mercredi, 22 mai 2019 •

334 visiteurs en ce moment

FIL D'ACTUALITÉ

Mme Attanasso au sujet des réformes de l’enseignement supérieur

Une université n’est pas un cours primaire qu’il faut créer dans tous les quartiers




Invité sur Diaspora FM et Eden TV, ce dimanche 22 juillet 2018, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Marie Odile Attanasso, s’est prononcée sur les réformes actuelles dans son département ministériel.

« Quand il y a réforme, il y a toujours des résistances. Avec le temps, on commence par s’entendre. Ils ont compris l’utilité des réformes et nous accompagnent. Ce n’est pas facile mais avec le temps, ça va de mieux en mieux », affirme le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Dans son secteur, il y beaucoup d’irrégularités qu’il faut corriger. « Il y a beaucoup de dysfonctionnement et beaucoup de textes non appliqués. Il y a trop de choses qui pouvaient permettre l’amélioration des choses au niveau des universités. Nous avons pris notre bâton de pèlerin pour améliorer et mieux faire », explique Marie Odile Atanasso. Dans cet imbroglio, le pire reste la situation au niveau du secteur privé. « Ce qui était criard était ce qui se passait dans les établissements privés. Les produits formés n’étaient pas ce qu’il faut. Des professeurs qui n’avaient pas le niveau ainsi que les étudiants qui sortaient », explique le ministre. Afin de trouver une solution, elle s’est engagée dans bien des consultations en vue de prendre la décision idoine. « C’est de là que nous avons eu des rencontres avec les acteurs et écouter certains. Ce que nous a amené à initié les examens de licence et master pour voir la qualité de ce qui se passe », souligne Marie Odile Atanasso.
Il ne faut pas avoir selon elle, des formations disparates. « En principe, les établissements se créent avec toutes les dispositions mais ici les établissements sont créés sans avoir même le site de formation ». Elle ajoute qu’ « Une université n’est pas un cours primaire qu’il faut créer dans tous les quartiers, c’est des laboratoires de qualité. Une université rassemble les fils et filles, qui créent l’unité ».
Le ministre de l’enseignement supérieur s’affaire à mieux fédérer les universités afin de voir comment rationnaliser le personnel. « Nous sommes dans les universités publiques où il n’y a pas de logique avec la réalité du terrain. Il y a des formations qui sont créées mais qui ne sont pas adaptées aux besoins du terrain. Nous sommes entrain de travailler pour corriger les irrégularités », assure-t-elle. ‹‹Sinon, nous risquons de former pour la forme et il n’y aura pas toujours d’adéquation avec l’emploi et c’est déplorable. Nous y arriverons », ajoute Mme Attanasso.

Gestion des universités publiques

Afin d’aider les universités par des apports conséquents, le ministre Marie Odile Atanasso pense qu’il urge de mettre en place le Conseil d’administration. Selon elle, « l’université est gérée de façon autonome et il nous est impossible de connaître la taille des ressources. En mettant sur pied le Conseil d’administration, on pourra avoir plus d’informations et cela permettra d’améliorer la gouvernance ». Elle affirme que aujourd’hui, « toutes les universités sont gérées comme des entreprises privées et il faut y arriver aussi au Bénin ». Le Conseil d’administration n’est pas selon elle, si nouveau. Il a toujours existé mais sous une forme large. Elle indique que même, les recteurs « veulent aussi de ce Conseil d’administration et font pression sur nous. Ce qui permet d’avoir plus de visibilité dans ce qu’ils font. On veut avoir un Conseil pour mieux gérer les fonds, identifier les besoins, accompagner les universités ». Elle assure qu’ « On est entrain de travailler pour que le schéma de gouvernance soit le même dans toutes les universités. On a déjà validé deux AOF. Si tout va bien dès la rentrée prochaine, le Conseil d’administration sera installé dans toutes les universités ».
Ainsi donc, « Nous ambitionnons d’avoir des universités de qualité avec des infrastructures de qualité. Nous réfléchissions pour y arriver. Certes, ça prend plus de temps mais il ne faut pas se presser pour le faire aussi », explique le ministre.

Gratuité de l’enseignement

La question de la gratuité de l’enseignement n’a pas été occultée. Pour Marie Odile Atanasso, « dans aucun pays la gratuité ne fait du bien ». En plus, cela n’a été instauré sur aucune base. La gratuité de l’enseignement supérieur n’est pas obligatoire selon elle. « Je ne vois pas l’importance de la gratuité au niveau des universités. C’était un choix hasardeux », indique-t-elle Ce qui a fait « qu’après toutes les consultations, les recteurs ont demandé la suppression de cette gratuité. C’est une décision politique qui devrait être accompagnée par les recteurs mais c’est eux mêmes qui ont demandé sa suppression ». Elle précise que le chef de l’Etat n’a pas été d’avis de la suppression rapide mais progressivement. Mais la gratuité n’avantage pas les universités du moment où, « il faut construire des infrastructures et recruter des enseignants ». A titre d’exemple, elle rappelle qu’ « avec la gratuité, l’Etat apportait un (01) milliard et il y avait un gap de plus de deux (02) milliards FCFA ». Aujourd’hui, il faut réformer les choses et permettre aux universités de mieux fonctionner.
Le ministre pense qu’il faut dépasser l’étape d’inscription dans les écoles et facultés. « Nous sommes arrivés dans un schéma où il n’y plus frais d’inscription mais le coût de la formation. Il faut voir ce qui est possible, faire le point des besoins, les infrastructures, les enseignants et proposer ce que peut donner l’étudiant. C’est de là que le gouvernement verra ce qu’il peut apporter aux universités ».
Pour l’harmonisation des formations dans les établissements privés, le ministre pense que tout est finalisé déjà. « Tout est fin prêt au niveau de la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur. Il reste que les promoteurs d’établissement vont prendre les nouvelles harmonisations », précise-t-elle.
Concernant les examens, elle renseigne que « les résultats des licences ont donné environ 89%. Il y a donc un gap qui n’a pas la compétence et nous verrons comment faire pour les accompagner ». Mme Attanasso précise par ailleurs que « tous les établissements n’ont pas présentés tous leurs étudiants. Ceux qui l’ont fait ont présenté les étudiants qui sont prêts et non tous leurs étudiants ».

G. A.

www.24haubenin.info ; L'information en temps réel

23 juillet 2018 par La Rédaction


Mise en place des différentes commissions techniques


22 mai 2019 par Dg24h
Installés le jeudi 16 mai dernier, les députés de la huitième législature (...)
Lire la suite

L’intégralité du Message du Chef de l’Etat à la Nation


20 mai 2019 par Dg24h
Le Chef de l’Etat s’est adressé à la Nation ce lundi 20 mai 2019. Pour sa (...)
Lire la suite

Modeste Kérékou reçoit des experts internationaux


20 mai 2019 par Dg24h
La mission technique conjointe d’appui au nouveau programme de (...)
Lire la suite

La Came autorisée à s’approvisionner auprès des laboratoires (...)


15 mai 2019 par Dg24h
La Centrale d’achat des médicaments essentiels et consommables médicaux (...)
Lire la suite

L’UAC abrite les journées de réflexion


15 mai 2019 par La Rédaction
C’est l’amphithéâtre Idriss Deby Itno de l’Université d’Abomey-Calavi qui (...)
Lire la suite

12 députés en sursis devant la Cour constitutionnelle


14 mai 2019 par Dg24h
Des recours viennent d’être formulés devant la Cour constitutionnelle à (...)
Lire la suite

Les mises en garde du ministre de la santé


13 mai 2019 par La Rédaction
Contrairement à la note de circulaire du 22 août 2018 portant (...)
Lire la suite

Le gouvernement salue la mémoire du guide béninois


10 mai 2019 par Dg24h
A travers un communiqué, le gouvernement béninois se réjouit de la (...)
Lire la suite

Maintenant on en sait un peu sur les manifestants de Cadjèhoun


9 mai 2019 par La Rédaction
Le ministre de la santé Benjamin Hounkpatin a donné un point de presse (...)
Lire la suite

Un expert pour l’évaluation financière des dégâts matériels


8 mai 2019 par Dg24h
Suite aux actes de vandalisme et de barbarie perpétrés par endroits à (...)
Lire la suite

Le Cabinet Kéré Architecture retenu pour le projet


8 mai 2019 par Dg24h
En Conseil des ministres ce mercredi 08 mai 2019, le gouvernement (...)
Lire la suite

Le compte rendu du conseil des ministres du 08 mai 2019


8 mai 2019 par Dg24h
Le conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 8 mai 2019 sous la (...)
Lire la suite

1000 employés recrutés pour les grands chantiers du PAG


6 mai 2019 par La Rédaction
Le recrutement de 1000 employés au profit de quatorze (14) entreprises (...)
Lire la suite

Les recherches se poursuivent activement (Le Drian)


6 mai 2019 par La Rédaction
La France a réagi à la nouvelle de la disparition des touristes (...)
Lire la suite

150 détenus bénéficient de la grâce présidentielle


3 mai 2019 par La Rédaction
Par décret N° 2019–052 du 14 février 2019, le président de la République, (...)
Lire la suite

La Cour confirme les résultats de la CENA


2 mai 2019 par Dg24h
La Cour constitutionnelle a proclamé ce jeudi 2 mai les résultats (...)
Lire la suite

Sacca Lafia instruit de mettre fin au désordre


2 mai 2019 par La Rédaction
En conseil des ministres ce jeudi 02 mai 2019 sous la présidence du (...)
Lire la suite

Un véhicule Bénin-Taxi brulé à Cadjéhoun


2 mai 2019 par La Rédaction
La zone de la Haie vive à Cadjéhoun bien en étant quadrillée par l’armée, (...)
Lire la suite


ÉCOUTER FRISSONS RADIO


Derniers articles



Autres vidéos





Les plus populaires







Lettre d'information