samedi, 25 février 2017 •

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FIL D'ACTUALITÉ

Cour d’assises de Parakou

Pour des coups mortels sur son enfant, un enseignant condamné à 18 d’emprisonnement ferme




Accusé d’avoir commis un homicide involontaire sur son enfant Prudence Olihidé à Natitingou sans intention de lui donner la mort, le nommé Sylvain Olihidé a écopé jeudi de 18 mois d’emprisonnement ferme au terme de son jugement à la cour d’assises de Parakou.

Le nommé Sylvain Olihidé est un enseignant de la langue Française au Collège d’Enseignement Général 1 de Natitingou. Pendant les vacances de l’année 2015, il aurait constaté le faible niveau de son enfant Prudence en lecture et entreprit de l’aider avec des séances de répétition.

Au cours desdites séances, le père, Sylvain Olihidé, lui administrait parfois des coups de chicottes. Le vendredi 17 juillet 2015, lors d’une des séances, monsieur Sylvain Olihidé a porté des coups de main à la nuque de son enfant Prudence. Ce dernier poussa un cri et perdit connaissance. Il fut évacué au centre de santé de Bakkita de Natitingou où il rendit l’âme le lendemain.

Appréhendé et inculpé de coups mortels, Sylvain Olihidé passa aux aveux à toutes les étapes de la procédure.

Le ministère public représenté par Nasser Michel Linsoussi a fait savoir à la cour après avoir examiné le dossier que le crime de coups mortels reproché à l’accusé est prévu et puni par l’article 309, alinéa 4 du code de procédure pénal.

A en croire l’avocat général, les éléments constitutifs du crime à savoir l’élément légal, l’élément matériel, celui moral ou intentionnel sont réunis. Pour lui, il existe un lien de causalité entre les coups portés et le décès de l’enfant.

Toutefois, il souligne que dans le cas d’espèce, l’infraction incriminée est un accident qui peut arriver à tout éducateur. Mais, pour lui, ce n’est pas une raison pour la non application de la loi.

Ainsi, il déclare l’accusé coupable de crime de coups mortels et le condamne à la peine de 05 ans de réclusion criminelle. Les deux (02) avocats de la défense de l’accusé ont respectivement plaidé pour amener la cour à accorder des circonstances atténuantes à leur client.

Pour Me Roland Adjakou, aucune preuve formule ne prouve que la victime a reçu un coup à la nuque et des analyses conséquentes n’ont pas été faites pour diagnostiquer les causes réelles de la mort de l’enfant. Il a fait remarquer à la cour qu’un doute sérieux pèse sur la culpabilité de l’accusé. Il a demandé à la cour d’accorder une chance à l’accusé afin qu’il aille aider son épouse à garder le reste des enfants.

Abondant dans le même sens, Me Aboubakar Baparapé a signifié à la cour que le but ultime visé par l’accusé en l’accompagnant son fils dans ses études est que ce dernier puisse être au pas en lecture, être à l’image de son père, bref un modèle pour ses jeunes frères mais le sort en a décidé autrement. Pour Me Baparapé, c’est un incident malheureux qui, faute de diligence de soins adéquat par les agents de santé s’est compliqué. Il a déploré l’échographie qui n’a pas été faite à cause de la négligence des agents de santé dans un contexte de week-end, l’absence d’autopsie pour desceller les causes réelles de la mort de l’enfant. Aux dires de ce dernier, il y a un doute au principal sur l’affaire de coups mortels. Il a demandé à la cour d’acquitter son client au bénéfice de doute.

La cour présidée par Edouard Ignace Gangy délibère et déclare-le nommé Sylvain Olihidé coupable d’avoir involontairement commis un homicide sur la personne de Prudence Olihidé et le condamne à 18 mois d’emprisonnement ferme. Le président a été assisté par les assesseurs Géneviève Sohou et Célestin Jean-Mathieu Zanouvi. La mémoire de la cour est assurée par le greffier Me Ambroise Alassane.

ABP

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