dimanche, 16 juin 2019 •

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FIL D'ACTUALITÉ

Réformes dans le secteur de l’éducation

La part de responsabilité des universités publiques




Invités pour éclairer les auditeurs sur les réformes dans l’enseignement supérieur, Bienvenu Koudjo, Directeur de cabinet du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et Epiphane Azon, président de l’Association des parents d’élèves et d’étudiants, ont apporté leurs contributions aux débats actuels sur les universités notamment les universités publiques. C’était sur l’émission 90 mn au Bénin de la radio nationale (Ortb).
Le Directeur de cabinet du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique souligne que les réformes en cours dans les universités permettent une meilleure gestion des flux et la bonne orientation des étudiants. Selon lui, le nombre d’étudiants cette année dans les universités tourne autour de 33 000. Bienvenu Koudjo indique que « 33.747 bacheliers vont faire objet de l’attention des responsables pour leur rentrée pré-universitaire ».
« Généralement, les universités publiques auront autour de 22.000 mais nous ne pouvons prendre que 20 000 environ à cause des redoublants qui doivent s’y ajouter », précise-t-il.
Pour Epiphane Azon, président de l’association des parents d’élèves et d’étudiants, « Ce sont les universités publiques qui sont concernées par le redéploiement des nouveaux bacheliers. C’est après cela que les privées reçoivent le reste ». Par ailleurs, il souligne que « Ce qui se passe est que les enfants ayant entre 17 et 18 ans, refusent d’aller sur le campus du fait de l’encadrement insuffisant et surtout de l’insécurité avec les menaces quotidiennes de leurs aînés ».
Le Directeur de cabinet du ministre signale qu’on a rationalisé le système universitaire. « Les enfants qui luttaient pour l’abrogation du dernier décret n’ont pas compris le bien fondé de la chose. Ils se basaient sur la moyenne qu’avaient leurs frères pour bénéficier des allocations », explique M. Koudjo. Il indique que la formation aujourd’hui n’est plus la même puisque le système n’est plus la même. « Aujourd’hui, c’est la semestrialisation. Avec le système LMD, on a la bourse dès la première année », indique-t-il.
« Les anciens au fur et à mesure qu’ils avancent, leur bourse est reconvertie sur la nouvelle base », précise-t-il.
La gestion des étudiants dans les écoles se fait sur dépôt de dossier. « Pour les boursiers qui ont obtenu leur baccalauréat, on classe selon la moyenne pondérée. Lorsque la commission des bourses se réunit, elle se base sur les nombres de demandeurs et le quota dont à besoin l’école. Et le nombre demandé par les filières ou l’institution d’accueil, on classe selon qu’il y a des boursiers non payant, des partiellement payants puis enfin les entièrement payants. Le choix entièrement payants doit être en concordance avec le premier choix de l’étudiant », explique-t-il en détail pour montrer comment se fait l’admission dans les écoles contrairement à ce qui se passait avant. « Avant même les choix, on est passé dans les établissements pour montrer les débouchées de choix et les carrières », informé le directeur de cabinet.
Sans oublier qu’il y a eu un guide d’orientation pour les aider. Pour Epiphane Azon, « Le problème c’est en cours d’année que les fiches sont envoyées et les enfants font leur choix au hasard ». Ceci ne facilite pas une bonne réflexion des enfants pour respecter le choix judicieux.
Cette année selon le directeur de cabinet, en ce qui concerne les allocations, « L’État a mis plus de moyens pour soutenir ceux qui sont inscrits. Les ressources engagées par l’État tournaient autour de 7 et 8 milliards FCFA. Cette année, cela tourne autour de 18 milliards FCFA. Il y a eu 14 milliards FCFA pour apurer les arriérés », martèle-t-il. Mais Epiphane Azon souligne que « les étudiants n’ont pas eu les bourses pendant des années et c’est ce qui doit être apuré d’abord.
Les autorités d’alors n’ont pas eu les sous aussi pour régler ce problème. Nous avons tapé plusieurs fois sans suite ». Du coup ce sont les parents qui assurent tous les frais alors qu’avec les allocations, les enfants pourront s’en servir pour leurs études.
La question d’admission dans les universités avec les réformes a été également abordée.
« Dans les facultés classiques, le problème ne se pose pas. Jusque-là, il n’y a pas encore un tri. Dans les écoles vous êtes soit boursiers ou non. Si vous n’êtes pas boursiers, il faut payer et il est important que les parents soient fixés plus tôt pour prendre les dispositions idoines notamment avec les réformes », confie le président de l’association des parents d’élèves et étudiants. Selon Bienvenu Koudjo, « Les réformes en cours visent à maîtriser le flux. Il y avait dans les reformes, l’aspect de récupération totale des frais. Les rectorats ont demandé le retour de payement. Après étude, le gros lot se trouve dans les facultés », dira-t-il. Mais il ajoute que « Le chef de l’État a demandé si on maîtrise tout pour comprendre le pour et le contre de la réforme. Il a demandé qu’on garde le statut quo pour confier les études au conseil national de l’éducation afin d’y voir clair. Le chef de l’État a vu que la grande masse bénéficiait de la prise en charge. Les parents n’étaient pas aussi suffisamment sensibilisés. Ce constat fait, le chef de l’État a estimé qu’il faut laisser la réflexion au Conseil national de l’éducation et continuer avec ce qui se faisait ».
Pour les reformes notamment celle relative à l’ajustement des frais de scolarité qui avait entre temps circulé comme rumeur, Epiphane Azon signale que « Nous ne sommes pas associés. Nous nous sommes rapprochés des responsables du ministère. Mais lorsque le ministre est passé pour parler de statut quo cela a tout embrouillé ». Pour Bienvenu Koudjo, « Les réflexions se sont basées aussi sur les accords communautaires. Pourquoi cela ne concernerait pas par exemple l’Ivoirien alors qu’on est dans un même espace communautaire. Les dispositions communautaires veulent qu’on harmonisent les frais ». Il ajoute que « Quand on aura pris les dispositions et mieux informer les populations notamment les parents d’élèves, cela pourra facilement passer ». Il n’a pas manqué d’aborder la question de recrutement et l’organisation en cours au ministère dans ce cadre.
Pour le recrutement d’enseignants, il dira que « L’autorisation d’enseignement n’est demandée qu’aux enseignants des établissements privés d’enseignement supérieur ». Il ajoute aussi en ce qui concerne la situation dans le secteur privé, notamment leur reconnaissance, « qu’avant que les établissements ne soient homologués, il faut s’assurer que les conditions soient remplies ».
« Au terme de l’échéance s’ils remplissent les conditions, ils continuent au cas contraire ils vont fermer. L’étude de fait filière par filière », indique-t-il.
Pour le président de l’association des parents d’élèves et d’étudiants, « Il faut assainir pour que les établissements d’enseignement supérieur réunissent les conditions exigées avant de former ». Bienvenu Koudjo explique que les travaux sont en cours et seront bientôt finalisés pour qu’on ait une idée sur les universités régulièrement autorisés et les différentes formations.
Giscard AMOUSSOU

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