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FIL D'ACTUALITÉ

Les cliniques privées non agréées dans le collimateur des acteurs de santé à Djougou




Une trentaine de cliniques privées non agréées ont été répertoriées dans la commune de Djougou, a confié mardi matin, à l’ABP, le président du comité de santé (COSA) de la zone sanitaire Djougou-Copargo-Ouaké, Sanda Tassouwèrè.

Selon les explications du président COSA, Sanda Tassouwèrè, c’est le fruit d’un travail de fond mené par le bureau de zone et les organes de cogestion de la zone sanitaire. Au-delà de la trentaine de centres privés illégaux, a-t-il souligné, des cliniques privées agréées existent mais n’emploient pas le personnel qualifié.

Le médecin-coordonnateur de la zone sanitaire Djougou-Copargo-Ouaké, Dr Olivier Virgil Hounkpè a reconnu l’existence de ces cliniques, qu’il a chiffré en son temps sans être exhaustif à une vingtaine. Il a aussi confirmé la non-conformité en agent qualifié de certains centres privés légaux.

A en croire, M. Sanda, le bureau de zone et les organes de cogestions de la zone sanitaire ne sont pas habilités à prendre des mesures, seul le ministère de la Santé et les élus locaux ont le pouvoir de décision de la fermeture ou non de ces centres.

La liste a été transmise, dira Sanda Tassouwèrè, au directeur départemental Atacora-Donga de la santé et sera présenté incessamment à l’exécutif communal lors de sa prochaine session, afin que des décisions fortes soient prises pour décourager les responsables de ces centres, a-t-il poursuivi.

« Ce qui est déplorable, ce sont des agents de santé qui créent ces centres de santé privés pirates et qui mettent non seulement des agents non qualifiés, mais aussi ne s’y rendent que par deux semaines pour faire le point des recettes », s’est désolé le Président du comité de Santé.

« Je crois qu’il faut rencontrer les promoteurs, discuter avec eux, leur donner un moratoire, les accompagner à régulariser leur situation et au pire des cas, les fermer », a laissé entendre le médecin-coordonnateur dans son interview du 25 Août passé.

Un point de vue que partage le président COSA, et qui préconise même l’exemple de Dogbo, où, à l’en croire, le maire sans attendre le ministère de la Santé et ce, au soutien des forces de l’ordre a pris ses responsabilités pour fermer ceux qui n’ont pas pu se conformer aux normes.

« L’opération sera étendue dans les deux autres communes de la zone sanitaire à savoir Copargo et Ouaké », a conclu Sanda Tassouwèrè.

ABP/IM/DKJ


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