur tous les médias sociaux qui ont retransmis le séminaire. Toutes les stations de radiodiffusion qui ont diffusé le séminaire ont affiché des commentaires de leurs téléspectateurs sur leurs tableaux d'affichage. La majorité des téléspectateurs ont déclaré : "J'en suis venu à comprendre précisément l'enseignement biblique sur le pardon des péchés". Je garde espoir dans le Dieu qui travaillera aussi dans ma vie.<br class='autobr' /> Maria Soler, du Connecticut aux États-Unis, a déclaré : "Je n'ai jamais rencontré un prédicateur d'évangile qui enseignait précisément le salut parfait accompli par Jésus en utilisant les enseignements de l'Ancien et du Nouveau Testament".<br class='autobr' /> Jennifer Elizondo du Costa Rica a déclaré : "Bien que de nombreux pasteurs parlent de la rédemption de Jésus sur le podium, ils n'y croient pas dans leur cœur. J'ai aussi vécu en diffusant un message qui n'était pas clair, mais ce message que j'ai écouté au cours du séminaire a donné de l'espoir à mon esprit, et j'en suis venue à connaître la vérité absolue".<br class='autobr' /> Inna, qui a suivi le séminaire par l'intermédiaire de TBN Russie, a déclaré : " Les témoignages de la façon dont les paroles de la Bible ont fonctionné dans la vie du pasteur Ock Soo Park m'ont étonné. Ce qui m'a encore plus étonné, c'est que lorsque mon cœur et le cœur de Dieu ne feront plus qu'un, le même changement se produira dans ma vie et je vivrai une vie qui marche sincèrement avec Dieu".<br class='autobr' /> Profitant de cette vague de forte publicité, la Good News Mission organisera un séminaire biblique en ligne avec le pasteur Ock Soo Park du 20 mai (mercredi) au 22 (vendredi) à 19h30 pendant 3 jours pour prêcher l'évangile dans 94 pays une fois de plus. Ce séminaire sera diffusé en direct sur la page d'accueil officielle du séminaire biblique en ligne, sur GOODNEWS TV, sur la chaîne mondiale Youtube de GOODNEWS TV et sur les applications. Surfant sur cette vague de forte publicité, la Good News Mission organisera un séminaire biblique en ligne avec le pasteur Ock Soo Park du 20 mai (mercredi) au 22 (vendredi) à 19h30 pendant 3 jours pour prêcher l'évangile dans 94 pays une fois de plus. Ce séminaire sera diffusé en direct sur la page d'accueil officielle du séminaire biblique en ligne, sur GOODNEWS TV, sur la chaîne mondiale Youtube de GOODNEWS TV et sur les applications.</p></div> Menace sur les terres agricoles https://www.24haubenin.info/?Menace-sur-les-terres-agricoles https://www.24haubenin.info/?Menace-sur-les-terres-agricoles Mon, 25 May 2020 15:00:00 +0000 fr Dg24h <p>Achats massifs de terres en milieu rural, non respect des textes sur le foncier domanial, non respect de la réglementation sur la gestion de l'espace en milieu rural…l'urbanisation mal conduite réduit gravement les terres agricoles dans le Sud du Bénin. Tout ceci dans la jungle de la spéculation foncière. <br class='autobr' /> Christian HOUNONGBE <br class='autobr' /> L'érection de cités au détriment des activités agricoles <br class='autobr' /> Une maison en construction dans une zône agricole à Zê L'urbanisation incontrôlée entraîne chaque année la perte des (...)</p> - <a href="https://www.24haubenin.info/?-Societe-" rel="directory">Société</a> <img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt="" style='float:right' src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L150xH85/arton14203-5ab2f.jpg?1590753146' width='150' height='85' /> <div class='rss_texte'><p><i>Achats massifs de terres en milieu rural, non respect des textes sur le foncier domanial, non respect de la réglementation sur la gestion de l'espace en milieu rural…l'urbanisation mal conduite réduit gravement les terres agricoles dans le Sud du Bénin. Tout ceci dans la jungle de la spéculation foncière.</i></p> <p>Christian HOUNONGBE</p> <p><strong> L'érection de cités au détriment des activités agricoles</strong></p> <p><span class='spip_document_2944 spip_documents spip_documents_center'> <img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L500xH282/une_maison_en_construction_dans_une_zone_agricole_a_ze-2-cb4f1.jpg?1590753146' width='500' height='282' alt="" /></span><i>Une maison en construction dans une zône agricole à Zê</i><br class='autobr' /> L'urbanisation incontrôlée entraîne chaque année la perte des hectares de terres cultivables. De Porto-Novo à Abomey en passant par Abomey-Calavi, Allada, Lokossa, les champs et vergers disparaissent au profit des cités. <br class='autobr' /> Sur la route bitumée menant dans la commune de Zè (30 km de Cotonou), des maisons d'habitation et des plaques d'identification des propriétaires des parcelles s'étendent à perte de vue. Le long de cette route de plus de 20 km, champs, vergers et paysage verdoyant disparaissent au profit de nombreuses maisons érigées en matériaux définitifs. « Des familles autochtones ont bradé toutes leurs terres et n'en ont plus presque pour faire de l'agriculture familiale. Certaines personnes ayant épuisé leur héritage, se ruent même sur le domaine des Coopératives d'aménagement rural », se désole Hubert Trougnin, responsable du développement rural de la Commune de Zê. C'est le cas à Akouèdjromédé, (un village de Zè) La palmeraie de l'ex-Société nationale du développement rural a été morcelée et vendue. Les acquéreurs y ont érigé des maisons et des boutiques, créant progressivement une cité au détriment de l'activité agricole. Mais Faustin Adjodekou, secrétaire administratif de l'arrondissement de Dodji-Bata prend la défense des autochtones : « Il y a longtemps que des transactions foncières ont été opérées par de présumés propriétaires, héritiers des anciens coopérateurs en complicité avec certains anciens élus locaux », témoigne-t-il. Il en est de même dans les départements de l'Ouémé, du Plateau, de l'Atlantique et du Mono où les terres agricoles se réduisent comme une peau de chagrin. Les coopératives d'aménagement rural (CAR) sont menacées de disparition puisqu'elles finiront par ne plus disposer d'espaces pour mener leurs activités agricoles. « Si rien n'est fait, toutes ces terres peuvent disparaitre comme celles de Djomon-Djavi, de Gbada (département de l'Ouémé) dont le domaine a été loti avec disparition de la palmeraie évaluée à 1 550 ha dans la seule commune d'Adjarra », avertit Rodrigue Adikpéto, responsable des coopératives au Carder Atlantique. Dans la commune de Sakété, le soulèvement des propriétaires dans les années 90 avait aussi abouti à la récupération de 1 600 ha à Tacon-Yoko s'est soldée par la destruction des palmeraies et le mitage du domaine pour sa vente. Mises en place dans le cadre des plantations de palmeraies des années 60, ces plantations n'ont vu le jour que suite à l'expropriation par l'Etat, de ces espaces à leurs propriétaires. A Abomey-Calavi, par exemple, la CAR a disparu pour raison d'urbanisation. Au total, « 1600 ha appartenant aux coopératives agricoles, dont 800 pour Calavi-Zoundja et autant pour Calavi-Akassato ont été morcelés et vendus, après un soulèvement des propriétaires terriens », regrette Adrien Hounsa, un propriétaire terrien à Akassato. Dans ses mains, l'arrêté ministériel du 20 février 1998 portant nomination du liquidateur de la palmeraie et rétrocession des terres aux propriétaires terriens. A Cotonou, des résidences cossues et des villas de luxe, des hôtels, le palais des Congrès et autres infrastructures modernes remplacent désormais ces bandes de cocotiers qui se dressaient fièrement le long de la côte. Aucun programme d'appui ne s'intéresse à leur régénérescence. Et pourtant, il est prouvé que ces cocotiers consolident les cordons de sable marin, freinent l'érosion côtière et empêchent l'embrun marin d'aller au-delà d'un rayon de 2 km. Les coopératives maraîchères de Cotonou et de Sème-Kpodji ne sont pas épargnées. D'après un point fait par la Direction du génie rural, certains sites agricoles n'existent plus de nos jours ou ont perdu une grande partie de leur superficie. À Gbégamey, Ahouanlèko, Fidjrossè-Kpota, Agla, les sites maraîchers ont disparu… Ce sont des maisons qui sont érigées à la place des jardins. A l'occasion de la dernière journée internationale de la terre le 22 avril 2017 sur leur site à Houéyiho, les paysans ont fait un plaidoyer vers l'Etat et les autorités communales, afin de solliciter leur soutien pour la sécurisation des terres. « Nous demandons à l'Etat et à la mairie de penser aux maraîchers afin de prévoir des réserves agricoles pour nous », plaide Eudes Tossou, un maraicher à Akogbato, un quartier sud de Cotonou.<br class='autobr' /> Selon le rapport du comité ad' hoc créé par décret n° 91-31 du 14 février 1991 dont la mission est de recenser les fermes d'Etat abandonnées et d'étudier les possibilités de leur réaffectation, les plantations nationales des cocoteraies sont évaluées à 18751 ha dont :8 060 ha dans le département de l'Atlantique (Ouidah, Cotonou, Kpomassè), 3 560 ha dans le département du Mono (Grand-Popo, Comé, Athiémé) et 7 074 ha dans le département de l'Ouémé (Sèmè-Kpodji). « Malheureusement, les plantations pour la plupart sont vieilles et n'ont pu être régénérées dans la totalité » regrette Rodrigue Adikpéto, agent du Carder Atlantique.</p> <p><strong>Des lotissements « sauvages » à l'urbanisation incontrôlée <br class='autobr' /> </strong></p> <p>L'urbanisation bat son plein au détriment des terres rurales qui attendent d'être sécurisées. Pourtant, l'article 7 du Code foncier domanial définit clairement les terres rurales comme l'ensemble des terres occupées par les activités agricoles, pastorales, sylvicoles, piscicoles ou destinées à accueillir l'une ou l'autre de ces activités. Les terres rurales sont situées en dehors des zones urbaines, des zones à urbaniser ou des zones d'urbanisation futures, telles que définies par les documents d'urbanisation.<br class='autobr' /> En 2008, suite aux plaintes de producteurs agricoles déguerpis des terres qu'ils cultivaient, la Synergie Paysanne, un syndicat de paysans, a commandité une étude qui a révélé que près de 45% des terres agricoles de la commune de Djidja étaient vendus. Les nouveaux acquéreurs les thésaurisent et en empêchent l'accès aux paysans. Ce qui a amené le conseil communal à limiter la vente des terres à travers un arrêté communal.<br class='autobr' /> Les opérations de lotissement sur les terres rurales constituent l'une des causes de la réduction des espaces agricoles au Sud-Bénin. Rodrigue Tossou, chef du service planification et développement urbain à la direction de l'urbanisme, pense que tout initiateur de lotissement doit se conformer au code foncier domanial et à l'arrêté qui l'organise. Mais la démarche est tout le contraire. Selon lui, les mairies se lancent dans les opérations de lotissement qu'il assimile à une manne dont les acteurs se partagent le reliquat. C'est ainsi que des hectares de terres agricoles sont lotis dans des régions où l'agriculture occupe encore la population active. « L'exemple de la commune de Bohicon est patent. Plus de 51% du territoire de Bohicon est loti. Or, cette commune à de fortes potentialités agricoles, vue la richesse de ses espaces cultivables », déclare-t-il.<br class='autobr' /> D'ailleurs, le constat est perceptible au quartier Zogba (dans la commune de Bohicon). Anciennement occupés par des champs d'anacardes, de palmier à huile et de cultures vivrières, les hectares de terre situés derrière l'usine SHB ont disparu au profit des habitations modernes. Un hôtel y a même été érigé. <br class='autobr' /> « Tout ce qui est nouveaux quartiers à Bohicon, plus précisément les terres en face du Lycée technique, c'était des zones rurales où les paysans faisaient l'agriculture à grande échelle », fait remarquer Jonas Gbeffo, chargé de communication de la Plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin, originaire de la Commune. <br class='autobr' /> « Si les terres rurales sont en recul, c'est du fait du lotissement et du morcellement car, quand on fait le lotissement ce n'est pas pour faire de l'agriculture » ajoute Ferdinand Dossou-Yovo, Directeur des affaires juridiques de la mairie de d'Abomey-Calavi.<br class='autobr' /> Cyriaque Aguégué, chef service des archives à l'Institut géographique national (IGN) déclare que l'institution en tant que bras technique de contrôle des opérations de lotissement, est de moins en moins sollicitée à cause de la floraison des cabinets d'experts géomètres dans le privé. En toute ignorance de la politique d'occupation du sol, les lotissements s'opèrent en milieu rural comme en milieu urbain, et ceci au détriment des normes prévues par les documents de planification et en violation du Code foncier domanial. « La plupart de ces experts géomètres privés interviennent en procédant à un simple découpage, comme on découperait un gâteau, parfois sans même prévoir un chemin d'accès à chacune des parcelles. C'est pourquoi on observe un désordre total dans les grandes villes et leurs périphéries », déplore-t-il.</p> <hr class="spip" /> <p><strong>Une poussée démographique toujours plus forte d'ici 2020</p> <p>La moitié des Béninois en ville</strong> <br class='autobr' /> <span class='spip_document_2947 spip_documents spip_documents_center'> <img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L500xH282/la_foret_sacree_lanmatou_azongbeta_d_akassato_menacee_de_disparition_2_-590e8.jpg?1590753146' width='500' height='282' alt="" /></span><i>La Forêt sacrée Lanmatou Azongbéta d'Akassato menacée de disparition<br class='autobr' /> </i><br class='autobr' /> La poussée démographique fait partie des causes du recul des terres agricoles dans le Sud du Bénin, notamment depuis la Côte jusqu'à la latitude de Bohicon (100 km au Nord de Cotonou). C'est ce que pense Apollinaire Hounsou, secrétaire Général de la Mairie de Zê : « La population s'accroit. Les zones sont appelées à être viabilisées et les paysans vendent les terres, vu qu'elles prennent de la valeur marchande », explique-t-il. Par ailleurs, le désir ardent d'acquérir un terrain pour construire sa propre maison d'habitation est un sentiment largement partagé chez les Béninois. Conséquence, « bon nombre de Béninois s'intéressent à la terre, ignorant tout de sa fonction agricole », regrette Coffi Justin Noumon, ingénieur agronome, spécialiste du génie rural. En réalité, l'extension des grandes villes comme Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Lokossa provoquent l'érection massive de maisons d'habitations dans les communes périphériques qui étaient pour la plupart des milieux ruraux. C'est ce constat que confirme la Délégation à l'Aménagement du territoire(DAT) et des données de l'Institut national de la statistique et de l'analyse économique (INSAE). « Les quatre départements à façade maritime (Littoral, Atlantique, Ouémé, Mono) abritent 37% de la population sur 5 % de la superficie totale du pays avec une densité de 588,29 au kilomètre carré ; ce qui entraine une forte pression sur le milieu rural de ces départements et leurs périphéries. Le seuil du passage de la terre agricole au sol urbanisable est vite franchi », alerte la DAT dans le rapport sur le dynamisme et l'attractivité des territoires au Bénin publié par en 2014. Le Bulletin de la Recherche Agronomique du Bénin (BRAB) publié par l'INRAB en septembre 2014, révèle que les résultats des trois premiers recensements généraux de la population ont établi que de 1921 à 2002, le taux d'accroissement de la population de la ville de Cotonou a été de 30% et sa fonction résidentielle a été récupérée par les communes environnantes d'Abomey-Calavi, de Ouidah, d'Allada, de Tori-Bossito, de Zè et de Toffo . Par exemple, « seuls deux arrondissements de la commune d'Abomey-Calavi (Zinvié et Kpanroun) restent en milieu rural avec des superficies disponibles pour l'agriculture » renchérit Patrice Hounsou-Guèdè, ancien maire de la commune.<br class='autobr' /> En effet, la population béninoise a été multipliée par cinq en cinquante ans. Entre 1961 et 2013, passant de 2 106 000 à 10 008 749 habitants. Cette forte croissance démographique s'est traduite par une accélération du taux d'urbanisation qui s'est presque triplé selon les données fournies par l'INSAE sur la base du quatrième Recensement Général de la Population. Cette urbanisation au Sud-Bénin est en grande partie cristallisée dans les départements du Littoral, de l'Atlantique, du Mono, du Zou, l'Ouémé autour des grandes villes de cette partie du pays. Mais le phénomène ne ralentira pas de si tôt. « Le taux d'urbanisation a presque triplé en 50 ans et d'ici 2020, plus de la moitié des béninois vivra en ville », précise la DAT sur la base des données de l'INSAE. « C'est ce processus d'extension de la ville qui a conduit à la requalification fonctionnelle de l'espace rural et le passage de la terre agricole au sol urbanisable dans plusieurs communes sans aucune norme », estime Dr Clément Codjo Gnimadi, Spécialiste en Economie Locale et Développement Participatif, du Centre Béninois de la Recherche Scientifique et Technique dans le BRAB.</p> <p><i>« …..les paysans vont manquer de terres cultivables »<br class='autobr' /> </i></p> <p>L'explosion démographique seule ne saurait expliquer le phénomène. Depuis une quinzaine d'années, le Gouvernement béninois, a pris l'initiative de doter les Communes d'outils de planification spatiale et d'aménagement tel que les Schémas Directeurs, les Plans Directeurs d'Urbanisme, les Plans d'Occupation des Sols, etc. qui définissent les différentes zones d'implantation (agricoles, d'habitation). Plus d'une trentaine de Plans Directeurs et Plans d'Aménagement ont été réalisés par l'Etat, avec l'appui des Partenaires Techniques et Financiers. Cependant, ces documents de planification ne prévoient ni le financement des actions identifiées, ni les mécanismes d'internalisation et de vulgarisation desdits plans. Cette situation a pour conséquence le non respect des options de planification qui, pour la plupart, ne sont pas mises en œuvre par les autorités communales. <br class='autobr' /> « Nous avons déjà réalisé le schéma directeur d'aménagement (SDAC) depuis 2013 et on connait les zones agricoles, même si les réalités du terrain sont tout autre », reconnait Gelase Hounguè, Directeur des affaires domaniales de la mairie d'Abomey-Calavi. D'après lui, le SDAC de cette commune considère les arrondissements de Zinvié et de Kpanroun, ainsi que certains villages de Glo et Ouèdo comme étant du milieu rural non urbanisable. Mais, le constat est tout autre sur le terrain. Des difficultés financières bloquent la mise en œuvre des documents de planification. C'est le cas des communes comme Akpro-Missérété, Zê, Sô-Ava, Lalo, Athiémé, Lokossa, Pobè et Ouinhi. Toutes ces communes ont déjà réalisé le SDAC, mais ont de grands problèmes pour sa mise en exécution, selon Coffi Justin Noumon, Ingénieur agronome spécialité Génie rural en service à la Direction du Génie rural à Porto-Novo.<br class='autobr' /> D'après un rapport réalisé en 1998 pour le compte de la SERHAU-SEM par Joseph Comby et portant sur la réforme du droit foncier au Bénin, les diverses études d'urbanisme menées dans le pays n'ont encore jamais débouché sur l'adoption de zonages réglementaires juridiquement applicables. C'est pourquoi, le magistrat Gilbert Togbonon préconise une actualisation des textes : « Toutes les communes doivent actualiser leur plan d'aménagement du territoire, sans quoi elles ne peuvent pas gérer leur patrimoine foncier. Dans ce cadre, chaque commune doit inventorier son patrimoine, le domaine public et le domaine privé. Une fois ces terres inventoriées, le nouveau plan établi doit tenir compte de l'existence des terres rurales ». A propos de cette réforme préconisée, les élus locaux participent à une formation itinérante financée le Pays-Bas sur la valorisation des terres agricoles à Lokossa. A cela s'ajoutera le cadastre, garant de la propriété foncière mais pour le moment inexistant. Heureusement le Code foncier domanial en fait une exigence.</p> <hr class="spip" /> <p><strong>Dans la jungle de la spéculation foncière<br class='autobr' /> </strong></p> <p>L'accaparement des terres agricoles et leur conservation pour des fins de morcellement et de revente sont récurrents depuis plusieurs années au Bénin à cause des spéculations foncières. Selon Fabrice Kossou, Chef Département Opération foncière et technique à l'Agence Nationale du Domaine et du Foncier, cet état de chose est dû à l'inexistence d'un cadre formel des transactions foncières. « Le marché des transactions étant libre, chacun fixe le prix qu'il veut, vu l'intérêt du Béninois pour la terre. Les gens prennent des titres fonciers sur un grand domaine et se mettent à les revendre », explique-t-il. <br class='autobr' /> D'après le Livre Blanc de Politique Foncière et Domaniale au Bénin réalisé par le Ministère de l'Urbanisme, de l'Habitat, de la Réforme Foncièreet de la Lutte contre l'Erosion Côtière en juin 2011, « en général, les prix des terrains ne cessent de grimper en l'absence d'une régulation par les pouvoirs publics, d'un référentiel de prix actualiséssur le foncier ainsi que d'un cadre formel pour les transactions foncières ».<br class='autobr' /> Agbéva Daniel, retraité de la Société Béninoise d'Energie Electrique, acquéreur de terrain au quartier Tankpè-Attinkamey dans la commune d'Abomey-Calavi depuis les années 80, explique que le phénomène du recul des terres agricoles est dû à l'évolution très rapide des coûts des parcelles dans sa localité : « Feu Alphonse Tiedan, agent de la Voirie de Cotonou, a acquis en 1965, un domaine de 4,5ha chez des propriétaires coutumiers en l'occurrence les Egounlety à 150 000 Fcfa pour en faire de l'agriculture. Quinze ans plus tard, ce dernier morcelle le terrain en des parcelles de 625 m2 et les revende à 150 000 Fcfa chacun. C'est ainsi que les prix ont évolué dans le temps », raconte-t-il. Ces prix passent de 20 000F cfa l'hectare en 1960 à 150 000 en 1980 pour une portion de 625m2, 2 000 000 F en 2000 pour une parcelle de 500 m2 puis 8 000 000 Fcfa en 2016. Selon lui, c'est cette spéculation foncière qui a amené certains propriétaires de fermes à morceler leur terre et à la revendre.<br class='autobr' /> <strong>Des terres à des prix suffisamment bas pour être revendues….<br class='autobr' /> </strong><br class='autobr' /> Selon Eric Djehounkê, agent immobilier (démarcheur), les fonctionnaires et autres personnes nantis, détentrices de pouvoirs financiers s'accaparèrent des terres agricoles à des prix suffisamment bas pour les revendre à des valeurs élevées quelques années plus tard. Par exemple, certains acquéreurs ayant acheté des terrains à 500 000 Fcfa l'hectare dans les années 90 dans les zones d'Allada, Zê, Toffo et autres, sont prêts à revendre actuellement le lot de 500 m2 à 500 000 Fcfa. <br class='autobr' /> Pour Irmine Ogou, Chargé des projets à Synergie Paysanne qui constitue au Bénin, le syndicat des paysans, ce sont ces accapareurs de grandes superficies qui les morcellent pour les vendre plus tard : « Ces acquisitions se font dans le but de les conserver en l'état et de les revendre lorsque les terres prennent de la valeur ». <br class='autobr' /> Des études, recherches et investigations réalisées par Synergie Paysanne, sur un échantillon de 47 cas d'accaparement de terres agricoles sur le territoire national, montrent que le Sud présente 29 cas dans les communes de Tori-Bossito, Zê, Zogbodomey, Djidja, Adja-Ouèrè, Abomey-Calavi, Toffo et Ouidah sur près de 40 000 hectares. Dans le centre du pays, on enregistre 10 cas pour 8 dans le Nord.<br class='autobr' /> Abel Gbetoenonmon, Responsable de l'ONG Afrique Performance, membre de l'Alliance pour un Code foncier et domanial consensuel et socialement juste, estime que le problème au niveau du Bénin reste l'accaparement des terres rurales à des fins de spéculation foncière et non pour faire de l'agriculture. Dans la commune d'Adja-Ouèrè, une affaire d'accaparement de terres agricoles oppose les paysans de cette commune et un opérateur économique sur un domaine de 227ha, est pendante actuellement devant le Tribunal de Pobè.<br class='autobr' /> <strong>De la floraison des agences immobilières</strong><br class='autobr' /> <span class='spip_document_2946 spip_documents spip_documents_center'> <img src='https://www.24haubenin.info/local/cache-vignettes/L500xH375/les_panneaux_publicitaires_des_agences_immobilieres_jonchent_les_rues_de_cotonou-2-2dfc7.jpg?1590753146' width='500' height='375' alt="" /></span><i>Une maison en construction dans une zône agricole à Zê.JPG<br class='autobr' /> </i><br class='autobr' /> x Les panneaux publicitaires des agences immobilières jonchent les rues de Cotonou<br class='autobr' /> Rodrigue Tossou, chef service planification et développement urbain à la Direction Générale de l'urbanisme, pense que « les agences immobilières se prévalent de leurs titres fonciers pour mettre toutes les terres en vente sans chercher à savoir si la zone est réputée pour être urbanisée ou non. Il explique que le domaine de l'immobilier n'a pas encore fait l'objet d'une loi au Bénin. « Pas de code de l'urbanisme, or tous les espaces de création du tissu urbain doivent s'asseoir sur un document juridique. Il y a beaucoup de vides qui profitent aux promoteurs ». Aussi, en plus des agences immobilières, cadres, opérateurs économiques et autres, continuent-ils de racheter de grandes superficies chez les anciens « propriétaires » coutumiers. Sans demander une quelconque autorisation, ils procèdent au morcellement de leurs terrains pour les vendre par lots, souvent de l'ordre de 500 à 800 mètres carrés chacun. Ceci en violation de la loi n°2013-001 portant code foncier et domanial en République du Bénin qui stipule en son article 6 que l'Etat et les collectivités territoriales, en tant que garants de l'intérêt général, doivent lutter contre le morcellement anarchique et abusif des terres rurales.<br class='autobr' /> D'après le Livre Blanc de Politique foncière et domaniale au Bénin, la création de ces établissements de gestion immobilièrecontribue également à la spéculationfoncière. Les activités de ces acteurs fonciers contribuent à augmenter exagérément lesprix d'acquisition des terres. « Les tenants du secteur se professionnalisent etfont de la publicité à travers des enseignes ou des spots publicitaires.Certains démarcheurs, bien qu'étant dans l'informel, réalisent deschiffres annuels avoisinant les dix millions (10.000.000) de francs CFA ». Certaines agences immobilières alimentent le morcellement des terres rurales et opèrent des transactions sur ces terres rurales dans les communes périphériques des grandes villes. En témoignent, les spots publicitaires diffusés à la télévision et à la radio pour la vente de terres dans des communes réputées agricoles. Ignorant tout de la fonction des terres et des documents de planifications dans les communes, les agences immobilières opèrent en toute quiétude. Selon le chargé de Communication d'une agence immobilière, qui a requis l'anonymat, « si quelqu'un a le titre foncier, il fait de sa terre ce qu'il veut ».Pour lui, les agences fonctionnent en tenant compte de leur droit de propriété. Et pourtant, cette agence dispose de terres dans les communes où les zones agricoles figurent dans le Schéma directeur d'aménagement. Etant donné que le secteur n'est pas réglementé, la ruée vers les terres agricoles se poursuit. » La plupart des cas de violation des textesse font parfois en complicité avec les autorités communales. Selon Jonas Gbeffo, chargé de Communication de la Plateforme Nationale des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles du Bénin, le constat est que la plupart des élus locaux et communaux ne maitrisent pas les textes de loi sur la gestion foncière, ni les instruments de planification spatiale. Parfois, ils contribuent à l'accaparement des terres et à leur thésaurisation en cautionnant des transactions foncières frauduleuses qui violent la loi sur le foncier au Bénin.</p> <p><strong>( Enquête réalisée dans le cadre du projet : « Pour des Médias plus professionnels au Bénin » de la Maison des Médias financé par OSIWA</strong></p> <p><strong>ENCADRE:Un cadre légal désuet et incomplet </strong> <br class='autobr' /> Le Bénin s'est doté d'une loi portant code foncier domanial en 2013. Avant son adoption, deux régimes juridiques se côtoyaient au Bénin, l'un fondé sur le droit moderne et l'autre sur le droit coutumier. Plusieurs textes se sont succédé. En milieu urbain, le régime foncier moderne trouve essentiellement son champ d'action dans la gestion des terres avec pour cadre juridique la loi n° 60-20 du 13 juillet 1960 portant régime des permis d'habiter au Dahomey et la loi n° 65-25 du 14 aout 1965 portant régime de la propriété foncière au Dahomey (Bénin).<br class='autobr' /> Suivant les dispositions de la loi n° 60-20 du 13 juillet 1960 fixant le régime des Permis d'Habiter au Dahomey et son décret d'application n°64-276 du 02 décembre 1964, l'autorisation administrative dénommée "Permis d'Habiter" porte sur des terrains immatriculés au nom de l'Etat, donc sur des terrains appartenant au domaine privé de l'Etat, dans des zones urbaines dotées d'un plan de lotissement ou d'un plan d'aménagement.<br class='autobr' /> Mais le champ d'application de la loi n° 60-20 n'a pas été respecté. En effet, la loi a été étendue, du fait des usages, à toutes les terres urbaines et périurbaines. Certains Maires délivrent les Permis d'Habiter sur des terres non immatriculées au nom de l'Etat et ceci en contradiction avec l'esprit et les dispositions de la loi n° 60-20. Il s'agit d'un moyen pour avoir l'onction de l'administration, dans la procédure d'immatriculation classique prévue par les dispositions de la loi n°65-25 du 14 aout 1965 et qui est plus longue et plus coûteuse. La loi n° 65-25 sacralise le droit à la propriété reconnu notamment par la Constitution du 11 décembre 1990. Mais elle consacre le dualisme juridique en matière foncière, puisque, au terme de l'article 5 de la loi 65-25, l'immatriculation est en principe facultative, car elle n'est obligatoire qu''à titre exceptionnel alors qu'elle débouche sur l'obtention d'un Titre Foncier « définitif et inattaquable ». L'aménagement des forets par l'Etat, par les Coopératives ou par les particuliers est régi par les dispositions de la loi n° 93-009 du 02 juillet 1993 et Livre blanc de politique foncière et domaniale. On peut ajouter aussi la loi n°98-030 du 12 juillet 1999, portant loi-cadre sur l'environnement en République du Benin. Les terres rurales ont été longtemps placée sous le régime coutumier jusqu'à la loi n°2007-03 portant régime foncier rural. Mais ces textes sont apparus désuets au fil des années. Par ailleurs, le Gouvernement a adopté en 1995, la Déclaration de Politique Urbaine par décret 95-341 du 30 octobre 1995 pour rendre performantes les politiques d'urbanisme. Du fait de l'absence d'un code d'urbanisme cet arsenal juridique reste incomplet.</p> <p>(Enquête réalisée dans le cadre du projet : « Pour des médias plus professionnels au Bénin » de la Maison des Médias financé par OSIWA)</p> <p>.</p></div>