jeudi, 23 mars 2017 •

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FIL D'ACTUALITÉ

La Grogne continue pour Non paiement de la dette envers les entreprises




L’Etat de grâce que les chefs d’entreprise ont accordé aux nouvelles autorités béninoises semble avoir pris fi n. De plus en plus des voix s’élèvent pour fustiger le retardque prend le payement de ce que l’Etat doit aux entreprises privées. Les chefs d’entreprises qui pour la plupart sont habitués à vivre au quotidien ne comprennent plus comment un des leurs devenu chef d’Etat ne mette pas la diligence nécessaire pour qu’ils soient payés après deux mois de sa prise de pouvoir

La lune de miel semble s’étirer vers sa fin entre le chef de l’Etat Patrice Talon et les chefs d’entreprise privés près de deux mois après sa prise de pouvoir. La principale pomme de discorde est le retard que prend le payement de ce que l’Etat doit aux entreprises. Après les audits et contrôle, après avoir fait l’état des lieux, les Béninois, n’ont pas seulement les chefs d’entreprise, s’impatientent de voir le Bénin prendre le nouveau départ qui leur a été promis. Leur impatience ne voudrait pas dire qu’ils n’ont pas foi aux promesses du premier des Béninois à qui ils ont confi é leur destin. Le système auquel ils se trouvent confrontés depuis bientôt deux mois après l’installation du nouveau président de la République, est entrain de mettre à rude épreuve, la gestion quotidienne de leurs entreprises. La plus part d’entre eux ont de plus en plus des diffi cultés à honorer leurs engagements envers les banques, les services financiers et les tiers. Faute d’exprimer publiquement leur désarroi, ils ne manquent de confier aux proches leurs difficultés à boucler les fi ns du mois. Ce que ces chefs d’entreprise ne comprennent pas encore, c’est l’attitude du chef de l’Etat issu de leur sérail, qui selon eux ne met pas la diligence nécessaire pour que leur dû leur soit payé. D’où la grogne qui tend à s’installer.
Evidemment, ventre affamé n’a point d’oreille diton. Cela peut se comprendre quand on a des salariés et d’autres charges connexes. Mais on estime que quand on a quitté un régime de changement et de refondation raté dix ans durant, les nouvelles autorités se doivent de tirer au clair tout ce qui doit l’être. Pour ne pas avoir à endosser la responsabilité des actes qu’elles n’auraient pas commis.
Cette étape est franchie et l’opinion publique est située sur les dettes intérieures et extérieures du pays. Les choses devraient pouvoir se mettre en marche surtout après la promesse du chef de l’Etat d’éponger cette dette intérieure qui est de plus de 1000 milliards au plus tôt. Mais quand l’attente se fait longue, on peut penser à tort et ou à raison que l’autorité a des diffi cultés à faire face à ses engagements, on n’ose pas croire que l’Etat est en faillite. C’est vrai et c’est connu des Béninois que le
président Talon n’est pas de nature à abdiquer devant les difficultés. Certes, il y a des diffi cultés. Mais c’est parce ce qu’il peut résoudre les problèmes des Béninois qu’ils lui ont confié leurs destinées. Il est attendu sur tous les fronts. Mais celui du payement de la dette intérieure urge. Car le secteur privé est le plus gros pourvoyeur d’emplois au Bénin. Si Ce secteur va mal, c’est toute la nation qui en ressent le coup. La morosité économique actuelle est une conséquence directe de cette existence au ralenti que mène la plus des entreprises faute de liquidités. Les autorités actuelles du pays se doivent de prendre vite le taureau par les cornes pour une relance rapide de l’activité économique. C’est vrai que comme le dit l’adage, le prisonnier ne sait pas qu’au dehors il y a des gens qui s’activent pour sa libération. Nous ignorons tout ce que le gouvernement fait pour répondre aux attentes des uns et des autres mais en tant que chef d’entreprise, quand à la fi n du mois, faute d’avoir payé vos employés, vous les voyez faire les grises mines, vous ne pouvez que vous en remettre à la source.
Et cette source, c’est l’Etat qui vous doit de l’argent pour des prestations de service déjà réalisées souvent avec des prêts bancaires. Aucun chef de famille consciencieux, ne sera jamais heureux de voir ses enfants affamés. Et c’est malheureusement ce qui est entrain de se passer déjà dans certaines entreprises. Le nouveau départ n’est pas totalement comptable de la situation. Mais les gens ont coutume de dire que l’Etat est une continuité. Connaissant l’état économique et fi nancier du pays, les chefs d’entreprises s’en remettent à la compassion du chef de l’Etat pour ne pas perdre leur dignité face à leurs obligations.

James Badou/ L’Economiste

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