samedi, 3 décembre 2016 •

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FIL D'ACTUALITÉ

Budget générale l’Etat exercice 2017

170% d’augmentation des investissements publics évalués à 808 milliards de francs CFA




Le ministre d’Etat en charge du plan et du développement, s’est adressé hier à la presse parlementaire après avoir aidé son collègue Romuald Wadagni dans la réussite de sa mission de présentation des grandes options contenues dans le projet de budget gestion 2017 actuellement en étude au Parlement. Une occasion pour lui de lister les investissements publics au titre de l’année qui s’annonce et du montant total 808 milliards de francs CFA représentant une augmentation de 170% par rapport à l’exercice 2016.

Lire l’essentiel de l’intervention du ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané

« Je viens de finir la session de présentation du projet de PIP à l’Assemblée nationale et j’ai pu satisfaire avec plaisir à cette obligation républicaine. J’ai pu répondre aux questions de tous les députés, en tout cas de ceux qui étaient là. Et j’ai été heureux de constater comme hier, nous avons constaté une grande affluence à l’hémicycle. Ce sont des travaux de commission mais comme moi, vous avez pu constater qu’il y avait plus de 50 députés dans cette salle. Cela montre l’importance que les députés accordent à cet exercice. Et c’est à bon droit parce que c’est le principal pour ne pas dire le seul instrument de politique économique que nous avons. Je veux vous dire que le PIP que nous venons de présenter est un projet très ambitieux. Il traduit aussi la vision que nous avons arrêtée dans le Programme d’Actions du gouvernement il y a quelques jours, et il traduit aussi les réformes à entreprendre pour que ce budget soit exécuté. Le projet de PIP, c’est plus de 808 milliards, ce sont des instruments structurants. Nous voulons la transformation de notre économie. Nous voulons que cette économie puisse donner du travail surtout aux plus jeunes. Et c’est pour cela qu’avec ces montants qui cumulés, sont plus élevés que les projets d’investissements qu’il y a eu pendant les deux années précédentes, nous sommes capables d’investir dans les infrastructures mais aussi d’investir pour la transformation de l’économie en même temps que nous investissons pour soulager nos compatriotes les plus démunis. Ce budget qui est de plus de 808 milliards est financé pour près de trois quarts par des ressources internes et près d’un quart par des partenaires. Je l’ai dit, il traduit la volonté de notre gouvernement de transformer notre pays, d’investir dans les infrastructures, le port qui va être modernisé ; le nouvel aéroport qui va être construit et les routes qui vont être pour certaines retracées et pour d’autres réparées. Nous allons investir aussi dans des secteurs clés de transformation qui sont l’agriculture, le tourisme, l’économie numérique mais aussi l’économie du savoir. L’agriculture, c’est important de le souligner, c’est le secteur qui emploie le plus grand nombre de nos compatriotes. Nous allons investir plus de 10% de notre budget d’investissement total dans l’agriculture. Nous allons ainsi dans la direction que les pères fondateurs de l’Union africaine avaient tracée en disant qu’il faut au moins 10% du budget dans l’agriculture. Notre projet d’investissement, c’est aussi les investissements dans les secteurs sociaux. Nous avons souvent entendu ces derniers jours des critiques sur le fait que notre gouvernement ne serait pas sociable. Nous allons investir dans les secteurs sociaux près de trois fois ce qui était investi les années passées. Continuer les projets qui étaient là mais aussi et surtout investir dans de nouveaux projets. Un exemple, c’est ce que nous appelons « Lache » qui est un projet social pour permettre à tout le monde d’avoir une couverture médicale. C’est un projet social qui permet pour les artisans d’avoir demain une retraite, qui permet de vulgariser un peu les micro crédits pour permettre pour que ce ne soit pas seulement les micro crédits pour les plus pauvres. Mais les micro crédits aux artisans, les micro crédits aux agriculteurs. Nous avons l’une des politiques sociales les plus agressives. Ce qui est plus social, c’est du donner du travail aux jeunes. Et les projets que nous avons notamment, dans le programme d’actions du gouvernement et au départ dans ce budget 2017 vont nous permettre de commencer par créer des emplois qui à l’horizon de 2021 vont être évalués à plus de 500.000 nouveaux emplois. Mais dès 2017, vous allez commencer par avoir des résultats dans ce domaine. Les années passées, notre pays a connu une croissance qu’on a dit, non inclusive parce que nous avions une croissance économique alors même que le nombre de pauvres augmentait dans notre pays. Nous voulons mettre fin à cela. Nous allons développer des programmes qui créent la croissance économique. Sur la durée du quinquennat, le taux de croissance sera d’au moins 7% et en même temps, nous allons réduire le nombre de pauvres et donner du travail aux plus jeunes, créer au moins 500.000 emplois. Voilà les objectifs que ce PIP poursuit. J’ai été vraiment heureux des échanges que nous avons eus avec les députés. Notre PIP dans son ensemble suppose la continuation d’un certain nombre de projets et programmes qui étaient là et que nous allons analyser. Pour l’instant, ces fonds le Fnpeg, le Fnm dont vous avez parlé continuent leurs activités. Cela n’empêche pas de développer des programmes nouveaux notamment « Lache » dont je vous ai parlé.
Pour les fonds de roulement pour les commissariats et gendarmeries. Vous savez, pour les commissariats, c’est la sécurité et vous verrez que dans le budget aussi bien le budget de fonctionnement que d’investissement, les ressources pour la sécurité ont été augmentées parce que nous sommes très sensibles. Vous ne pouvez pas par exemple, développer le tourisme si la sécurité n’est pas assurée, si les gens ont peur de venir dans votre pays, si les gens ont peur de circuler dans le pays. Nous avons commencé déjà. Vous savez que les gendarmeries et les commissariats ont été depuis quelques temps, dotés de moyens de circulation et de moyens additionnels pour pouvoir circuler dans tout le pays et éliminer les braquages. Pour l’ensemble du budget il y a une préoccupation qui a été formulée par les députés et qui a été aussi au cœur des travaux que nous avons faits avec le président de la république lors de l’examen du budget mais surtout lors de l’examen du programmes d’Actions du Gouvernement qui est de dire si nous voulons résoudre ces problèmes que nos compatriotes nous présentent et qui justifient l’augmentation du budget, (je rappelle nous avons un budget qui a été augmenté de près de 170% et qui fait que les PIP cumulés de 2015 et 2016) si nous avons les réaliser alors même que nous avons des difficultés à réaliser les PIP de 2015 et de 2016, il faut résoudre les problèmes qui sont derrières. Et ces problèmes, ce sont des problèmes de textes, nous allons revisiter les textes. Mais ce sont aussi les problèmes de suivi. Nous avons mis en place les comités de suivi dont d’ailleurs, le principal qui est dirigé et supervisé par le président de la république lui-même, est le comité de suivi des projets phares. Et nous avons à côté de cela, défini certain nombre de mesures qui sont comprises dans un parquet de réformes qui permet donc de fluidifier l’exécution des projets, le suivi des projets et leur contrôle aussi. C’est ce que nous allons faire et c’est nous donne le confort de dire que nous allons lever les ressources pour réaliser les projets dans le temps et dans le budget. Je vous rassure que les 808 milliards vont être non seulement levés mais aussi dépensés à bon escient et à bonne date. »

Propos transcrits par N.A

Direction générale de la programmation et du suivi

1) Le Projet de Pip Gestion 2017 comporte 291 projets et programmes contre 299 en 2016. Il se décompose en 198 anciens et 93 nouveaux projets ;
2) Le Projet de Pip Triennal 2017-2019 comporte 295 projets dont 95 nouveaux ;
3) Le coût total du Pip Gestion 2017 est de 808,32 milliards de Fcfa contre 280,91 milliards de Fcfa en 2016 selon la loi 2016-14 du 20 juillet portant loi de finances rectificative pour la gestion 2016, soit une hausse de 187,8% ;
4) La répartition par secteur montre que 57,3% des ressources sont consacrées aux secteurs productifs avec en tête les infrastructures (19,9%), eau et électricité (15,5%), rural (10,6%). Les secteurs sociaux représentants 32,9% et sont tirés par environnement (10,5%), éducation (7,8%) et santé (3,0%). Comme projets sociaux, on peut citer entre autres : (i) le programme de protection des couches vulnérables (2,7 milliards), (ii) le programme d’autonomisation économiques des femmes et de promotion du genre (1,7 milliards). L’administration représente 9,8%.
5) Le PIP est financé à hauteur de 71,2% par les ressources internes et 28,8% par les PTF. Sur les ressources extérieures, les prêts prédominent avec 74,41% des ressources mobilisées.
6) Ce programme d’investissement public traduit la volonté du Gouvernement de stimuler la croissance par de vastes projets structurants et de profondes réformes. En effet, le taux d’investissement public prévisionnel qui est de 7,5% en 2015, 6,3% en 2016 est passé 15,2% en 2017 ; ce qui traduit que les efforts du gouvernement en matière d’investissement ont été multipliés par plus de 2, comparés aux deux dernières années précédentes.
7) Le secteur agricole n’est pas resté en marge. Le budget du secteur agricole est passé de 33,64 milliards en 2016 à 85,56 milliards en 2017.
8) En dehors du PIP, plusieurs projets phares seront conduits par des Agences spécialisées pour renforcer les investissements à travers es financements privés, notamment le partenariat public-privé. Ces projets sont relatifs aux secteurs du tourisme, du cadre de vie, des infrastructures, de l’agriculture.
9) En liaison avec cet accroissement des dépenses d’investissement, les dépenses d’investissements des secteurs sociaux ont également suivi le même rythme. Le budget des secteurs sociaux est passé de 78,41 milliards en 2016 à 265,95 milliards en 2017.
10) La mise en œuvre des différents projets permettra de créer des conditions favorables à la compétitivité des entreprises qui, par des emplois générés, aideront à résorber le chômage des jeunes et à relancer la croissance économique. Selon nos estimations, la mise en œuvre du PAG permettra de créer 500.000 emplois au moins sur le quinquennat. La croissance économique atteindra 7% en moyenne sur la période.

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