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FIL D'ACTUALITÉ

Éducation au Bénin

Des enseignants abandonnent le privé pour le public




Trois mois après le démarrage de la rentrée scolaire 2019-2020, des difficultés sont toujours notées dans les écoles du Bénin. La prise de service des nouveaux enseignants admis au dernier concours de recrutement organisé par l’Etat béninois a entraîné le déficit d’agents dans les établissements privés. Ce qui explique le jumelage des salles classes dans les écoles privées.

Le départ des nouvelles recrues vers les établissements publics a engendré le manque d’enseignants pour encadrer les apprenants dans les écoles privées. Cette situation inquiète bon nombre de parents d’élèves qui ont choisi le privé pour l’instruction de leurs enfants.

Après les nombreux dysfonctionnements signalés dans les écoles publiques, c’est maintenant le cas des écoles privées qui peinent à trouver une solution au manque d’enseignant.
En effet, certains enseignants du privé ont préféré aller dans l’enseignement public à la suite de leur admission au concours de recrutement organisé par l’Etat béninois.
En manque d’enseignants pour encadrer les apprenants, les directeurs de certaines écoles privées ont opté pour le jumelage des salles de classe. Avec un effectif pléthorique, les conditions ne facilitent pas l’assimilation des cours chez les élèves et écoliers.
Dans une école primaire privée à Godomey, confrontée à l’insuffisance d’enseignants, des groupes ont été fusionnés pour permettre à tous les apprenants de suivre les cours.
« Nous sommes dans une école privée et c’est pour éviter à nos enfants un encombrement dans les salles comme au public que nous avions accepté d’aller au privé en dépit de la situation économique actuelle du pays. Si nous devons assister à un entassement de nos enfants, alors pour ma part ce n’est pas bien. C’est le CE1, une classe très sensible dans le cursus et on veut les agglutiner pour quel résultat ? », s’est plaint un parent d’élève.
« Mon enfant aussi est au CI/B et après le départ de leur maîtresse, les enfants sont pratiquement délaissés. Tantôt, ils sont avec une nouvelle maîtresse qui après avoir fait une semaine avec eux se retrouve à garder le CE2. Les enfants sont avec le maître du CE1/B, et tantôt avec la maîtresse du CI/A avec plus de 50 élèves dans la classe », a confié un autre parent d’élève.
Les parents, énervés par cette situation qui impose à leurs enfants de travailler dans des conditions pas du tout satisfaisantes ne sont pas d’accord avec cette décision prise par les responsables des établissements sans les prévenir au préalable. Demandant des comptes aux administrations de ces écoles privées, des parents sous le coup de la colère réclament la scolarité de leurs enfants.
Pour d’autres, il faut « trouver le plus tôt possible la solution aux difficultés qui plongent » les écoles privées.
« On ne saurait comprendre qu’on confie presqu’une soixantaine d’élèves à une seule personne pour s’attendre à un encadrement efficace. Ça se passe pour les élèves au CM1 à la veille de CEP. Qui est en train de perdre ? Cette situation va durer combien de temps », se demande un parent d’élève.
A en croire l’un des responsables d’une école privée, la situation va être réglée progressivement. « C’est contre toute attente que 4 maîtres sont partis à la fonction publique. Nous ne pouvons pas prendre n’importe qui pour les remplacer. Pour le CE1, les enfants étaient 21, il faut maintenant compléter des tables en attendant ou bien changer de salle », a-t-il ajouté.

Les parents contraints de payer doublement les frais de TD
L’autre situation qui énerve les parents d’élèves, ce sont les frais de TD ou de renforcement qu’ils doivent encore payer pour leurs enfants puisque les enseignants n’ont pas fait le compte avant leur départ pour la fonction publique.
« Depuis que la rentrée a commencé, je paye les frais de TD dès la première semaine du mois et voilà que la maîtresse a déjà raté 2 ou 3 séances ce mois. Je rappelle que mon enfant est au CI/B et un jour je suis venue le chercher à midi, je me rends compte que la maîtresse n’est plus là et la nouvelle maîtresse me dit qu’elle est partie sans lui faire les comptes et elle dit qu’elle a fini son contrat et à cause de ça la nouvelle n’a pas fait les TD avec les enfants », a signalé une jeune dame qui a son enfant dans une école primaire privée.
Pour elle, son enfant est en règle et doit pouvoir continuer les TD. « Je ne sais pas si l’administration collabore avec les enseignants concernant les TD mais franchement, il faut qu’ils tiennent à leur engagement. C’est très difficile pour nous les parents financièrement et lorsque nous faisons quand même l’effort, il faudrait qu’on nous le rende bien », a-t-elle ajouté.
Un autre parent qui a son enfant au CM1 est confronté au même problème. « J’ai déjà payé les frais d’études à l’autre maître qui est parti. A ma grande surprise, mon enfant me dit que la nouvelle maîtresse leur a dit que ceux qui veulent faire les études n’ont qu’à se manifester. Donc si je comprends l’ancien maître n’a fait aucun compte rendu à la nouvelle maîtresse et si la maîtresse fait l’étude avec eux maintenant on va encore payer une deuxième fois », se désole-t-il.
Clarifiant la situation, un des membres de l’administration de l’école privée concernée a indiqué qu’il « ne s’agit pas en fait de TD, mais de renforcement ». L’école, explique-t-il, n’a « rien à voir avec les cours de renforcement organisés par les instituteurs, mais va assumer sa responsabilité et y mettre de l’ordre ».
« La maîtresse est reçue au concours et est partie. Mais, son dernier salaire ne lui sera pas donné sans qu’elle règle ces cas », rassure-t-il.
Pour apaiser les parents, il demande aux parents d’écrire au directeur de l’établissement afin d’avoir le droit de reprendre leurs sous qui seront défalqués du salaire des enseignants concernés.
Selon le directeur d’un Complexe Scolaire situé dans la commune d’Abomey-Calavi, la fusion des salles de classe est temporaire. « Le complexe a déjà pris en compte les doléances », a-t-il déclaré.

Ce qui attire les enseignants vers le public
D’après un enseignant d’une école publique ayant requis l’anonymat, « être enseignant du public est mieux par rapport au privé ». « L’enseignant est payé en fonction de son corps d’appartenance et son grade. Vous savez, un enseignant du privé ne gagne pas assez que celui du public », a-t-il indiqué.
Au niveau des établissements publics, le contrat des enseignants est géré par l’Anpe et selon les informations, ils sont payés entre 50.000 et 100.000 FCFA.
Par contre, le salaire d’un enseignant du privé pour le primaire peut varier de 25.000 FCFA à 50.000 FCFA voire jusqu’à 100.000 FCFA.
Au niveau du secondaire toujours pour les enseignants du privé, ils sont payés à 700 FCFA voire 1500 FCFA l’heure.
Outre le salaire, les enseignants du public bénéficient des primes de rentrée, de journées pédagogiques, d’incitation pour zones d’accès difficile (60.000 FCFA voire 78.000 FCFA), de travaux de nuit, de rendement et autres primes de gratifications.
Voilà autant d’avantages, qui incitent les enseignants à quitter le privé pour aller dans la fonction publique.
En abandonnant les écoles au beau milieu de l’année scolaire, le départ des enseignants n’est pas sans conséquences.
Les apprenants des établissements privés viennent de boucler le premier trimestre. Les administrations des écoles privées qui sont confrontées au manque d’enseignants doivent trouver une solution afin que les enfants du retour des congés des fêtes de fin d’année puissent étudier dans de bonnes conditions.

Akpédjé A. AYOSSO

www.24haubenin.bj ; L'information en temps réel

28 décembre 2019 par La Rédaction




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