samedi, 23 juin 2018 •

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FIL D'ACTUALITÉ

Le travail sera toujours un trésor inestimable

Maître Raphaël C. AHOUANDOGBO Avocat à la Cour Professeur d’Université à la retraite




Maître Raphaël AHOUANDOGBO
Avocat à la Cour, Professeur d’Université à la retraite

A la surprise générale et contre les augures les plus répandus, Monsieur Patrice A. G. TALON, qui n’avait jusque là , à la connaissance publique de personne, activement milité dans aucun parti politique, ni manifesté un goût particulier pour les activités politiques, s’était porté candidat aux élections présidentielles de 2016 et avait damé le pion à ses adversaires les plus aguerris, avec un score d’un niveau très flatteur.
Son avènement au pouvoir, qui montre que la politique n’est manifestement pas un métier ni une profession accessibles seulement à un expert en la matière, a de quoi intriguer, interpeler, et faire réfléchir à la signification et au sens que cette prouesse inédite pourrait receler, tant il est vrai qu’avant lui, tous ceux qui avaient eu à accéder à la magistrature suprême du Bénin au cours de ces dernières décennies avaient eu, d’une manière ou d’une autre et une fois déjà dans leur vie, à arpenter les allées du pouvoir politique, soient-ils N. D. SOGLO, feu M. KEREKOU et Boni YAYI.
En cédant à l’exercice, mes réflexions m’ont fait m’attarder sur les articles 1er, 33 et 35, par exemples, de la constitution du 11 Décembre 1990.
​I-LES COMPORTEMENTS POLITIQUES DES PREDECESSEURS ET AUTRES DIRIGEANTS POLITIQUES DES PERIODES ANTERIEURES ONT GRAVEMENT DEVALORISE LE TRAVAIL
​Aux termes de l’article 1er de la constitution du 11 Décembre 1990, la devise de notre République est : Fraternité, Justice, Travail.
​Selon cette même disposition, la langue officielle est le français, dans lequel tout ce qui est administratif et institutionnel doit se dire et s’écrire, ce qui suppose qu’on sache non seulement lire et écrire et comprendre le français, mais encore, bien le lire et l’écrire et bien le comprendre, quand on doit y recourir.
​C’est cette exigence qui amène, par exemple, la jurisprudence de la Cour Suprême de Porto-Novo, à l’occasion des contentieux électoraux de sa compétence, à faire venir parfois devant elle des parties pour apprécier le niveau de leur maitrise de la langue française, en les soumettant à des dictées, orthographes et lectures.
Pourtant, depuis les premières élections législatives et municipales de l’ère du Renouveau Démocratique, il est de notoriété publique que des grands partis, comme le parti du Renouveau démocratique, le parti la Renaissance du Bénin et le Mouvement Africain pour la Démocratie et le Progrès, n’hésitaient pas à faire élire députés ou conseillers municipaux des leurs, de commune renommée, analphabètes de première catégorie.
Dans ces conditions, il est difficile de voir dans quelle mesure ces partis et leurs dirigeants respectent l’article 33 de la loi ci-dessus qui prescrit que le citoyen travaille pour le bien commun et son article 35 qui exige que ce travail soit accompli « avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun ».
Il va de soi que de tels élus n’ont d’autres choix que leur absence, et ne peuvent manifestement pas avoir la conscience, ni la compétence, ni la probité, ni le dévouement, ni la loyauté nécessaires, pour accomplir leur devoir dans l’intérêt et le respect du bien commun, car, celui qui accepte une fonction qu’il sait au dessus de ses ressources intellectuelles n’est sûrement pas honnête et n’est pas fait pour travailler dans l’intérêt et le respect du bien commun.
Il en est de même des dirigeants qui propulsent de tels militants à ces niveaux hors de leurs portée et forces.
J’en avais personnellement connu, quand j’étais député, quelques uns qui se présentaient par intermittence à l’hémicycle et qui faisaient appel à mon assistance pour leur montrer leur nom sur la liste de présence en vue de leur signature devant.
Quand des partis et dirigeants prennent tant de libertés avec les exigences intrinsèques du travail, le travail perd toute sa valeur aux yeux du citoyen moyen pour lequel le travail politique est alors perçu comme une simple sinécure qui ne demande ni soin ni qualité particuliers et c’était justement pour que le travail politique conservât la noblesse de tout autre travail que la constitution dahoméenne de 1964 avec les Présidents S .MIGAN Apithy et J. TOMETIN AHOMADEGBE avait exigé de tout candidat à la députation d’avoir au moins le brevet d’études du premier cycle (BEPC) .
C’est donc une honte qu’après 1990, le Bénin accepte d’envoyer à l’hémicycle des députés de niveau accadémique proche de l’analphabétisme et de l’illettrisme.
​Par ailleurs, la constitution du 11 Décembre 1990 établit égaux entre eux tous les béninois.
​Pourtant, il coule de source que c’est couramment que les hommes politiques rompent cette égalité et violent ces principes au profit de leurs proches, soient ils par le sang, l’alliance ou l’amitié, par le biais du favoritisme et du népotisme, car, sans ce coup de pouce, les leurs privilégiés n’auraient pas beaucoup de chance de triompher d’une concurrence loyale.
Certes, arrive-t-il que les dirigeants politiques donnent le change, en désignant un proche qui parait remplir les conditions nécessaires, mais, même dans ce cas, le coup de main incriminé reste indu, parce que, si on examine les choses de plus près, on s’aperçoit très vite que le récipiendaire ne présente que des qualités ordinaires et sans lustre par rapport aux exigences strictes de la probité à la fois intellectuelle et morale.
A cet égard, on pourrait penser à la première Présidente de la Cour Constitutionnelle en la personne de madame E. POGNON, première magistrate du Dahomey, dont le passage, au milieu de pairs de la même probité intellectuelle et morale qu’elle, à la tête de cette institution a été marqué d’une pierre blanche, alors que tous ses successeurs, plus diplômés, ont échoué à gagner sa réputation d’intègre et d’incorruptible, tout simplement parce qu’ils n’ont pas réussi, en dehors des questions de connaissances théoriques, à convaincre grand monde de la solidité à toute épreuve de leur moralité ou de leur attachement sans faille au bien commun et à l’intérêt général.
Dans le même ordre d’idée, on se permettrait de prendre le cas du premier Président de la Cour Suprême de l’ère du renouveau démocratique, du nom de Frédéric HOUNDETON et qui était aussi le premier Dahoméen Président de Cour d’Appel, pour être tout simplement celui dont les études et les expériences professionnelles y destinaient.
Ce magistrat était connu pour sa soumission indéfectible aux principes et à la morale, ce qui l’avait fait subir le martyr sous le marxisme- léninisme et l’avait naturellement imposé pendant la transition démocratique.
Aucun de ses trois successeurs, soient-ils Avocat, Magistrat ou universitaire, n’a pu jouir de son autorité morale ni de son estime professionnelle fondées sur sa probité intellectuelle et morale hors pair.
C’est dire qu’il y avait beaucoup mieux que chacun de ces trois successeurs, si on considérait les études faites, les expériences dans le métier et les souvenirs de respect intellectuel et moral laissés dans l’exercice de la profession très tôt abandonnée ou désertée par eux au profit des fonctions politiques, avec pour conséquences que les traces de leur passage n’y sont pas profondes ni marquantes dans les esprits du milieu d’origine.
Au total, il saute aux yeux que bien que le cœur ait ses raisons que la raison ignore, la pratique du pouvoir politique emprunte trop facilement des voies qui n’hésitent pas à s’écarter de la loi et de la morale, seules garanties de l’intérêt général et du bien commun.
C’est qu’en tout état de cause, la femme de César doit toujours être au dessus de tout soupçon.
Nous avons encore en mémoire l’histoire d’un Président qui, après avoir fait ministre d’Etat un analphabète Malien et un marabout, n’était pas gêné en conscience de récompenser, plus tard, un de ses bienfaiteurs personnels, en lui offrant sur un plateau d’or une entreprise publique privatisée et dont le paiement avait été fait avec l’argent même de cette société, ce qui, à l’époque, scandalisa ouvertement son propre ministre des finances qui continue de jouir jusqu’à ce jour de l’estime générale à cause de sa science étendue et de sa conscience solide.
On pourrait y ajouter l’histoire de ce même Président dont le ministre de l’Intérieur, chargé de la sécurité publique, ne se faisait pas prier pour être complice par assistance d’un bandit des grands chemins, spécialisé dans le vol à mains armées des véhicules de haut de gamme au Nigeria et dont certains servaient aux promenades et ballades galantes de ce ministre ou aux rallyes ludiques de ses enfants gâtés .
Il n’est pas bon d’oublier un autre obligé de ce Président que ce dernier gratifia d’un monopôle particulièrement lucratif en matière de véhicules d’occasions et qui bénéficia par la suite d’immenses facilités pour créer une entreprise de téléphonie mobile tombée en faillite scandaleuse, parce que n’est pas entrepreneur avisé qui veut et le commerce est un métier exigeant qui est incompatible avec l’amateurisme et l’improvisation.
Quand les hommes politiques font n’importe quoi avec le bien ou le patrimoine publics, c’est un mauvais exemple pour le citoyen qui se laisse alors fasciner par l’argent facile.
Là où on court derrière l’argent facile, on manque toujours d’ardeur au travail, inclusif, lui, de l’effort, de la peine et du sacrifice.
C’est une loi universelle qui veut que le pain se gagne à la sueur du front.
Lorsque l’argent facile devient une obsession et le but de toute une vie, tous les moyens sont bons pour en remplir sa poche.
Pas exemple, on ne recule pas devant les trafics de drogue ; on s’adonne à la fraude, à la contrebande et à toutes sortes de tricheries incompatibles avec la probité intellectuelle et morale normalement requise par le travail qui est et reste un trésor.
Les vols, les détournements, les corruptions et autres enrichissements illicites deviennent un sport national.
On pourrait trouver dans ces déviances là les explications aux nombreux scandales immobiliers, financiers et aux éléphants blancs qui défrayent périodiquement les chroniques depuis plusieurs décennies.
Il n’y aurait donc pas eu les scandales ICC, CEN-SAD, Maria-Gléta, Assemblée Nationale etc.….. , si tout le monde avait à cœur dans ce pays que la probité intellectuelle et morale, qui n’est qu’une forme d’honnêteté à toute épreuve, doit fonder tout travail entrepris.
Si le travail ne présente pas ces caractères, il n’a pas de valeur réelle et ne vaut rien pour personne.
En vérité, il n’est pas possible de comprendre autrement, car, quand des Présidents de la République se permettent, par exemple, de nommer comme ministres des individus agités et sans éducation que des moqueurs tournent en dérision, en appelant l’un d’entre eux, par exemple, philosophe de jonquet, parce que c’était là qu’il avait avant ses habitudes, sans qu’on pût dire s’il avait ou non fait des études ou s’il avait ou non un métier digne de ce nom qui justifie la distinction dont-on l’a gratifié par la suite.
Quand quelqu’un qui présente toutes les apparences d’un voyou en vient à être ministre de la République, cela dévalorise la fonction politique et le travail que fait un homme politique, tout simplement parce que l’homme de la rue voit qu’il n’est point besoin de se hisser à un niveau élevé d’éducation et d’expériences professionnelles avant de pouvoir accéder à des charges politiques de cette importance.
Lorsque le travail avec les hommes politiques cesse ainsi d’être une valeur dans un pays, celui-ci tourne le dos au développement et à l’avenir dont le travail scrupuleusement bien fait est le passage obligé.
Il est évident que ce ne fut pas le chemin emprunté entre 1972 et 1990.
A cette époque, le critère par excellence pour exercer une responsabilité tenait plus à l’ardeur mise au militantisme révolutionnaire par les candidats qu’à leurs expertises techniques et professionnelles.
En ce temps là, il était arrivé à un planton, aujourd’hui appelé garçon de course, de la mairie de Cotonou et originaire d’une lignée royale d’Abomey d’être porté à la tête d’une société d’Etat à Akpakpa.
De même, un chauffeur partageant la même origine que le premier s’était fait hisser à une responsabilité supérieure, sans oublier des agents subalternes faits Sous-Préfets, sans aucune formation appropriée, à la place d’Administrateurs Civils formés dans les grands écoles de France, ni ceux qui avaient été appelés à gérer des entreprises d’Etat au mépris de leurs expertises inappropriées.
Quand le système est au mépris du principe de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », le travail, qui suppose toujours un certain apprentissage préalable, prend un coup et c’était tout naturellement qu’en 1990 tout tomba en déconfiture pour ouvrir la porte à la conférence des forces vives de la nation de février de cette année là.
Si en ce moment là, l’Etat révolutionnaire s’était écroulé, ses superstructures, c’est-à-dire les hommes et les femmes qui l’avaient porté, étaient restées en place en même temps que les anciens militants et sympathisants du Parti de la Révolution Populaire de Bénin (PRPB) qui n’avaient sûrement pas perdu du jour au lendemain leur mal gouvernance, cause du Renouveau Démocratique.
Le ver étant alors dans le fruit et comme qui a bu boira, il n’est donc pas étonnant que, jusqu’à présent dans notre pays, le travail continue à se faire un peu partout sans conscience, ni compétence, ni probité, ni dévouement, ni loyauté et en dehors de l’intérêt et du respect du bien commun.
Il apparait, dans ces conditions, qu’il est difficile que des maîtres à penser et leurs disciples ou affidés, qui ont lamentablement et diaboliquement échoué dans le passé, deviennent, par un coup de baguette magique, capables de l’intérêt général et du bien commun auxquels ils ont été jusque là manifestement insensibles.
Il en résulte qu’il tombe sous le sens que l’ampleur et les difficultés de l’enjeu actuel, qui est celui de la mondialisation, appellent un renouvellement des consciences que seules les générations épargnées semblent à même de réaliser, parce que présentant, au moins relativement, une certaine virginité par rapport au passé compromis et corrompu.
II- LE BENIN FACE A SON DESTIN AVEC LA GENERATION Patrice A. G. TALON
En vérité, la politique est et doit rester une activité citoyenne menée de manière subsidiaire par rapport au travail et au métier appris pour vivre et faire vivre sa famille.
D’une façon générale, le militantisme politique se fait en dehors des heures de travail et nul ne sort politicien en faisant une école de sciences politiques, mais il en sort seulement comme politologue.
Il apparaît ainsi que pour la plupart des gens, le travail politique ne se situe pas au même niveau de valeur de production de plus value ou de production économique que les tâches accomplies par les ouvriers dans les usines, les paysans dans les champs, les intellectuels dans les bureaux et les entrepreneurs, à la tête de leurs sociétés commerciales et industrielles.
Cela semble tellement logique aux yeux des citoyens qu’ils savent que le travail des responsables politiques est étroitement fondé sur le travail en amont des techniciens et experts qui collaborent avec eux.
La preuve, notre histoire politique a connu des ministres à peine lettrés et dont le niveau de connaissance accadémique était bas comme ce fut le cas avec un ministre des sports de feu Président M. KEREKOU qui n’avait pas été forcement ridicule à son poste.
La perception que le travail politique vient en second lieu après les autres travaux dans la gestion et le développement de la citée explique les gênes ressenties par l’opinion politique, quand un homme politique s’enrichit à l’occasion de l’exercice d’une fonction politique.
Si on accepte volontiers, dans la mesure où toute peine mérite salaire, que l’homme politique d’aujourd’hui perçoive une rétribution quand il exerce une responsabilité publique, on fait facilement la moue au-delà d’un certain seuil où on considère qu’il y a enrichissement illicite.
Ce n’est d’ailleurs pas par hasard que les hommes politiques cachent soigneusement leurs patrimoines personnels et les exhibent rarement.
On les voit riches ; mais on connait peu leurs richesses.
Par exemple, on ne voit pas cet ancien ministre d’Etat de feu Président M. KEREKOU auquel on prête une fortune colossale dissimulée en Afrique du Sud et ailleurs la montrer aussi visiblement que le travailleur d’un autre type qui s’est enrichi dans son champs ou dans son usine ou dans son bureau ou ailleurs à la sueur de son front.
Dans cette hypothèse, on peut comprendre ou s’expliquer pourquoi, ces dernières décennies, ceux qui ne sont connus dans notre pays que comme ne vivant que des activités politiques dans lesquelles ils passent pour des champions ou des orfèvres n’ont jamais réussi à triompher de la compétition électorale présidentielle avec des adversaires qui ont fait plutôt la preuve de leur réussite professionnelle, tellement il coule de source qu’il est risqué de confier la destinée d’un pays à des gens dont les propres enfants ont fini souvent par oublier le travail ou le métier qu’ils ont appris à faire et dont ils ont eu à vivre ou à faire vivre leurs familles avant de s’installer à demeure sur la scène politique.
Au premier tour des élections présidentielles de 2016, Lionel ZINSOU, le premier, était reconnu comme un grand banquier de renommée internationale, le second, Patrice A. G. TALON, était une réussite exceptionnelle de tout premier plan dans les affaires de la sous-région francophone de l’Afrique noire et le troisième, Sébastien G. ADJAVON , une autre réussite, certes de moindre ampleur, dans le même espace, ce qui pourrait signifier une sorte de scepticisme à l’égard des professionnels de la politique, contrebalancé par la fascination pour les réussites par le travail fait de bout en bout par soi-même et à la sueur du front et dont la part dans le produit intérieur brut est sans commune mesure avec celle des hommes politiques qui ne savent et ne font que parler.
Je me permets de soutenir que si on compare le poids de l’utilité sociale d’un feu Jean PLIYA, connu pour avoir consacré l’essentiel de sa vie à enseigner ce qu’il a appris dans les lycées, au départ et à la fin, dans les universités du Bénin et du Niger, à celui d’Albert TEVOENDJRE à la tête des responsabilités politico-diplomatiques de toute son existence, la balance penche indiscutablement du côté du premier, parce qu’il a appris à faire et à savoir faire à des milliers et des milliers de disciples, tandis que le second, qui n’a appris à ses sympathisants qu’à seulement parler, n’a même pas réussi à léguer son éloquence à ses propres progénitures.
De même, le bien qu’un DETCHENOU Antoine a pu faire, en enseignant et en dirigeant le Collège d’Enseignement Général de Cotonou-Gbégamey , unanimement recherché et hautement apprécié sous le marxisme léninisme Béninois pour ses performances scolaires et sa discipline de fer, est incomparable avec ce que toute l’équipe politique dirigeante de ce temps eut à faire, alors qu’il reste vrai que feu Jean PLIYA et Antoine DETCHENOU ont eu, eux aussi, à assumer des responsabilités politiques.
Il en est de même encore pour un DRAMANE Karim et un AMIDOU BABA MOUSSA, par exemples, qui n’eurent aucune difficulté à se garder de l’activisme politique, une fois qu’ils ont cessé d’être ministres et qu’ils ont été admis à la retraite. Pourtant, ils ont toutes les qualités humaines, intellectuelles et morales pour chercher avec bonheur à se rallier encore les suffrages populaires.
La différence entre eux et les autres, qui leur sont dissemblables, c’est leur amour fou et leur fierté du métier et du travail qu’ils ont appris à faire pour gagner leur pain quotidien, contrairement à ceux d’en face qui semblent portés par une sorte de complexe d’infériorité que leur inspireraient le travail et le métier qu’ils ont appris à faire , avant de rentrer dans la carrière politique.
Quand on en vient, dès lors, à prendre tant de distance avec sa vocation professionnelle, on se rend indiscutablement coupable de trahison vis-à-vis de la nation dont on viole ainsi le contrat par lequel elle a dépensé les sous du contribuable pour donner une formation technique qui n’aura pas servi à grand-chose, si elle n’a pas profité autour de soi.
En somme, la nation béninoise a indubitablement besoin des mains plongées dans le cambouis, des sueurs qui perlent sur le front pour gagner son pain et du travail que chacun fait dans le strict respect des articles 33 et 35 de la constitution du 11 Décembre 1990.
Si on regarde les favoritismes, les népotismes, les corruptions et les enrichissements illicites qui se pratiquent sans vergogne et sont de saison permanente dans notre pays, il va de soi que ce dernier est à la croisée des chemins autres que ceux empruntés jusqu’à présent et qui ne peuvent déboucher à la fin que sur un cul de sac.
La direction à ouvrir doit radicalement tourner le dos à l’argent facile, généralement sale, par lequel trop de Béninois sont tentés et auxquels ils succombent un peu trop facilement.
C’est l’ensemble des personnes partisanes et adeptes de cette nouvelle mystique, qui ne s’arrête pas aux âges, mais concerne essentiellement tous les patriotes viscéralement attachés à l’intérêt général et au bien commun, qui formera la génération Patrice A. G. TALON afin d’être les premiers de cordées dans son entreprise courageuse de développement et de redressement de la République du Bénin.
A cet égard, il est légitime de se poser des questions de savoir si Patrice A. G. TALON, au regard des principes, règles, lois et morales ci-haut énumérés, présente toutes les garanties intellectuelles et morales nécessaires, c’est-à-dire toute la probité intellectuelle et morale requise pour faire gagner ou tenir ce pari.
La réponse, à mon humble avis, doit s’inspirer de la personnalité et des précédents dans l’action et dans la réflexion de l’intéressé.
Dans cette hypothèse, il me parait judicieux de souligner quelques observations de nature à nourrir les appréciations et les critiques à venir.
Sauf erreur ou omission, de commune renommée et quoi que portant un patronyme plein de noblesse, Patrice A. G. TALON ne serait pas né dans une famille nucléaire avec une cuillère d’or dans la bouche et il n’aurait pas eu une enfance et une prime jeunesse vautrées dans le confort de l’abondance matérielle.
Il semble aussi qu’il n’hérite pas d’une tradition familiale commerçante et qu’il serait donc parti de rien pour constituer, à force de labeur, de sueur, d’abnégation, d’ardeur, de détermination, de ténacité, d’endurance, d’ambition, d’intelligence émotionnelle ou relationnelle hors pair, le tout plongé dans une honnêteté à toute épreuve, aujourd’hui rare, l’empire économique qu’on lui prête.
Pour s’en convaincre, il faut d’abord signaler objectivement qu’on entendait parler de lui dans les affaires commerciales déjà, avant le Renouveau Démocratique de 1990, donc d’une certaine manière, depuis plus de 30 ans.
Si on considère les réussites commerciales des particuliers Béninois dont on parlait déjà en ce temps, comme les Mawoulé, les GOMADA, les SEFOU Fagbohoun, les SOCAGRIKO, les SACORET de feu ZOUNON Innocent, les KEDOTE Augustin, les Saturnin AGBOTA, les CODJIA dits le milliardaire etc…. etc.…, il n’y en a pas dont le commerce ait prospéré dans la même proportion sur une durée aussi longue.
En outre, si on laisse cette génération là pour se tourner vers celle qui a été fabriquée de toutes pièces par feu Président M. KEREKOU pour être des opérateurs économiques et dont les plus en vue ont été, par exemple, dans les véhicules d’occasions, la téléphonie mobile, les agréments douaniers etc.…, il peut-être prouvé que beaucoup d’entre eux se sont éteints purement et simplement ou sont en cessation de paiement, avec des dettes colossales que leurs patrimoines disponibles sont à jamais incapables d’éponger, une fois que leur bienfaiteur a perdu le pouvoir.
Il n’est qu’à rappeler qu’il y en a un parmi eux qu’un conseil des ministres de YAYI Boni avait déclaré coupable de fraudes douanières de plus de dix neuf milliards (19.000.000.000) de francs CFA et on ignore jusqu’à présent si l’Etat victime a été dédommagé et il y a un autre, devenu spécialiste des faillites de sociétés et qui croule sous des dettes inimaginables envers l’Etat et envers des particuliers et dont les richesses criminelles sont ainsi constituées des créances détenues contre lui.
On pourrait, dans cette rubrique, évoquer le cas de cet autre prétendu homme d’affaires dont la résidence serait dans les parages de l’OCBN de Cotonou et qui a été pris dans un scandale de crime économique pour lequel il a du débourser huit cents millions (800.000.000) de francs CFA pour faire retrouver en justice la liberté provisoire.
En poursuivant, il n’est pas interdit de citer cet opérateur économique, donné pour la seconde fortune Béninoise, qui a fait un tour de piste politique et qui serait aujourd’hui empêtré, à tort ou à raison, dans des scandales de trafics de drogue, de redressement fiscal et de faux et usage de faux en écritures publiques et privées.
Quel colosse aux pieds d’argile ! Une telle fortune ne peut être que le fruit d’un travail sans honnêteté à toute épreuve.
Devant ce tableau, incontestablement semblable à un cimetière de cadavres économiques survenus en un laps de temps, le temps passé par Patrice A. G. TALON dans ses affaires, solidement debout, est trop long pour ne pas être inscrit dans les annales des records économiques d’Afrique noire.
Dans cet exercice il parait indiqué d’attirer l’attention sur des circonstances qui donnent les preuves irréfutables de la solidité et de la propreté des entreprises de celui-ci.
Par ailleurs, nul n’a connaissance récente qu’un opérateur économique ait fait l’objet d’une haine aussi mortelle de la part d’un Président de la République en exercice que celle à laquelle Patrice A. G. TALON fut confronté jusqu’à son élection à la tête du Bénin en 2016.
Bien que poussé par une haine mortelle qui l’avait amené à traduire en justice son ennemi pour un crime absolument non économique et pour lequel celui-ci avait été entièrement blanchi, Boni YAYI n’avait jamais pu trouver de quoi le tracasser et le persécuter dans ses opérations économiques , par le biais, soit d’un redressement fiscal , soit d’une pénalité économico-sociale de nature à entrainer sa ruine ou des difficultés insurmontables.
Quand un ennemi, qui en veut à mort à l’autre, ne parvient pas à cette fin, c’est que ce dernier est doué d’une force et d’une puissance extraordinaires et qu’il n’est affligé d’aucun talon d’Achille.
Sous ce visage, se cachent purement et simplement les reflexes et attachements d’un homme qui pense à tout, avant d’entreprendre et qui travaille et accomplit ses devoirs avec une honnêteté à toute épreuve, ce qui lui permet d’éviter facilement les pièges et de débarrasser ses chemins des écueils susceptibles d’exploitation par un malfaiteur.
Les qualités ci-dessus évoquées sont propres à permettre de faire sans relâche ce qu’on doit faire et d’utiliser les bras qu’il faut pour seconder, afin que le travail à faire ensemble tende vers la perfection.
Les résultats pouvant découler d’une telle rigueur intellectuelle et morale destinent irréversiblement au progrès et au développement solides et ils supposent une mise à jour sans répit, en vue de rester dans l’air du temps qui est à la mondialisation, avec ses nouvelles technologies.
Patrice A. G. TALON n’est manifestement pas resté en marge de cette évolution et des exigences de la mondialisation.
On nous dit qu’il brasse des affaires au-delà des frontières nationales qui se portent, au moins, aussi bien que celles de l’intérieur.
Il est donc amené par la force des choses à s’ouvrir au monde extérieur et à rester ouvert à tous les courants d’air pour pouvoir communiquer sans entrave avec un monde cosmopolite et divers.
Ce n’est donc pas par hasard qu’il a réussi à amasser, dans la transparence et dans le travail acharné, la fortune sans souillure et sans tâche qui est la sienne.
Ce n’est pas davantage par hasard qu’à la première occasion politique qu’il s’est donnée, il a réussi un coup de maître et que depuis qu’il est devenu le père de notre nation, les actions qu’il mène, les actes qu’il pose et les réflexions qui les inspirent et les entourent émerveillent et souffrent rarement de contestation de fond.
Dans cet ordre d’idées, il n’est personne qui ne soit restée bouche bée, quand il nous donne désormais l’électricité et l’eau sans plus de coupure, lorsqu’il a eu le courage de prendre le risque de faire fonctionner normalement les nouvelles préfectures, avec leurs responsables respectifs dans les chefs lieux qu’il n’a pas hésité à désigner en tenant uniquement compte de l’intérêt général et du bien commun et au mépris des susceptibilités et considérations égocentriques dont certaines étaient pourtant de nature à flatter son égo personnel.
Il faut être un homme de courage, de conviction et de bien et un patriote solide et inébranlable à la manière du Président Justin TOMETIN AHOMADEGBE auquel des qualités supérieures semblables avaient permis, seul parmi les autres Présidents de son temps, de rayonner sur toute l’étendue du territoire national avec des lieutenants comparables comme Adrien DEGBE chez les adjas, KARL AHOUANSSOU chez les minans, Emile POISSON , Edmond DOSSOU YOVO , Gilbert KPAKPO, François DJIBODE AKPLOGAN dans l’Atlantique, Ambroise AGBOTON à Porto-Novo et ses environs, Robert ADAMON dans la vallée de l’Ouémé et au Plateau ou Benoît CAPO-CHICHI dans les collines, TAÏROU CONGAKOU et Antoine TOKO dans l’Atacora, BABA MOUSSA et BATOKO à Parakou, MAMA SAMBO, DANGO ISSAKA et autres dans le Borgou pour réaliser de tels tours de force.
Le parcours de Patrice A. G. TALON, fondé sur le travail toujours bien fait et sans reproche, est semé d’une chaine ou kyrielle de réussites solides de toutes sortes et qui sont de nature à assurer à son bénéficiaire une indépendance réelle vis-à vis des hommes et des biens matériels.
Cela donne une puissante force pour réfléchir et agir librement et inscrire facilement toutes ses entreprises dans la perspective de l’intérêt général et du bien commun qui demeurent les seules boussoles qui le guident.
Dans cette hypothèse, il reste alors à comprendre pourquoi les protestants qui s’entredéchiraient depuis au moins vingt (20) ans ont facilement accepté de se réconcilier sous son égide, les populations, ont fini par reconnaitre comme un bel acte écologique les dégagements d’espaces dans certaines rues des grandes villes, l’opinion publique, par applaudir des deux mains les luttes contre les diverses fraudes aux examens, contre la corruption, les malversations, les détournements publics et toutes sortes d’enrichissements illicites que permet un travail sans probité intellectuelle et morale habituel et courant.
En outre, l’homme est doué d’un effacement, d’une simplicité et d’une discrétion légendaires dont les effets libératoires poussent ses interlocuteurs à s’ouvrir et à se confier à lui spontanément, ce qui lui donne d’inestimables occasions d’écoutes, d’informations et de connaissances diverses qui finissent par rendre un homme plein de culture générale.
Il est dommage qu’il y en ait dans ses fréquentations bien des gens qui semblent n’avoir tiré aucun profit de ses qualités intrinsèques supérieures.
On serait même tenté de les accuser d’avoir par leurs infériorités empêché de connaître et d’apprécier plutôt un tel génie dont le contact ne peut avoir pour vertu que d’améliorer.
Les risques que prend Patrice A. G. TALON sont énormes et réels ; il va de soi que les intérêts personnels, égoïstes et matériels ciblés par ses actions d’assainissement moral ne les laisseront pas faire, les bras croisés.
Dès lors , il ne sert à rien de se voiler la face pour nier la menace d’un danger qui ne peut être conjuré que par la mobilisation générale, comme bouclier et rempart, de tous les vrais patriotes attachés sans faiblesse à l’intérêt général et au bien commun pour lesquels Patrice A. G. TALON a juré de travailler sans crainte ni faiblesse.
C’est un homme de parole et pour l’instant, il n’y a personne de son envergure ni de son charisme ni de son autorité morale forgés à la sueur du front et à la force du poignet pour relever, avec le travail dans l’honnêteté absolue, le défi de la mondialisation posé à la République du Bénin.
S’il s’en trouve réellement un qui a vécu parmi nous et a remarquablement travaillé aussi proprement que lui, qu’on nous le montre toute suite.
Il ne faut pas trop rêver.
Au total, ce qu’on appelle la génération Patrice A. G. TALON, c’est la masse immense de toutes les personnes, sans distinction d’âge, de classe sociale, ni de sexe viscéralement attachées à la réussite uniquement par le travail bien fait, car, Patrice A. G. TALON, c’est ni plus ni moins, un bourreau du travail qui apparait ainsi comme le modèle que l’on gagnerait à tout prix à suivre.

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25 février 2018 par Dg24h



Une délégation du ministère de la culture au domicile de feu (...)

22 juin 2018 par Dg24h
Une délégation du ministère chargé de la culture conduite par le directeur (...)
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La lutte contre la corruption au Bénin au cœur des échanges

22 juin 2018 par Dg24h
Les travaux de la 2eme édition des Journées Nationales de la Gouvernance (...)
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La généralisation des uniformes kaki annulée

22 juin 2018 par Dg24h
C’est par une note de service en date de jeudi 21 juin 2018, que le (...)
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Les usagers du site de vente de moutons déguerpis à Sèmè-Kpodji

21 juin 2018 par Dg24h
Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, a procédé à la libération de l’espace (...)
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Plusieurs blessés graves au Ceg de Sahè à Abomey

21 juin 2018 par Dg24h
Plusieurs élèves ainsi que des enseignants ont été gravement blessés, ce (...)
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Inspecteurs, chefs services et responsables d’établissement (...)

21 juin 2018 par Dg24h
La fraude constatée dans l’organisation de l’examen blanc du Brevet (...)
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La tenue kaki exigée dans les établissements publics et privés à la (...)

21 juin 2018 par Dg24h
« Il est porté à la connaissance de tous les usagers de l’école que pour (...)
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Le Bénin en 2ème position dans la zone Uemoa

21 juin 2018 par Dg24h
13ème en Afrique et 69ème au plan mondial au titre des pays les plus (...)
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Des contre-performances liées aux contraintes administratives

21 juin 2018 par Dg24h
Le Programme d’investissements publics (PIP), gestion 2017 a été objet (...)
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1171 enfants dotés d’acte de naissance dans l’Atacora

20 juin 2018 par Dg24h
A l’occasion de la célébration en différé de la 28e édition de la journée (...)
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Georges Bada veut enquêter sur la vente de tombes

20 juin 2018 par Dg24h
Le maire de la ville d’Abomey-Calavi, Georges Bada, suite au constat (...)
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Un zémidjan assassiné à Natitingou

20 juin 2018 par La Rédaction
Les populations de Natitingou ont découvert, ce lundi 18 juin 2018, le (...)
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Laurent Metongnon et autres retournent devant le juge 27 (...)

19 juin 2018 par Dg24h
L’actuel président du conseil d’administration de la caisse nationale de (...)
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Les écosystèmes aquatiques souterrains au Bénin au cœur des (...)

18 juin 2018 par Dg24h
« Permettre au grand public et aux parties prenantes de prendre (...)
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Démarrage de la 2e CIMSA à Cotonou

18 juin 2018 par Dg24h
Les travaux de la 2ème édition de la Conférence Internationale des (...)
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Nouvelle vision autour des actions du Gouvernement

18 juin 2018 par Dg24h
Le gouvernement décide enfin de libérer l’information. C’est du moins ce (...)
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Des avancées notables sur le Code électoral

17 juin 2018 par Dg24h
Du 14 juin 2018 à Azalai Hôtel de la Plage à Cotonou a lieu un séminaire (...)
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L’UN réfléchit sur la participation et l’engagement politique de ses (...)

17 juin 2018 par Dg24h
Les cadres de l’Union fait la Nation (UN) se sont réunis, ce samedi 16 (...)
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