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Politiques et société civile débattent de la lutte contre la corruption sous Talon




Lutte contre la corruption sous Talon : Avancée ou recul ? C’est le thème qui a réuni les acteurs de la société civile et quelques politiques sur les plateaux de Golfe Télévision ce dimanche 1er avril pour décrypter les actions du gouvernement dans cette lutte.

De la lutte contre la corruption en passant par les frustrations, les invités n’ont pas hésité à cracher leur vérité. Bien que certains encensent le gouvernement pour avoir pris son bâton de pèlerin pour combattre le fléau, d’autres estiment qu’il pouvait faire autrement. Président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, Jean Baptiste Elias, parlant des actions expose le fait que la population dénonce qu’il y a trop de gré à gré. Selon lui, « la loi a prévu du gré à gré et nous nous basons sur cela pour voir si le gré à gré respecte les textes ». Aussi, dira-t-il que « ce ne sont pas tout ce que nous faisons qu’on met sur les places publiques. Si nous faisons les investigations et les responsables acceptent pour corriger, on ne le met pas à la place publique ». De ce point de vue, il confirme que plus de 85% de ce que l’Anlc fait ne sont pas rendus publics. Gustave Assah membre de la société civile, ancien président de Social Watch dira qu’il y a des choses qui se font mais reste sceptique notamment par rapport à la sélection qui semble se dessiner dans les orientations de cette lutte. « Au fur et à mesure qu’on évolue, il y a des choses qui ne se passent pas bien », estime-t-il. Néanmoins, « nous avons fait des sorties et quelques jours (10) après il y a des corrections qui ont suivi. Nous avons constaté des irrégularités au niveau d’un marché public mais le gouvernement a donné instruction pour corriger », ajoute-t-il. Directeur exécutif de l’Ong Alcreer, Martin Assogba martèle que la lutte contre la corruption est une réalité aujourd’hui. Il pense que même « si on estime que c’est sélectif, c’est bien parce que cela a commencé. Il faut quand même que cela commence quelque part ». De son côté, l’ancien coordonnateur des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) Eugène Azatassou ne partage pas les mêmes arguments. Pour lui, « quand ça se fait de façon sélective, cela étouffe la lutte contre la corruption. On ne reconnaît plus le pouvoir de la Rupture dans la lutte contre la corruption. Si on dit qu’il y a trop de gré à gré c’est parce qu’il y en a qui sont hors normes ». Comme pour étancher sa soif sur la sélection, il affirme « on fait un audit et on écoute pas les mis en cause et le gouvernement statue et envoie le dossier au tribunal pour la poursuite. On est tolérant vis à vis de soi-même et brûlant vis-à-vis des autres ». Ancien ministre sous Yayi et membre de la majorité parlementaire, Jean Michel Abimbola estime que sur plusieurs domaines, « nous pouvons faire des débats pour prouver qu’il y a des choses qui ont été faites sous le régime Yayi. La corruption est devenue systémique, bafouée, tolérée. Sur dix ans, la corruption n’a fait que dégringoler ». Ce qui n’est pas le cas selon lui aujourd’hui sous le gouvernement Talon où c’est la première fois que le Bénin a gagné dix points sur le classement de Transparency international. « Il y a une avancée et nous sommes passés du vœu pieux à la réalité. Si dans le dossier des audits, il y a des ratés, la justice va corriger », martèle-t-il.

Des actions positives

Selon Jean Baptiste Elias, l’article 21 de la loi portant lutte contre la corruption prévoit qu’on peut poursuivre la personne sur vingt ans. Maintenant « si on commence déjà par sanctionner et on constate qu’il y en a qui posent des actes aujourd’hui, ils seront poursuivis pendant même dix ans, vingt ans après. Donc ceux qui craignent n’ont qu’à se calmer. S’il y a des cas où on a les preuves en main, on fera tout pour sortir ça ». Dans un autre volet, il expose le dernier dossier de cas de corruption au niveau du ministère de cadre de vie. A l’en croire, cela pourrait ne pas sortir si les autorités ont tenu compte des observations de l’Anlc et corrigé le tir. « Le ministère du cadre de vie tenait à faire la réception malgré les injonctions du ministre des finances. Si depuis le 29 décembre 2017, où le rapport a été fait, il y avait des actions posées par les autorités du ministère, le peuple aurait pu ne rien eu comme information », fait-il comprendre. Mais pour Martin Assogba, il y a des avancées dans ce dossier puisque le chef de l’Etat s’est impliqué pour demander qu’on ne livre pas les motos à ce prix si rien n’est fait. Pour « ce régime qui donne l’allure de la lutte contre la corruption, ce n’est pas dans ce régime qu’on aura des cas de corruption, confie Gustave Assah. « Ce que nous cherchons c’est de pouvoir faire des remarques. Et si on dit que la lutte est sélective, c’est parce qu’on a des cas d’exemple », ajoute l’ancien président de Social Watch. Son inquiétude reste totale d’autant plus que le chef de l’Etat dans sa détermination dans la lutte contre la corruption, a dit qu’ils sont auteurs et coauteurs de cette iniquité. L’aveu étant total selon lui, et maintenant qu’il a accepté réparer, « le problème est comment réparer ce qu’il a contribué à dégrader ? », se demande-t-il. Pour Jean Michel Abimbola, il faut aller jusqu’au bout car « certains viennent aux postes politiques pauvres comme Job et en sort riche comme crésus ». Il pense qu’il faut donner des moyens aux organes de lutte contre la corruption, étudier la sociologie du peuple et interroger le model de réussite dans le pays. « Si on ne fait pas cette lutte c’est les enfants de pauvres qui en souffrent », fait-il comprendre. Eugène Azatassou estime quant à lui que « lorsqu’on vous traque et que la méthode diffère, c’est mauvais. Les plus gros échapperont toujours aux mailles. Il faut absolument que la méthode soit revue ». Gustave Assah revient sur le fait que qu’il n’incrimine pas la lutte mais la méthode. « Il faut que les gens cesse d’encenser le chef de l’Etat pour des actions partielles. Il n’est pas bien de montrer au chef de l’Etat que tout est parfait. Il faut aussi que la lumière soit faite sur les dossiers qui impliquent les gens qui sont autour du chef de l’Etat », conclut-il. Bien que dans une posture de défense du gouvernement pour avoir osé faire de la lutte son cheval de bataille, Martin Assogba affirme que la lutte contre la corruption a préoccupé tous les autres gouvernements précédents mais beaucoup plus en théorie qu’en pratique. « Il faut donner plus de moyens à l’Anlc et à la justice pour que cela se passe bien », selon lui. Jean Baptiste Elias propose qu’on détermine un Smig qui permet au travailleur de pouvoir vivre. Aussi souhaite-t-il que les travailleurs suivent les procédures pour que la lutte contre la corruption soit une action de tous.

G. A.

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