samedi, 25 février 2017 •

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FIL D'ACTUALITÉ

Cour d’assises

Un accusé d’homicide volontaire condamné à 7 ans de travaux forcés




La Cour d’Assises de Cotonou a condamné à sept (07) ans de travaux forcés, ce lundi, dans la grande salle A de la Cour d’Appel de Cotonou, le sieur Roger Lantoedjra, né vers 1980 à Cotonou, de nationalité béninoise, accusé de meurtre à Adjati, arrondissement de Honvié, commune d’Adjarra, sur la personne de son oncle Oké Mikinhouéssé, dans le cadre du 16ème dossier inscrit au rôle de la première session ordinaire de la Cour d’Assises de Cotonou de 2016.

Le jeudi 13 septembre 2001 dans l’après-midi à Adjati, arrondissement de Honvié, commune d’Adjrra, le nommé Roger Lantoedjra, de retour à la maison, est informé par sa mère des réprimandes qu’elle avait essuyées de la part de Oké Mikinhouéssé qui la soupçonnait d’être l’auteur des ordures, notamment des matières fécales et des débris de bouteilles, jetés dans son champ sis à côté de leur maison. Pris de colère, Roger Lantoedjra se serait rendu dans le champ où Oké Mikinhouéssé vaquait à ses travaux champêtres pour lui faire des remontrances. C’est dans ces circonstances qu’est survenue une altercation au cours de laquelle Oké Mikinhouéssé a réussi à repousser Roger Lantoedjra en le menaçant avec ses houes et coupe-coupe. Roger Lantoedjra serait retourné à son domicile pour s’emparer d’un couteau et serait revenu sur les lieux où il a poignardé à deux (02) reprises Oké Mikinhouéssé à la poitrine. Transporté pour les soins à l’hôpital, celui-ci rendit l’âme en cours de chemin.

L’autopsie pratiquée sur le corps de Oké Mikinhouéssé fait état d’un décès consécutif à une atteinte de l’un des vaisseaux magistraux du cœur causée par une arme blanche.

L’enquête de moralité n’est pas favorable à l’accusé. Son casier judiciaire n° 1 est vierge.

L’examen psychologique et psychiatrique mentionne que l’accusé ne souffre d’aucun mal mental au moment des faits.

A la barre, l’accusée reconnaît avoir eu une altercation avec son oncle Oké Mikinhouéssé, dans le champ et lui avoir porté deux (02) coups avec sa propre machette qu’il a réussi à lui arracher après avoir reçu au bras son coup premièrement, dont un volontairement et le second lui atteignant au côté gauche à la poitrine au cœur, qui ont entrainé sa mort, sans en avoir eu l’intention. A la question du Ministère public assuré, par Mme Marie Josée Patinvoh de savoir si Roger Lantoedjra est allé venger sa mère, l’accusé a répondu non. Il a expliqué qu’il était allé expliquer à son oncle qu’ils ne sont pas auteur des matières fécales et tessons jetés dans son champ. L’accusé a marqué un silence total à la question du Ministère public qui lui a demandé si la poitrine était une partie sensible. Autre clarification que voulait avoir le président de la Cour, était l’arme ayant servi à commettre le crime. Est-ce un couteau ou une machette ?. A cette question, l’accusé déclara avec fermeté que l’arme était bel et bien une machette, précisant que la machette est celle dont la victime s’est servie pour lui assener le coup qu’il a reçu au bras et qui s’est aussitôt enflé. Enfin, il précise que la victime est son oncle et qu’il n’a pas l’intention de lui donner la mort. Il a demandé pardon.

Le Ministère public, à l’entame de sa réquisition fit comprendre aux uns et aux autres « qu’un moment de patience peut préserver l’homme de malheur ». Mme Marie Josée Pa tinvoh, qui assure le Ministère public, fit remarquer que tel n’a pas été le cas chez l’accusé et la victime. C’est donc ce qui a conduit Roger Lantoedjra à commettre son acte, donnant lieu à sa présence à la barre pour être jugé par la Cour ce jour. Elle a ensuite dit que l’accusé a reconnu les faits précisant qu’il n’a pas l’intention de lui donner la mort. Elle a démontré que le meurtre s’impose et qu’il s’agit « de coups mortels », donc « d’homicide involontaire ». Elle ajoute aussi que l’accusé n’ignore pas avoir donné les coups à une partie sensible. De même, qu’il est conscient que ce sont les coups portés qui ont donné la mort. Soulignant l’enquête de moralité défavorable à l’accusé et écartant la légitime défense qui pourrait être soulevée, il demande à la Cour de déclarer Roger Lantoedjra coupable de crime de meurtre et de le condamner à la peine égale au temps passé en prison.

Me Rodrigue Agbanni a au début de sa plaidoirie déclaré à la Cour qu’elle a une lourde responsabilité de décider du sort de l’accusé. Il a ensuite souligné à la Cour qu’il s’agit d’une affaire entre un neveu et son oncle. Et que le neveu ne peut pas volontairement se lever un jour et donner la mort à son oncle. Expliquant ensuite que l’oncle ne supportant pas les remontrances de son neveu lui a donné des coups de coupe-coupe et sous l’effet de la douleur, le neveu a réussi à la lui arracher et comme pour se défendre, lui a donné des coups qui lui ont été fatals.

Après avoir défini le meurtre, Me Rodrigue Agbanni a fait des observations à la Cour. Il a dit que l’enquête préliminaire est bâclée dans la mesure où elle ne détient pas la houe, le coupe-coupe et le couteau, utilisés sur les lieux du crime. Ensuite, il a souligné qu’il ne va pas plaider légitime défense. Enfin, il a demandé la requalification de l’infraction « meurtre » en « coups mortels » et d’acquitter Roger Lantoedjra car, l’accusé traîne un sonde et sa défense estime qu’il est soufrant. De même, il rappelle à la Cour que l’accusé a déjà passé plus de sept (ans) en prison.

A noter qu’un frère de la victime, au nom de la famille, ne s’est pas constitué en partie civile. Il a déclaré au nom de la famille laisser tout à Dieu.

L’accusé est incarcéré le 18 septembre 2001. Il a bénéficié de liberté provisoire.

La Cour délibérant, a déclaré Roger Lantoedjra coupable d’avoir volontairement commis un homicide et l’a condamné à sept (07) ans de travaux forcés. Les frais de justice sont à sa charge.

La Cour était composée du Président, Jacques M. Hounsou, des assesseurs, Cyprien Tchibozo et Edibayo Joanna Dassoundo. Le Ministère public est assuré par Marie Josée Patinvoh. Me Edouard Zavonon a tenu la plume

ABP

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