samedi, 10 décembre 2016 •

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FIL D'ACTUALITÉ

Affaire NOCIBE : Koupaki, Kassa, Ouinsavi doivent se justifier




ACTE IV : NOUVELLE PUBLICATION

Les monstrueuses exonérations fiscales et douanières accordées à la Nouvelle cimenterie du Bénin (Nocibé) ne sauraient être passées par perte et profit pour l’Etat béninois. Les promoteurs ainsi que les signataires de la Convention minière devront répondre de leurs actes d’abord, devant le tribunal de leur conscience puis, devant les organes de contrôle et les juridictions compétences mis en place pour rendre justice à l’Etat béninois. Car, tout porte bien à croire que leurs actes dénotent purement et simplement d’un crime économique qui mérite réparation pour les finances publiques béninoises. 


C’était le 20 mars 2009 qu’il s’est trouvé des enfants de la République du Bénin qui ont choisi de brader des ressources financières qui devraient bénéficier aux caisses nationales. C’est en effet à cette date qu’a été signée, entre l’Etat béninois et Latfallah Layousse, Pdg de Nocibé, la fameuse Convention minière pour l’exploitation et la transformation industrielle de calcaire, d’argile et de latérite dans les Communes d’Adja-Ouèrè, Pobè et Kétou. Et au bas de ladite Convention, les fils et filles du Bénin qui ont osé sacrifier les intérêts de leur pays ont pour noms Pascal Iréné Koupaki, Barthélémy Dahoga Kassa, Soulé Mana Lawani, Grégoire Akofodji et Christine Ouinsavi. Tous étaient ministres au sein du gouvernement de Yayi Boni qui se trouve être le tout premier à interpeller dans ce scabreux dossier de Nocibé qui met à mal les intérêts du Bénin. Car, pour avoir osé apposer leurs signatures sur cette Convention, ils ont simplement privé les caisses nationales de la possibilité d’engranger des ressources financières devant aider à continuer l’œuvre de développement du pays de leurs aïeuls. Et qui sont en réalité ces ministres de la République signataires de l’inique et cynique Convention minière de Nocibé ? 

 

Yayi Boni

Chef de l’Etat, il est le tout premier à sauvegarder les intérêts du Bénin dont il gère les destinées depuis le 06 avril 2006. Mais, l’homme a préféré gérer le pays comme bon lui semble avec des dossiers scandaleux à répétition. Nous n’en dirons pas plus, car lui-même sait déjà ce qui l’attend dès le soir du 06 avril 2016, date de son départ du pouvoir. N’anticipons pas. Gardons notre patience et on verra…


Pascal Iréné Koupaki


Au moment des faits, le 20 mars 2009, Pascal Irénée Koupaki (PIK) agissant au nom de l’Etat du Bénin était le Ministre d’Etat chargé de la prospection, du développement et de l’évaluation de l’action publique. A l’époque, le commun des Béninois l’appelait super Ministre ! Cela a-t-il suffi à l’homme de penser tout se permettre jusqu’à mettre à mal les intérêts de la nation béninoise ? Mais avec du recul, on se rend bien compte que l’intéressé est un coutumier des faits pareils qui compromettent dangereusement les intérêts de l’Etat béninois.
Pour se rappeler aux bons souvenirs des Béninois, nous écrivions sur cet ancien ministre de la République, aux fins de définir le personnage, ce qui suit : « Il aurait pu être le Macky Sall de la République du Bénin. Mais, la boulimie du pouvoir l’a aveuglé au point où il a vendangé toutes ses chances de devenir le prochain Président des Béninois lors des présidentielles de mars 2016. C’est le moins qu’on puisse dire aujourd’hui de Pascal Irénée Koupaki qui s’est mis dans l’illusion, la dernière fois, (ndlr : c’était le 26 octobre 2013) en sortant un soi-disant livre bleu pour demander à ses compatriotes d’avoir « Une nouvelle conscience ».
Si en 2008, l’ancien Président sénégalais Abdoulaye Wade a donné la chance à son successeur Macky Sall d’être celui qui le remplace à la tête de la nation de la Téranga, Pascal Irénée Koupaki, lui en a eu tout le temps. Mais, il a tout simplement décidé, certainement en toute conscience, de ne pas saisir l’opportunité pour rentrer dans l’histoire. Tellement les plaisirs du pouvoir l’ont aveuglé qu’il n’a pas pu s’empêcher de rester à la table du prince. Le repas y est tellement copieux qu’il a préféré la bombance gouvernementale à son destin qui vient de basculer. L’homme n’a pas eu le courage de quitter la fazenda du « Baron d’Ararouna » alors que les sales dossiers qui ont terni l’image du pouvoir en place étaient surabondants pour l’amener à prendre congé de cette galère.
Quel Béninois ne connait pas ou ne se rappelle pas des nombreuses casseroles que traîne le pouvoir dit du changement puis de la refondation ? De l’affaire Cen-Sad à l’affaire PVI Nouvelle génération en passant par l’affaire ICC Services, l’affaire Machines agricoles, l’affaire Filière Coton arrachée de force à l’homme d’affaire Patrice Talon malgré la Convention dûment signée avec l’Etat, l’affaire Lépi réalisée au forceps pour une élection avec un K.O de triste mémoire…PIK avait eu assez d’occasions pour célébrer la franchise et l’honneur que lui prêtent ses compatriotes. Mais, à aucun moment, l’homme originaire du village de la Commune de Kpomassè n’a pu lever le petit doigt pour s’affranchir du joug du « Baron d’Ararouna ». Il s’y plaisait.

Puis, comme par enchantement, il a préféré donner raison à ceux qui pensent que le mot « démission » n’est pas du vocabulaire du Béninois. Mathieu Kérékou, notre respectable ancien Président de la République n’avait-il pas proclamé, haut et fort, ce mercredi 21 février 1990 à la Conférence nationale des forces vives ayant enfantés le pluralisme démocratique au Bénin, je cite : « Ne nous dites pas démissionne ! » ? PIK a été dans la même logique que lui, en préférant ne pas suivre les pas de son doyen Gédéon Dassoundo qui a eu le mérite de démissionner de son poste de Ministre en 1973, si mes souvenirs sont bons, parce que n’épousant pas les idéaux que les révolutionnaires de l’époque. »
Avec l’affaire du dossier Nocibé, on note avec regret, Pascal Iréné Koupaki est et reste le même homme qui ne crache pas dans la soupe. Il préfère toujours être à la table où l’on cuisine les mauvais dossiers qui nuisent aux intérêts du Bénin qu’il prétend vouloir diriger dès mars 2016. Les dossiers nauséeux qui jalonnent le Pouvoir Yayi Boni, PIK a son nom dans presque tous et, c’est l’homme qui après avoir compromis les finances publiques dans le dossier Nocibé qui aspire à gouverner à son tour le Bénin d’après Yayi Boni. Les Béninoises et Béninois sauront en son temps tirer le bon grain de l’ivraie. Quant aux autres signataires de la Convention Nocibé, il faudra absolument faire ressortir de leurs œuvres celles de l’actuel ministre de l’énergie et des mines de Yayi Boni.


Barthélémy Dahoga Kassa


Lui, on ne se tromperait pas à le désigner comme un saltimbanque. Ministre de la République, il a eu à proclamer, urbi et orbi, que si ses autres collègues étaient ministres des choses de la terre lui, il était le ministre du sous-sol béninois. Et à ce titre, il peut se permettre de danser le Tipenti de son Atacora natal et chanter les louanges de son maître Yayi Boni. Avec le dossier Nocibé, on comprend que si l’homme, entre temps devenu député, a été rappelé au gouvernement, c’est bien pour accomplir les bases besognes comme celle de l’affaire Nocibé dans laquelle, il est le principal ministre qui devrait bien négocier au profit des intérêts du Bénin. Mais, non, certainement sur instructions de son maître, il a opté pour la mise à mal des intérêts du Bénin dans une affaire où le pays perd d’énormes plumes. Barthélémy Dahoga Kassa, un ministre qui aime bien chanter les éloges de Yayi Boni devant caméras et micros pour se faire toujours bien voir par le maître qui aime être adulé. Après le sacrifice des intérêts sur l’autel de Nocibé, le Bénin s’apprête encore à ouvrir un autre chantier qui peut, si l’on y prend garde, déboucher sur un nouveau scandale. C’est la décision prise par le Conseil des ministres des 16 et 17 avril derniers, sans appel d’offres, de « signer des contrats avec deux entreprises (Aggreko & Mri) en vue de la fourniture temporaire de centrale thermique à gasoil respectivement pour 50 Mw et 30 Mw ». Si les Béninois ne maintiennent pas la garde, après le scabreux dossier de Centrale électrique de Maria-Gléta, c’est certainement le dossier de location de Centrale thermique Aggreko et Mri qui va défrayer la chronique dans les tout prochains jours. Si Barthélémy Dahoga Kassa est là, le scandale est tout assuré… Suivez nos regards.

Soulé Mana Lawani


Que dire de ce ministre par qui le scandale Cen-Sad est arrivé sous l’ère Yayi Boni. Il paraîtrait que c’est sur instructions de son chef à l’époque qu’il a fait signer les différents marchés publics de Cen-Sad par gré à gré. Conséquence : le Bénin continue de ressentir les contrecoups de ce scabreux dossier de Cen-Sad qui a défrayé la chronique en son temps. On se rappelle le mauvais souvenir de cet ouvrier qui a perdu la vie sous l’effondrement de l’auvent à la façade de la salle de Conférence internationale de Cotonou (Cic). 


Grégoire Akofodji


Ministre en quelques mois au département de l’industrie, il a eu l’outrecuidance d’apposer sa signature au bas de Convention qui nuit aux intérêts du Bénin. Rien d’étonnant pour ce monsieur qui a été pendant longtemps Directeur commercial d’une entreprise privée béninoise qui a fini par faire faillite. On croirait que GA aime bien conduire à l’abattoir les avantages qu’il aurait pu faire profiter à l’entité qu’il gère. Depuis qu’il a contribué à bousiller les intérêts du Bénin dans le dossier Nocibé, l’homme s’est refugié au parlement sous le titre de député pour être sous l’immunité parlementaire. Certainement que ses collègues qui devront interpeller le gouvernement sur ce scabreux dossier de Nocibé lui montrerons la voie royale pour lui dire d’aller s’expliquer devant la Haute Cour de justice.

Christine Ouinsavi

Une ministre à scandale paraît-il ! On se rappelle que presque par deux fois, pendant qu’elle était ministre cette dame est tombée enceinte et a donc accouché. C’est son droit d’être la mère d’un ministre collègue à elle dans le même gouvernement. Mais, on se demande si elle avait vraiment eu le temps de bien lire la Convention minière de Nocibé avant d’y apposer sa signature. Aujourd’hui, avec la révélation du scandale Nocibé, on comprend très bien qu’elle était occupée à faire autre chose que de s’intéresser avec minutie aux affaires publiques qu’elle avait la chance inouïe de gérer.
Mais avant que chacun de ces ministres ne répondent de leurs actes dans les tout prochains jours, les organisations de la Société civile qui luttent pour la bonne gouvernance se feront certainement entendre sur ce dossier Nocibé qui met en coupe réglée l’économie nationale. Les honorables députés à l’Assemblée nationale ne manqueront certainement pas aussi de jouer leur rôle constitutionnel. Il y va de l’intérêt de la République du Bénin qui doit primer sur toute autre considération.

 

Emerico  Adjovi

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