lundi, 27 mars 2017 •

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FIL D'ACTUALITÉ

A la veille de la rentrée scolaire et académique 2016-2017

Déclaration sur l’état de l’école béninoise




Les résultats catastrophiques des différents examens dans les sous-secteurs des enseignements maternel, primaire et secondaire ont fait voir à tout le monde la profondeur de la ruine de l’école dans notre pays. Au supérieur, la vérité des résultats avait déjà établi la faillite du système LMD. Face à cet état désastreux, deux voies s’offrent au pouvoir de TALON-KOUPAKI-TCHANE : prendre des mesures patriotiques d’urgence pour sortir l’école de la ruine ou continuer le gâchis avec des échecs massifs au terme de l’année scolaire, académique. Le trois octobre prochain, l’école béninoise va ouvrir ses portes. Le gouvernement a-t-il pris des mesures qui assurent une année scolaire et académique réussie ?
Les différents comptes rendus des réunions des différents conseils sectoriels du dialogue social, des séances de négociation gouvernement/ confédérations syndicales, des conclusions du séminaire- atelier du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique conduisent au triste constat que le pouvoir de TALON-KOUPAKI-TCHANE a fait l’option de la continuité dans le gâchis avec des années scolaires, universitaires dont on sait d’avance que les résultats seront catastrophiques. En dehors de promesse vague d’organiser un concours de recrutement au profit du secteur de l’enseignement, de prendre des arrêtés d’application du statut particulier vidé de son contenu, de régler quelques problèmes posés par les ACE 2008 du secondaire l’essentiel des problèmes dont la non résolution a conduit l’école dans la ruine sont laissés. Au supérieur, malgré le diagnostique fait par les communicateurs au séminaire-atelier qui a montré que les conditions ne sont pas réunis pour la mise en œuvre du système LMD dans les facultés à grand effectif, le pouvoir s’est opposé à l’arrêt du LMD. Contre la recommandation de la session de rattrapage par les participants au séminaire-atelier, le pouvoir et ses soutiens opposent les mesures sélectives dans le sens de réduire le nombre d’étudiants pouvant prendre part à la session de rattrapage. Dans le même sens, il est recommandé le retour des frais d’inscription qui devraient passer désormais de 15 000fcfa à 50 000f CFA dans un pays où plus de 59% des ménages dans notre pays vivent avec moins d’un dollar par jour. L’annulation de la mesure arbitraire, cynique d’exclusion de l’UAC de vingt-un étudiants, celle de l’invalidation de l’année universitaire à la FLASH est rejetée au prétexte du respect de l’autonomie de l’UAC. A la maternelle, au primaire et au secondaire, les NPE sont maintenus, pas de recrutement massif pour pourvoir les écoles en personnels enseignants, pas de relecture du décret portant statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire afin de prendre en compte les revendications matériels, économiques des enseignants(es). La relance des examens professionnels suspendus au secondaire n’est pas à l’ordre du jour pour le gouvernement. Les différentes revendications catégorielles sont délaissées. Contre le droit de chaque enfant d’aller à l’école, le pouvoir de TALON-KOUPAKI-TCHANE procède à la compression des groupes pédagogiques. Les directeurs des écoles primaires rendus à tort responsables des mauvais résultats au CEP sont limogés. Des placements à la tête des administrations scolaires des parents, des copains, des partisans politiques se poursuivent. Il est évident que l’année scolaire et universitaire 2016-2017 s’en va être encore une année de gâchis pour le pays, les parents d’élèves et d’étudiants. L’appel du gouvernement à une rentrée apaisée est un faux objectif. Car une rentrée apaisée ou une année scolaire, universitaire apaisée n’est pas synonyme d’une année réussie.
La FéSEN-CSTB, tout comme les parents d’élèves, d’étudiants veut une année réussie. Par conséquent, elle appelle les enseignants(es), de la maternelle au supérieur, à recourir à toutes les formes de lutte (assemblée générale, sit-in, marche, grève) pour obliger le gouvernement à prendre des mesures patriotiques d’urgence pour une année scolaire, académique réussie.
Fait le 23 septembre 2016.
Pour le Secrétariat Exécutif National,
Le Secrétaire Général Adjoint,
SEGNANKA Yéropa Rodolphe

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