vendredi, 24 mai 2019 •

235 visiteurs en ce moment

FIL D'ACTUALITÉ

Situation sociopolitique

Enfin, Boni Yayi se réveille de son sommeil




Dans un poste sur sa page Facebook, l’ancien chef de l’État, président d’honneur du parti Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) exprime son point de vue sur la situation sociopolitique du pays. Boni Yayi ne partage pas le fait qu’il y ait élections législatives au Bénin sans les partis de l’opposition. Il l’a souligné dans son point de vue après sa rencontre avec une délégation de la Francophonie. (Lire son message)
G.A.

CRISE POST ÉLECTORALE AU BENIN : MON POINT DE VUE SUITE À MA RENCONTRE AVEC LA DÉLÉGATION DE LA FRANCOPHONIE.

Je salue avec beaucoup de considération la délégation de la Francophonie notre organisation commune venue s’enquérir de la situation politique, sociale et économique qui prévaut dans mon pays le BENIN. Je voudrais illustrer mon propos en référence aux textes fondamentaux de notre organisation.
Dans la charte de la Francophonie adoptée à Hanoi (Vietnam) le 15 novembre 1997, ou peut lire dans le titre 1 : des objectifs et article 1 : « la Francophonie… a pour objectifs d’aider : à l’instauration et au développement de la démocratie, à la prévention des conflits et au soutien à l’Etat de droit et aux droits de l’homme ».
La situation qui prévaut aujourd’hui au BENIN est la négation flagrante de cette volonté de la Francophonie de développer la démocratie, de prévenir les conflits et de soutenir l’Etat de droit. En effet la décision du gouvernement de mon pays d’exclure toute l’opposition des législatives d’Avril 2019 ne promeut pas la démocratie ni ne prévient les conflits et est contraire à tous égards à l’Etat de droit.
Comme vous l’avez su certainement lors de votre rencontre avec l’opposition, tous nos efforts pour faire entendre raison à la mouvance et au Président Patrice TALON ont été vains. Notre volonté de nous conformer à la charte et au code électoral, exclusifs et conflictogènes tout comme la recherche du consensus n’ont guère prospéré dans l’environnement planifié de longue date par nos partenaires. Je voudrais à nouveau attirer votre attention sur le profond fossé qui sépare le texte fondamental de la Francophonie à savoir la Déclaration de Bamako du 03 novembre 2000 d’avec l’exclusion actée par le pouvoir de la rupture de prendre seul part aux législatives du 28 avril 2019.
En effet, la situation actuelle imposée à l’opposition est aux antipodes du texte contenu dans le Titre II de la Déclaration de Bamako qui consacre les principes fondamentaux auxquels nos Etats ont adhérés notamment aux points :
1- « La démocratie, système de valeurs universelles, est fondée sur la reconnaissance du caractère inaliénable de la dignité et de l’égale valeur de tous les êtres humains ; chacun a le droit d’influer sur la vie sociale, professionnelle et politique et de bénéficier du droit au développement ; »
3« La démocratie exige en particulier, la tenue, à intervalle régulier, d’élections libres, fiables et transparentes, fondées sur le respect et l’exercice, sans aucun empêchement ni aucune discrimination, du droit à la liberté et à l’intégrité physique de tout électeur et de tout candidat, du droit à la liberté d’opinion et d’expression, notamment par voie de presse et autres moyens de communications, de la liberté de réunion de manifestations et de la liberté d’association ; »
C’est la dénégation de toutes ces valeurs universelles gages de la démocratie qui explique le BENIN d’aujourd’hui avec tous ses fils en exil politique ou remplissant les prisons à la suite d’arrestations musclées.
4« la démocratie est incompatible avec toutes modifications substantielles du régime électorale introduites de façon arbitraire ou subreptice… »
La négation de cette disposition a produit « le certificat de conformité », inexistant dans les textes électoraux et par lequel l’exclusion arbitraire des partis de l’opposition a été assurée.
5« la démocratie suppose l’existence de partis politiques égaux en droit, libres de s’organiser et de s’exprimer, pour autant que leur programme et leurs actions ne remettent pas en cause les valeurs fondamentales de la démocratie et des droits de l’homme. Ainsi, la démocratie va de pair avec le multipartisme, elle doit assurer à l’opposition un statut clairement défini, exclusif de tout ostracisme ».
Ce point interpelle indéniablement la charte des partis dans sa philosophie.
Au titre III relatif aux proclamations on peut lire :
4« la démocratie, pour les citoyens-y compris, parmi eux, les plus pauvres et les plus défavorisés-se juge, avant tout, à l’aune de respect scrupuleux et de la pleine jouissance de tous leurs droits civils et politiques, économiques, sociaux et culturels, assortis de mécanisme de garanties. Il s’agit là de conditions essentielles à leur adhésion aux institutions et à leur motivation à devenir des acteurs à part entière de la vie politique et sociale ; »
A notre avis ce point interpelle toute la gouvernance actuelle et laisse dubitatif sur la nécessité de payer la caution de deux cent quarante-neuf million de franc CFA avant de prendre part aux législatives.
Au niveau du titre IV relatif aux engagements et au B intitulé pour la tenue d’élections libres, fiables et transparentes, les points suivants nous laissent perplexes quant aux perspectives ouvertes par le processus électoral en cours.
8« s’assurer que l’organisation des élections, depuis les opérations préparatoires et la campagne électorale jusqu’au dépouillement des votes et à la proclamation des résultats, y inclus le cas échéant, le contentieux, s’effectue dans une transparence totale et relève de la compétence d’organes crédibles dont l’indépendance est reconnue par tous ; »
10« impliquer l’ensemble des partis politiques légalement constitués tant de la majorité que de l’opposition, à toutes les étapes du processus électoral, dans le respect des principes démocratiques consacrés par les textes fondamentaux et les institutions… ».
Au regard de ces deux points, la nomination des sept sages de la Cour Constitutionnelle et les bégaiements récents, incompréhensibles de la CENA évoquant des fautes mineures et des fautes majeures pour tenter de justifier la consécration des partis de la mouvance et l’exclusion de certains partis de l’opposition puis de toute l’opposition ont jeté un froid certain sur notre démocratie et ont plongé le peuple béninois dans une inquiétude profonde et le désarroi quant à la tenue dans les conditions actuelles d’une élection transparente et paisible .
Nous sommes pour une vie politique apaisée conformément au point 14 qui stipule « faire participer tous les partis politiques tant de l’opposition que de la majorité à la vie politique nationale, régionale et locale, conformément à la légalité de manière à régler pacifiquement les conflits d’intérêts ; » c’est pourquoi nous restons fermes et déterminés à faire respecter et aboutir le principe sacro-saint démocratique selon lequel « pas d’élections sans la participation de l’opposition ».
Je vous remercie.

www.24haubenin.info ; L'information en temps réel

11 avril 2019 par La Rédaction


L’He Charles Gagnon démissionne au profit de son suppléant


23 mai 2019 par Dg24h
Le député de l’Union Progressiste de la 17ème circonscription électorale, (...)
Lire la suite

Le scrutin reporté au 15 juin (nouveau calendrier)


23 mai 2019 par Dg24h
Prévu pour démarrer depuis le 6 mai 2019, l’inscriptions sur les listes (...)
Lire la suite

Le compte rendu du Conseil des Ministres du 22 mai 2019


22 mai 2019 par Dg24h
Le conseil des Ministres s’est réuni en sa séance hebdomadaire ce (...)
Lire la suite

Marcellin Ahonoukoun préside l’Union Progressiste


21 mai 2019 par La Rédaction
Les députés de la majorité viennent de constituer le groupe parlementaire (...)
Lire la suite

Quatre ministres cèdent leurs sièges à leurs suppléants


21 mai 2019 par Dg24h
Le ministre de l’enseignement secondaire, technique et de la formation (...)
Lire la suite

Patrice Talon exprime sa compassion aux familles éplorées


20 mai 2019 par Dg24h
Dans son message adressé à la Nation dans la soirée de ce lundi 20 mai (...)
Lire la suite

Jean-Michel Abimbola à la tête du Bloc Républicain


20 mai 2019 par Dg24h
Invités ce jour par le président de l’Assemblée nationale, les députés de (...)
Lire la suite

Les premiers mots du député Assan Séïbou


20 mai 2019 par Dg24h
"Je remercie tous ceux d’entre vous qui m’ont appelé pour me présenter (...)
Lire la suite

Assan SEIBOU remplace Bio Tchané


20 mai 2019 par Dg24h
SEIBOU Assan, suppléant du député Abdoulaye BIO TCHANÉ vient d’être (...)
Lire la suite

Louis Vlavonou succède à Adrien Houngbédji


17 mai 2019 par Dg24h
Au terme du vote de l’élection du président de l’Assemblée nationale, 8ème (...)
Lire la suite

Sacca Lafia démissionne au profit de sa suppléante


17 mai 2019 par Dg24h
Au cours de la plénière consacrée à l’élection du bureau de l’Assemblée (...)
Lire la suite

Orou Se Guené Yacoubou prend le relais de son père


16 mai 2019 par Dg24h
Les députés élus au terme des élections législatives du 26 avril dernier, (...)
Lire la suite

Patrice Talon s’adresse à la nation ce vendredi


16 mai 2019 par La Rédaction
Le président de la République, Son Excellence Patrice Talon va (...)
Lire la suite

Le prochain président sera le produit d’un consensus (Wallys (...)


15 mai 2019 par La Rédaction
Les députés élus au terme du scrutin législatif du 28 avril dernier, (...)
Lire la suite

Le compte rendu du Conseil des ministres du 15 mai 2019


15 mai 2019 par Dg24h
Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 15 mai 2019 sous la (...)
Lire la suite

Patrice Talon s’adresse à la nation jeudi


14 mai 2019 par Dg24h
Le président de la République, Son Excellence Patrice Talon va (...)
Lire la suite

Ce que Talon doit éviter


10 mai 2019 par Dg24h
Les élections législatives 2019 étant terminées, les regards sont à (...)
Lire la suite

Yayi Boni joue aux sapeurs-pompiers


9 mai 2019 par Dg24h
L’ancien président de la République, Boni Yayi à travers un message publié (...)
Lire la suite


ÉCOUTER FRISSONS RADIO


Derniers articles



Autres vidéos





Les plus populaires







Lettre d'information